Cinema Africa 24/25: A Conversation with Sana Na N’Hada, director of "Nome"
- Title
- Cinema Africa 24/25: A Conversation with Sana Na N’Hada, director of "Nome"
- Abstract
-
In his interview, director Sana Na N’Hada discusses his film Nome, presented at the Cinema Africa Festival 2024–2025 in Bayreuth.
The conversation, conducted by festival organiser Prof. Dr. Ute Fendler and doctoral researcher Marie Tsogo, explores the film’s engagement with Guinea-Bissau’s struggle for independence, as well as its focus on memory, disillusionment and the complexities of post-revolutionary experience. N’Hada also reflects on his use of archival material and the personal and historical dimensions that shape the film.
The interview was recorded as part of the 16th edition of the Cinema Africa Festival, curated by Prof. Dr. Ute Fendler and funded by the Africa Multiple Cluster of Excellence at the University of Bayreuth. - YouTube playlist
- Cinema Africa 2024/25
- Date
- March 29, 2026
- Language
- French
- Transcript
- ok bonjour et bonjour monsieur Sanananda j'espère que j'ai bien prononcé merci d'avoir accepté notre invitation euh vous êtes une des mémoires vivante du cinéma et de l'histoire de la Guinée Bissao et même de l'Afrique en général vous êtes un des pionniers du cinéma de la Guinée Bissao et nous sommes avec vous dans le cadre du cinéma Africa ba où vous nous avez présenté votre troè longmétrage nommé don nous allons parler du film mais d'abord nous allons commencer à parler de vous de votre parcours parce que vous nous avez présenté un film très intéressant qui allie à la fois la fiction la réalité avec des éléments autobiographiques c'est la raison pour laquelle ce serait peut-être bien que nous commencions par votre parcours euh vous rejoignez la Guera à l'âge de 13 ans est-ce que vous pouvez nous raconter euh cette séquence de votre vie qu'est-ce qui vous pousse à rejoindre la guerriia à ce jeune âge oui merci beaucoup et je je remercie l'université dans la person de avec plaisir c'est la deuxè fois que je suis invité ici c'est me honore beaucoup et donc je n'ai pas ma propre volonté je ne veux pas je n' pas décider deall régionre la gueria c'estàd que il avait un petit camp portugais de l'armée portugaise l'année coloniale portugaise en Guinée vissao en 1963 donc il y avait le guerrière de guerrière de mil CRAL qui faisait le travail de mobilisation de la population au V de de faire la guerriia et moi j'étais là j'étais j'avais 13 ans j'allais à l'école bon donc ça me concernait pas donc un un bon matin un bon bonne nuit de aût 1963 les militaires sont attaqués par les guerrier ils ont commencé à tirer partout et maman nous a pris à moi et M CIN autres frères nous sommes partis nous cacher de côté de Guerriero soit-disant pour une semaine 2 semaines on était en plein mois d'août on plein plein dans agriculture papa ne voulait pas rater ça il nous a pas accompagné il est resté maman nous a nous cacher de de côté les guerriè ce que devait prendre une semaine ça a pris 11 années donc je n'ai pas milité là j'étais dans le tbillon du conflit et comment vous avez vécu cette séquence de votre vie le temps que vous avez passé dans la guérure avec les les combattants de l'indépendance les premières 4 années 63 en 67 j'étais et j'avais en 64 Cabral avait dit que ceux qui savaient lire doivent apprendre ce qui ne savait pas comme j'avais pris j'avais appris à lire et à écrire chez le franciscain italien le prêtre franciscain italien je savais lire un peu près j'avais le 3è anère donc on m'a on m'a envoyaéit dans un petit village pour que j'apprenne des gà mon de mon âge et plus jeune que moi à lire et écrire c'était le 1er janvier 65 donc j'ai fait ça pendant l'année scolaire 65 à la au mois de septembre je reviens on m'envoyé à la base centrale du front nord là où était VIè le chef militaire c'était soisant pour que j'apprenne le soin à soigner le blessés de la guerre on nous c'était un stage que je devais fréquenter avec 35 personnes autres que j'ai trouvé là mais je faisais pas l'âge on ne voulait pas de moi mais je ne pe j'avais marché toute une journée je ne pouvais pas revenir tout seul de là où je suis parti par la force des choses on m'a gardé là et puès on a fait un stage de 6 mois comme on était apte à faire des picur à poser les plâtrre arrêter les hémorragies à soigner les blessés à connaître un peu les principal médicaments les antibiotiques les analgési les antiptiques et tout ça des choses qu' appren ONM il en avait pas beaucoup j'avais appris à faire ça et puis celui qui nous a appris faire ça c'est un infirmier formé par par le Portugais il est mort en pleine guerre après avoir formé a été tué par un avion la même année c'était en février 66 au mois d'avril mai avril est venu avec tris médecin orthopédiste chirurgien clinicien qui nous a amené j'ai continué à prendre avec les TR médecins cubain jusqu'en 67 on m'a sorti de de maqu pour aller étudé la la médecine en l'Union soviétique j'ai fait le voyage de Mar jusqu'au Sénégal et puis en voiture jusqu'à conacri quand j'arrive j'ai trouvé que le groupe des gens que je devais intégrer était parti une semaine avant donc on est on est nous sommes partis 6 personnes et CRAL nous a dit les quatre autres vont faire l'agriculture et moi et Jos BL il est mort maintenant on allait faire quelque chose qu'il ne savait pas encore quoi le lendemain ça il nous a dit ça 4h du matin comme ça j'était cour le sommeil bon on est revenu le matin il a répété la chose il a dit que on allait faire la le cinéma Jos l et moi moi j'ai dit je sais pas quoi je ne voulais pas changer d'abord je ne sais pas qu'est-ce c'est le cinéma il a expliqué il a rigolé mais il a expliqué patientment mais il m'a pas com moi j'ai mordis vraiment la médecine on est resté là quelques mois il a répéter à la veille de notre départ pour Cuba il nous a dit qu'il y avait quelqu quelqu'un à la à l'école pilote fondé par le PGC le parti de Cabral avec qui nous allions partir qui va faire le cinéma JEV vraiment je découvre le cinéma à Cuba c'était un film sur les gens qui étaient en train d'être alphabétisés et qui se regarder en train d'apprendre on on les a filmé on a ramené on a fait le film avec et on les a mis en train de se voir dans les images ça cé faisait drôle pour eu pour moi aussi ok donc si j'ai bien compris c'est le leader de la lutte pour l'indépendance am Milka Cabral qui dessine votre destin de cineéas parce que c'est lui qui vous envoie à à Cuba pour vous former avec d'autres camarades comme cinéastes et comment s'est passé cette expérience cubaine abral il a la l a commencé en 63 la l armée h une année après il fait un congrès il a décidé de de créer les bases de la futur État qu'on ait créer avec l'indépendance il a constitué la santé l'éducation la justice il a décidé de créer ça dans un congrès une année après le commencement de la guerre donc pour pour avoir des des techniciens pour gérer cet état il faisait il avait une politique de formation des cadres dans nous avons été le premier à être formé dans le cinéma mon copain Jos il avait vu des films pas moi je n'ai jamais vu mouvement et comment ça s'est passé à Cuba bon on a voyagé un bateau dans un bateau commercial dans la sout vidé à Cuba on débarque je suis un villageois je suis présent il y avait dans mon village il y avait dans le commerce il avait la lumière électrique ailleurs tout c'était donc j'arrive à Cuba je je pour la première fois j'ai vu dans un dans un village dans un ville une ville avec des des rues des rues avec des noms et des numéros et puis je vais j' vais apprendre la l'espagnol à l'école il y a une école école où les étrangers des des des laoiens des Indonésiens des Tanzaniens des des Angolais des Marocains des Bulgares les Chinois et les Coréens et tout ça étaient là des gens de ces pays-là on apprend tous l'espagnol etprès on on va au lycée je n'avais pas encore fini la l'école primaire je le finisse ça à pas de course comme j'ai j'ai fait le lycée au lieu de cette année je dois le faire en 4 années 3 année et demi après on doit faire il y avait pas d'école de cinéma à Cuba on va aller l'Institut de cinéma h où on on prend la chose d'abord la photo hmm la la la la pellicule l'émulsion le support les sels de plat de argent on n d'abord on nous fait on nous fait mesurer de ces choses là on le met met tous on les mélange tout le processus tout h on fait les photo la chambre la chambre obscure h les les les éléments le le viseur la caméra le viseur les camér réflexe et les caméras comment dire euh comment dire télémétique hm hm vous voz deux images vous réglez quelque chose lesim se superpose ça c'est la caméa rle comment dire réflexe non c'est réflexe vous voyez l'image direct hm hm télémétrique vous avez vous avez deux images vous doz les faire rejoindre d'cord on on a prend avec les caméras allemande 35 mm de magnétoscope ur ur ça s'appelle uh r ur des allemand h 35 mm et puis onvec des caméras 16 mm américaines B Howel h les caméras Suisse Blex tout ça était là la pellicule Kodac américaine alors que s embar embargo on a pris ça on prend les choses après les concept après on il nous disent comment comment ça s'appelle dans une école normale de cinéma on commence par la pratique toute la scène de production photo photo pellicule et que la tourné la vitesse la la sensibilité sensométrie les hasar les les comment comment allemand C allemand Gosen avec le photomère allemand h posomètre tout ça à l'ancienne aussi fabrication toutes les processus de fabrication de pellicules le concept de cinéma Le comment un movement raconter une une histoire en trois photos ok tout ça on a pris ça dans la pratique aprs on donnit le nom à l'écoe normal le concept on écrit on apprend d'abord le la chose après le nom bon et c'est après ça que vous êtes revenu en Guinée Bissao en 72 le 7 exactement le 7 janvier 72 on revient à conakri le 8 janvier Milka Cabral nous emène dans la cantine des anciens des combattants qui viennent qu'il sont des passages à conacri là où ils mangent h al il nous emené là-bas le matin assez tôt il y avaitel quelques centaines de personnes peut-être 600 700 al il lesous a présenté on était déjà qure on est parti à 3 on est revenu à 4 parce que Flora nous a rejoint à CBA hmm on était joseéphine Kat josephame kbumba Flora et moi nous étions quatre en 72 il nous a présenté au militant qui étit à conakri comme quoi dans la la formation de cadres de parti voilà quatre jeunes qui reviennent qui vont raconter l'histoire de la lutte ils vont filmer le processus de la lutte pour l'indépendance c'est-à-dire la vie l'enseignement le combat la politique dans les zones qu'on disait les zones liées hm hm on va les filmer les guerres c'est que était Bram et puis est bon h mais vous avez donc vous avez passé combien d'années au Cuba nous avons passé 5 années beaucoup quand même mais tout le temps à Havana oui h on n'a pas bougé beaucoup oui en fait j'ai connu que après moi je con la ville de la ville d'avana HM j'ai passé toute ma jeunesse là-bas h h je suis revenu en Guinée Bissao je j'ai connu le reste de Cuba seulement après l'indépendance h donc je suis parti de Maki pour Cuba je suis revenu au makqui h ok donc nomé que vous avez présenté dans le cadre du festival est votre 3è long métrage h et c'est un film qui alterne à la fois la fiction les images d'archives la réalité et comme je l'ai dit tout à l'heure des éléments autobiographique je voudrais qu'on s'arrête un peu sur les archives qui apparaissent dans le film qui d'où viennent ces archives qui les a faites bon nous avons euh nous avons la guerre a duré 11 années nous avons j'ai fait les premiersres quatre années au makqui je suis parti à Cuba fait les études je suis revenu de Cuba en 72 entre 60 67 et 72 hm hm 4 années demi 5 anné je ne sais pas quelque chose comme ça j'ai recommencé nous avons commencé à filmer l'équipe qui est parti à prendre le cinéma a commencé à travailler en septembre h donc ce ce jour-là le PGC faisait euh 9 années de guerre euh et il y avait une exposition pour montrer à la presse à la communauté internationale l' tat d'avancement de de de la guerre en Guin ça dirigé par le milkaakabra donc c'est a milkaakabra qui inugure une exposition sur la SA gueril en Guinée Biss la gueril dirigée par le P parti africain pour l'indépendance de la Guinée Bisso et de Cap Vert donc n on nous a fait venir de Dakar où nous étions en stage en septembre le 12 septembre donc j'ai été j'ai dû filmer ces jours-là c'est moi qui ai pris la Camara pour les quatre et Flor a pris le magnétophone donc on a fait ce reportage là FL Flora et moi moi la caméra lui luoui au son c'est la première fois qu'on filme am Cabral c'est la dernière fois mais on savait pas donc on a filmé ça moi j'étais très content par j'ai dit je suis le premier je ne fatigue pas de répéter ça il était il foureux command je lu dis ça bon c'est des blagu donc nous avons filmé ça la 1 le 1er septembre au mois de juillet prochain on est on est j'ai fait un deuxème reportage au festival panafricain de des jeunes en Tunisie et puis je je je vais à Berlin en Allemagne euh au mois de entre fin juillet 1er août 12 août il y avait un festival de jeunesse mondial jeunesse à à Berlin Ouest est l'Allemagne était le monde était divisé en de on ne pouvait pas venir à Berlin Ouest céta à Berlin Est cétait la première fois que je venais en Europe c'était à Berlin est on est resté là-bas Alexandre PL je sais pas quoi on dans campagneug le festival on est resté une semaine 12 jours je crois et puis on est rentré encore bon entretemps au mois de au mois de décembre 72c Cabral était était à Dakar nous étions dans un stage à la télévision sénégalaise qui ne marchait pas encore et ne fonctionnait pas encore l'quipement était là on était censé faire une un stage au service des actualités sénégalaise il y avait ça ne marchait pas on était là mil nous a trouvé il nous a dit que le pays le parti était en train de préparer les élections pour pour proclamer l'état de la Guiné qui n'existait pas là il y avait des élections dans des zones contrôlées par le parti paramcar le 12 le 22 mois du mois de décembre 22 décembre 72 am Cabral nous a dit d'aller dans le Maqui pour tourner tout ce qu'il y avait comme vie dans la dans la la Naria l'éducation la santé la vie de citoyens commment pour prendre des éléments pendant les 3 mois un mois au front nord un mois au front sud un mois au front est bon on devait rester là-bas pendant 3 3 mois il y avait il a donné rendez-vous il nous a donné rendez-vous à conacr au mois de mars il préparit la proclamation de l'état la guinéissa on doit filmer tous c là pour lu ramener ça présenter à la communauté internationale l'état développement de la lutte en train de naître c'était le 22 décemb qu' nous a dit ça 28 jours après on le tu nous étions dans le en train de filmer au front nord nous avons traversé la Guinée Bisso 15 jours à pied par bateau à pied on a traversé Sénégal à la Guinée conacré on a fait tout ça en 15 jours nous voulons assister au fr parceiv forcément symposium quelque chose pour en parler on filmer ça on avait commencé à filmer ce qu'il nous avait demandé les élections la la justice l'éducation la santé bon nous avons raté ça c'est ça femme qui nous a les circonstances dans laquelle il il était abattu nous avons vu la voiture sa voiture était là nous avons t les les les les les traces de balles qui avait traversé la portière et son sang était déjà sec quoi qu est nous avons vu ça expliqué par sa femme qui était avec lui dans la même voiture bon ça a ét un peu dur c'est très douloureux pour nous tous euh je voudrais qu'on revienne peut-être sur sur le film et aussi sur peut-être le vous avez parlé de du film un soir les images oui donc avant que nous ayons film trer le cinéma à Cuba j'ai vu le le premier cinéma c'est qui a filmé le GR Guin Bisso c'était en français qui s'appelle Mario Mario Maré h Maré avec de et h Mario Maré il avait fait une année avant comme je me suis fait dire ça il était au front sud avant une année avant il est passé en janvier 66 au front nord quand nous nous étions en train de finir notre notre stage de de d'infirmiè alors il a filmé il a fait des photos qui viennent dans un livre de François Maspero livre de hm hm oui c'est ce livre là existe la photo est là donc euh le français Mario Maré était été rejoint par un grpe un groupe de signal italiens eu père Pierre Nelli qui avait son équipe aussi il avit il a fait le la même chose ils ont fait le même parcours en se croisant à Mores donc Mar Mar qui sort les les Italiens qui entrent il en a résulté un film dont j'ai utilisé les images maintenant le film de Marie Maré s'appelle non sa Terre notre Terre hm hm le film italien ça s'appelle la vanta ngro lève-toi noir ce film de ponel il a eu le prix de venèse le documentaire 66 je vous ces imagesl c'est pourquoi je vous dis j'ai mes images à moi dans mon film é toile mais vous vous ne verrez pas ça donc ils ont ils ont filmé avant que nous commenciions à filmer nous c'est Mar Marie Maré P Nelli José ma cubain eu John John Shepard un anglais eu un soviétique qui est venu avec colèg aliste de de Prav tout ça ils ont filmé avant nous il y avait même un Japonais qui a fait des photos en Guinée B dans notre gueria en Angola et au Mozambique nous nous avons commencé à filmer les dernières années de des 11 années que la guerre a a duré donc nous avons filmé entre à partir de 72 12 12 septembre jusqu'à la fin et comment est-ce que vous avez géré entre les les images d'archives que vous avez tilisé et les images de fiction surtout d'abord au niveau de l'écriture comment c'est fait le le procédé d'écriture nous avons filmé entre 72 et 76 aprs l'indépendance n nous pouvons pas voir le matériel les guerriers nous pouvons pas ceux qu'on a filmé il y en a qui sont sont mort sans sans avoir vu le film donc après l'indépendance le le parti la Guinée a demandé à la Suède de développer les images que nous nous avons filmé depuis 72 76 sans les voir à ce moment là on a nos images à nous donc on ne pouvait pas vraiment faire des films complets par nous étions que des reporterurs nous suivons la chose c que les gu ça se déroué dans notre sur notre moi au front nord et l'est Flora au front sud mais on a ni nous ni les guerur qu' filmé n'ont pas vu le film jusqu'en 76 76 je fais le premier euh documentaire qui s'appelle regresse de Cabral le retour d'améri Cabral c'était la transladation de son corps c'est c'est reste mortel de conakri à Bissao c'était un reportage que j'ai j'ai montré ça comme un film ça existement les autres ces images sont là et et puis il y a 2000 quelque chose comme 2000 15 il y avait une ture politique il y avait beaucoup de partis politiques un de ministrre nouveau ministre de notre parti que le autre parti que le nôutre a décidé que nous voulons voire le cinéma il a tout il a pris nos images les acheté pour récupérer la salle pour faire une agence de presse comme ça tout ce qu'on a travaillé on on a vu ça en train d'être jeté ils ont mis ça à l'interpis ça a pris de beaucoup de poussière ça a pris beaucoup de lui on a Pasu 4 60 % de ce qu'on a tourné ce qui on resté a été pour sauver et digitalisé et c'est reste c'est les archives que nous avions c'est la première fois que je dois je peux utiliser ça quand j'ai gagné un prix à Lisbon pour faire le film j'ai un concours à Lisbonne pour faire un film sur cette période là j'ai compté sur les images qu'on qu'on avait ça fait longtemps ils sont tous ménlagés je ne sais pas si dans quel état ils sont ils ont été pas réparés mais digitalisé complètement en Allemagne et j'avais ça en vrac B je laiss faire le script je laissais une place pour les d'archive mais je ne savais pas exactement ce que je j'allais trouver donc j'avais laissé à chaque fois dans chaque capitre j'ai laissé une une place pour les archives donc quand je suis allé monter ça avec Sar en Bretagne c'était en plein en plein covid à la fin de covid j'ai tourné pendant le covid à Bissao à l'intérieur du pays heureusement l'équipe a tenu jusqu'à la dernière semaine l'équipe a été rattrapée par le covid les G du son l'opérateur Camar tous éta là al je me suis dit si quelqu'un i c'est là où il faut qu'il m'aide à fin le fil on on a terminé le jour ici alors alor h c'est fini je croyais pas M cétait vra donc je devis faire la l'assistant de la monteuse de chercher des choses à mettre en place j'avais un un script fait avec et en portugais il va pas me portugais je comm oubl Virgile on a fait ça pour faire pour le faire le concours à lball le jour demandé des choses précises donc je j'ai dû me faire aider par euh c'est lui tout comme moi qui l' aidé fa donc j'ai fait ce que le jouris demandé et mais on a laissé des places pendant tout le film des places pour pour les archives bon donc en fait c'est c'est une vraie de un vrai travail de de mémoire que vous dans l'écriture vous avez toujours eu déjà les images en en tête euh que vous allez après rechercher donc comme si on voulait se souvenir de quelque chose mais là c'était vraiment concrètement aller chercher les images dans les archives pour compléter maintenant le le script oui h oui parce que on sera comme j'ai dit dans dans la circonstance on est en pleine guerre on sait qu'on est là ou qu'est-ce qu'on va faire h je mets ici la bobine ici dans mon la bobine que j'ai exposé h il y a un moment où je peux pas je ne peux pas transporter tout ça h je me fais aider ou alors quand j'ai ça je ne peux pas bouger beaucoup h quand c'est que j'ai exposé je le mets ici hm hm unc uncné avec avec stylo ici hm hm la posé mettre ici la la la la de l'eau hm hm ici derrière ok bon la la la la pellicule non exposée il ici bon la caméra photo peut-être quelque part ça va on fait on fait ça qu'on peut quand on peut on note puis chaque 2 ou 3 mois j'ai fini la le stock des pellicules que j'ai je vais je sors de la Guinée de maqu ça me prend une semaine pour aller charger les batteries au Sénégal et revenir ou alors je fais 2 semaines pour aller jusqu'à Sénégal à pied et puis je vais à concr en voiture hm hm ça me prend un mois oui aller revenir à chaque fois que je n'ai plus de batterie je sors de gu pour aller les charger au Sénégal ou alors je reste dans la dans les bases dans les zones de guerre qui sont près de la frontière qui prennent un ou de jours h sans avoir traverser il y a des cours d'eau c'est comme ça je bouge toujours j'ai le front est n large très long pour pour faire ça à pied bon dans dans dans d'Allemagne ça na rien mais pour faire ça à pied ça vous prend de semaines oui et pu vous ne pouvez pas avancer tous les jours certainement pas oui donc ça prend du temps h et puis une fois qu'on est sorti de de de d'algaria il faut amener la pellicule exposée à conakri c'est le PGC l'équipe de de Cabral qui va se charger de trouver quelqu'un pour faire développer ça h ce qui fait que nous avons jusqu'à aujourd'hui des images à en en Union soviétique en Russie hm hm en Algérie qu'on n'a pas pu réérer récupérer ok on essaie encore de les récupérer pour le film qu'on on est en train de monter rien n'est garanti ok on n'a pas encore de financement pour ça il faudrait trouver ces gages là c'est la seule occasion de les utiliser OK dans ce film mais c'est-à-dire on sait pas où ils sont ou on il pourrait avoir les fonds avant avant ils étaient dans le service des armées oui maintenant ils nous ont dit que ils sont dans à la cinématèque algérienne ou à la télévision h nous avons quelqu'un qui vael qu'on a chargé le chercher pour nous h mais il faut trouver un finissement pour ça ok donc on voudrait pouvoir récupérer ça pour les mettre dans le film sur 1 car qu'on fait h l'année dernière c'était son 100 ans de naissance bon du travail beaucoup euh je voudrais revenir dans le film oui j'ai remarqué qu'il il mobilise beaucoup de référents culturels h euh on a par exemple le film commence par un rituel ouais euh de pour le voyage des défuns h et ensuite on a des des modes d'expression tels que le bobolon on a aussi des jeunes qui qui s'expriment avec des des des des des des signes des des bruits ah ou oui donc euh tout ça ça ça m'a fait comprendre que la la culture de du du du de la communauté que vous représentez est riche et je voudrais savoir quelle est la place de de de cette culture là pour vous et pour la communauté bon de le le le le film commence par la mort d'un d'un d'un constructeur d'un instrument de communication qu'on appelle le bombelon hm hm cet instrument nous sert pour pour le télégraphe hm hm ça ça ça se joue comme ça je sais que le côté Afrique centrale il en avait aussi mais nous on on utilise ça pour communiquer c'estd au lieu deenvoyer à quelqu'un qui va courir il y a a il y a toujours des bonbelons comme ça partout quand vous avez un deuil par exemple vous devez communiquer une réunion urgente vous faites vous faites ça quelqu'un entend il répète comme ça on communique oui d'abord la première fonction c'est de ça mais on tilisse un groupe de trois bonblons pour faire la le pour faire le deuil quand il est un mort on fait le deuil là c'est le c'est le signe que que pas tout le monde comprend là c'est c'est des c'est c'est un code alors on parle c'est ce que le jeune a commencé pour faire mais normalement ce sont de très trop bon Molons il a trois personnes qui joue avec des niveaux de sons différents pour faire le rituel pour accpagner l'âme de mort c'est cette rituel est indispensable chez les che les animistes c'est laque anienne c'était comme ça avant que les religions occidentales arrivent c'était l'animisme avant avant que les les catholiques les chrétiens et les musulmans arrivent c'était ça dans mon pays mais mon pays on est très mélangé de 30 35 cultures différentes mais tout le monde se comprenait par ça chacun dans sa langue C cet instrument était transversal mais maintenant c'est une chose qui disparaît je le mets là symboliquement pour faire le portrait du village le garçon il hérite le la le métier de son papa ce métier déjà il doit y avoir deux ou trois personnes qui font ça dans dans le pays c'est c'est fini donc j'ai voulu mettre ça symboliquement pour faire le portrait du village où l'histoire commence mais les les les souffrement comme ça quand j'étais petit je faisais ça aussi non c'est les jeunes enfants de jeunes jeunes les jeunes malâ H qui vont faire vont prendre la des bœufs pour le faire pître il s'occupe de bœf les jeune mal les jeunes filles s'occupent d'autres choses moi pour communiquer pour jouer on faisait ça quand j'étais enfant je saais le faire maintenant j'ai j'ai oublié mais je j'ai voulu faire ça pour garder ça par la mémoire c'était de la façon de communiquer le garçon qui construit le bonbelon il ne peut pas être vu personne ne doit approcher là où il fabrique son instrument seulement quand il finit il va les gens vont venir aider à transporter ça c'était un métier très gardé c'est comme son père son père était le dernier au village à pouvoir le faire il doit faire ça il doit trouver le bon arbre le couper faire ça tout seul pendant tout le temp que ça d ça doit quelque chose comme 3 mois 4 mois et le petit garçon était assisté par peut-être pas assisté mais il était regardé par un esprit ouais à au visage blanc qui était omniprésent pas seulement avec le petit garçon mais partout même à en ville à à Bissao const il a il a construit le bombelon le garçon il a conru le bombelon pour rendre le dernier hommage à son papa qu'on vient d'intérêt c'estàdire son arme était là l'arme de mort était là il fallait le faire le le le fait au bombblon pour qu'il puisse partir reposer quelque part alors tant que ce ce n'est pas fait il reste dans dans la nature lui il peut nous voir nous entendre mais nous on ne peut pas le voir mais on est obligé de faire des choses à de telle façon à ne pas le faire fâcher alors quand le garçon va jouer au bonblon quand ça va finir pour son papa il y a la guerre guerre qui commence il y a beaucoup de hâes qui vont mourir qui vont rester là maintenant qu'il y a la guerre il y a il y a plus de possibilité de jouer quoi que ce soit un bonblon cet arm là il est resté comme ça jusqu'àaujourd'hui est-ce que vous faites le le lien dans cet es une une âme en peine c'estàdire c'est c'est le devoir de Guinéens pas de jou bonblon mais de faire des choses de telle façon que les â en P soit consolé consolation comment dire il ce soit en paix parce que s'il se fâche nous on va se fâcher aussi c'est symboliquement le pays n'est pas en paix h parce que il y a il y a le l'esprit qui est là c'est ça comme ça que le guinéens doit le comprendre CEsprit là il nous regarde il juge ce que nous faisons il nous voit il de voir tous les tous les manigage qu'on fait en quel sor je représente aussi le passé la mémoire ou la conscience oui justement et il rappelle ça à la communauté pour que ouis voilà il faudrait se rappeler de des rites des coutumes pour que toute la société puisse être en paix et cette société n'est pas du tout en paix non Mo j'appelle ça une pai paix armée paix armée ouais et on voit aussi dans le film une transformation des des personnages que ce soit so le personnage principal nommé ou ses compagnons qui au départ étaiit vraiment très engagés à sauver le peuple du colon portugais ils étaient engagés dans la lutte mais une fois l'indépendance acquise ils deviennent plutôt les oppresseurs du peuple de ce même peuple là qu'est-ce que cette transformation reflète peut-être dans dans l'histoire même de la c'est le c'est la c'est la comment dire le le centre de ma ma préoccupation parce que malheureusement j'ai j'étais là alors que on m'avait pris à la à ma maman ma maman d me lâcher pour qu'on m'envoie à Conakry dans dans une école pilote a fondé à conakri et mon copain Flor a a été là-bas on m'a pris à ma maman j'ai laissé ma famille pour c'est pourquoi je suis parmi les guerriurs alors je n'étais pas combattant j'attendais le moment de partir à conacri pour aller à cette école là école je crois la pilote l'école d're voulait former l'homme nouveau comme on disait al je n'ai jamais mis les pieds là-bas jamais jusqu'à la fin de la guerre mais à chaque fois j'attendais parmi les guerriéros j'étais là mais je ne pouvais pas combattre j'étais complètement inutile donc j'ai vu pas mal de choses moi quand j'ai je suis allé enseigner dans un village il y avait pas d'homme armé là-bas mais à chaque fois que vous faites faisait la cuisine la la fumée sortait les pilotes voit ça il bombarde donc j'ai vécu ça entre 13 ans et 17 ans 16 16 ans j'ai vécu ça comme ça la première année la la guerre était très dur pour moi pas pour moi pour tous ceux qui étaient là mais j'avais pas ma maman à côté j'avais papa j'avais pas de papa j'étais parmi les gens qui allaient combattre tous les jours qui revenent le combat tous les jours mort ou blessé Mor j'étais au milieu je ne pouvais rien faire donc j'ai vu tout ça et puis pire encore quand j'ai travaillé dans un hôpital où on mourrait tous les jours tous les gens qui vont combattre tous les gens tous les blessés qui viennent reviennent vivant ils viennent à l'hôpital j'étais avec les Cubains et tout le le premier guinéens qui qui av pris à faire les soins et faire le picur et tout cétait comme ça donc j'ai vu tout ça et puis quand je suis revenu du CBAT maintenant j'ai une autre vision de la Guer on ensemble j'avais une responsabilité de savoir les batailles que je pouvais les filmer ou non il y a toujours quelqu'un qui me previent dans le front nord et le front est la bataille va avoir ici une ambouscade une attaque ici ce n sais pas j'avais on me prévenait je me rendais pour ça j'ai vu donc donc j'étais au centre toute la mort toutes les Guer tout t le conflit qu'il y a là puis la guerre est finie ces gens-là on était en attente pendant 4 5 années 5e année on a commencé à distrier les grades militaires Cabral disait qu' nous sommes des militants armés pas des militaires le jour où on est devenu militaire où il y en a qui sont devenus militaires pas tout le monde alors moi moi j'avais vécu tout ça j'ai vécu heureusement je n'ai jamais pris un arme pour tuer quelqu'un pour être tué aussi mais j'ai j'ai vu j'ai j'ai vécu tout ça apprendre les gens à lire à essayer de les soigner et àer filmer mais quand je vois ça et je vois ce qu'on fait de ce qu'on a ditindépendance moi je suis outré c'est pour ça je suis encore là en train de essayer de faire ce que j'avais pu comprendre du message de 1 je crois que j'ai compris quelque chose bon j'ai une mémoire j'ai dû apprendre à mémoriser des choses par écrit j'ai des petits carnets sont là c'estz moi encore je voulais servir de ça j'ai pu j'ai gardé beaucoup de films fait par moi par Flor par d'autres gens sur le front et tout il y avais des Suédois comm et tout je voulais utiliser ça pour aider à comprendre d'où on vient comme on dit on dit chez nous si vous vous vous vous cognez ici vous tombez là-bas vous faites mal mais peut-être le malur n'est pas là c'est là où vous êtes cogé il faudrait que les Guinéens savent d'où ils viennent il y a beaucoup de gens qui ne sont pas là il y en a qui sont là qui ne disent rien moi je m'attendais qu'il critique ça à chaque fois qu'il dit malheureusement tu as raison je veux pas avoir raison je ve comment qu' se f son ceux qui sont là sont rénoncé il sont comment dire moi je c ve dit l'explloitation n'a pas de couleur on ne veut pas le colon portugais mais on ne veut pas le colon Guiné non plus et c'est en train de RVER on y est en plein et puis tout le monde est résigné je suis content d'avoir pris part à tout ça sans prier isation je suis enfin je suis là elle la guerre m'a trouvé en train de dormir quoi j'étais à 13 an on dort on ne pe pas la politique dans ce qu'on voit très bien maintenant c'est euh les disons il y a les différentes les différents épisodes dans le film comme quand on voit les les les images d'archives donc on a parfois les archives à l'hôpital donc donc comment on euh fait les pansements une autre fois on voit à l'école donc en fait dans tous ces épidodes il y a des moments d'archiv mais il y a aussi des moments de fiction que vous avez combiné mais en quelque sorte ça répond aussi à à vos expériences personnelles chaque fois et peut-être pour revenir à encore une fois à ce personnage le le protagoniste qui euh bon qui fait disons le son disons son comportement change considérablement d' donc le jeune on a l'impression au début c'est un jeune bon aventurier mais aussi qui veut qui veut se donner vraiment à cette lutte pour l'indépendance vers la fin où il il commence maintenant à à chercher le la la fortune pour lui-même et pour pour ses amis donc plutôt d'une d'une d'une lutte engagée pour les intérêts du peuple pour une certain but très individualistes pour un profit individuel donc ça c'est quand même un long chemin mais en quelque sorte on a justement on a l'impression que ce personnage symbolise aussi un peu le parcours ou bien le le destin les décennies que le pays a a dû parcourir oui heureusement que le le pays est très petit h la ville de est très petit alors on se côtoyait tout le temps ensemble h tellement tel tel qu'on on s'est côtoyaéit dans la guerri hm hm dans la guerriia pendant 11 années de lutte il y en a qui sont désistés qui sont sont partis h parce que tous les guerrier est volontaire il y a pas d'obligation vous êtes là parce que vous voulez h mais il y en a qui sont là parce que ils étaient chassé de l'autre côté moi je me dis j'ai souvent dit que le premier général portugais là Arnald Schultz il a fait beaucoup fait mobiliser beaucoup de Guiné du côté du côté de Cabral parce il était tellement brutal il il ne fait pas de distinction dès qu'il dès que quelqu'un voyait un homme armé en une forme la tendance était de se fouir h là il avait donné le celui qui fuit c'est qu'il a un problème de conscience h il sait quelque chose ok alors les portiers ont fait de massacre h ils avaient le soldats avec des ordes de faire ça HM pas tout le monde qui était de notre côté était involontaire HM pu on peut être volontaire tant qu'on comm à sa fin entre 63 et 65 il y avait beaucoup de des animaux des bœfs des chefres toutes sortes de de REP part HM mais entre 65 64 et 65 personne n'a pu cultiver quoi que ce soit HM parce les rir il était en pleine en pleine l'aviation tuit tout le monde hmm alors il y avait pas à manger h eux même ils mangeaient nos nos bétailles et nous on les mangeait aussi h HM et puis on a quand il en 64 il y avait plus de bœuf ouais quand il peuv pas remanger m des des comment dire des il mangea par an il tuouyait avec les avions et tuouyait les bœuf pour pour nous en priver h HM là on a le 64 c'était la la la la comment dire comment dire pantourel comme on dit fr de chez vous comment on mangeait à notre feu quoi des bêtes qu'on mangait puis il y avait il y en avait plus 64 il y en avait plus fallait manger les antilopes h HM les les les les facochè h les antilopes et tout et pu il y en avait plus parce et puis il fouyait aussi h sauf les Panthères cela ne fouille pas ok donc euh vous resez là comme volontaire vous acceptez de prendre des on vous donne des armes si vous voulez si vous ne voulez pas vous restez il y en avait qui avit honte j' j'ai un copain qui va à la guerre pourquoi pas moi oui mais c'est par honte mais on était de même côté de gré ou de force mais vous allez au combat quand vous voulez si vous ne voulez pas vous ne partez pas HM on était ensemble quand la guerre est finie et camral disait il faut que la petite bourgeoise se suicide non elle s'est pas suicidée elle s'est renforcée hm hm parce que ceux qui sont partis de la ville il il avait pas de maison endur mais ils avaient une maison quand même alors que les NES sont complètement dévastés par la guerre HM et puis ceux qui sont en ville ils avaient une une le mimétiste de pouvoir imiter le Portugais bon ils avaient quelqu'un qu' ils avaient laissé là-bas les nôtres nous ils sont là-bas au village quand ils sont vivants ils sont au village HM il y en a qui sont restés il y en a des des familles entières qui sont disparu HM donc il faut avoir ça en mémoire on avait une sorte de standby après 74 77 77 78 très bien mais dès queon introduit la le GR le grade militaire h pour les différent des gens qui avaient des fonctions eu bon il y a eu il y a un problème h d'ord dès qu'on introduit la le salaire il y a le problème en santé quand la la l'assemblée quand elle va faire une la dernière session du gouvernement de monopartisme monopartisme pour le pour la pour tous les partis politiques ils ont cherer la presse de la salle pour pouvoir fixer la fixer la ouis ouisri nous qui nous qui étions en train de faire les journalistes nous é avec magoc les caméras et tout on n avait c'est deors h là là je me se fatigue pas de de de comment dire de me moquer de tous les gens qui étaient des députés maintenant député monsieur le député n ça vient OK et le personnage de T qui est quand même la la raison la seule la le seul des combattants qui garde encore la raison qui ne qui ne fait pas partie de cette de ces comb combattants qui sont devenus corrompus le S que vous lui réservez à la fin comment est-ce qu'on peut interpréter ça parce que on on a eu ce n'est pas moi qui a décidé ça j'ai exactement suivi c'est C personnages là si quelqu'un avait pu suivre des des gens comme moi j'étais là Flora et les autres suivent les mêmes personnes vous voyez nous c'est nous qui avons réétablir la l'importation de films étranger en Guiné Biss h don on faisait venir le film du Portugal par commodité parce qu' il était soustittré en portugais c'est le même film qui circulé en Angola et en Mozambique et tout c ce circuit existait avant l'indépendance Mo et un moment où la la pornographie est rentrée en guinéisso la pornographie alors moi je suis allé dire à un des militants le chef de parti bureau politique je suis allé taper à sa porte je le dis le command de guinéen entre rentre de l'étranger avec sa valise il doit l'ouvrir on doit le fouiller complètement les ses qu'on ne fouille pas c'est c'est le chef directeur général secrétaire général ministre c'est le seul qu'on ne fouille pas c'est pourquoi si vous voulez je veux prendre votre main je vous condu chez quelqu'un qui importe les pornographies il le fait faire mettre dans les baraquement pour que les jees va voir là je dis je sais où c'est je ne vous dis pas le nom mais vous venez avec moi on va aller là-bas on va le surprendre tu es au bureau politique tu es chef je te respecte mais moi je suis chargé d'importer le films et je ne voulais pas la pornographie B il a pas privé Mo moi je je me gardais de dire qui c'était je lu qu'il me suive je vais le montrer quand je vois ça je note les gens que les gens qui transportai l'inmier j'ai fait ça j'ai j'ai connau un type qui était très bon mais qui ne pouvait pas marcher suite à une blessure qu'il avait dans la colonne vertébrale il est paraltique il était un brave combatant enfant mais dès qu'il est devenu paraltique il est il est devenu renconnu et ça lu lutte il est devenu renconnu h et il y en a quand il a eu des distruion de de postes de secrétaire des ministres je ne sais pas quoi des capitaines des capitaines des soldats des généraux il y a eu une bagarre on a complètement oublié la guerre les motivations Cabral n'était plus là pour pour corriger parce que lui il corrigeit sur place alors il n'était pas là il est mort une année avant là avant la proclamation de l'état hm hm h les l étaient là on était vraiment fâché on a combattu le Portugais comme comme comme jamais auparavant c'est qu' les a convaincu de faire le tomber le leur gouvern là-bas mais après il faut faut maintenant les dividand ok bon le premier coup d'État vient 6 années après l'indépendance la guerre civile est venue 18 années après et la parach av tout ce qui restait maintenant c'est la c'est ça je suis désolé mais je ne suis pas juge ok mais je constate je m'inclu dans le ce qui ce qui est là moi je suis aussi coupable que les autres seulement je n'étais pas là pour prendre les décisions euh toujours en terme de personnages dans les films je vois que vous donnez une place forte à la femme je prends le cas de namboui qui qui est un personnage féminin très fort et même la la dame qui recueille le le bébé de namboui je crois qu'elle ne fait pas partie des combattants corrompus après dans un système T ne sont elle elle crée une école pour les orphelins en fait vous donnez des bons rôles si je peux dire ainsi au au personnages féminins dans un système patriarcal j'ai envie de vous demander on me le dit on me le dit c'est peut-être pas moi moi euh mon grand-père n'a jamais eu de de garçons mon grand-père maternel n jamais eu de de garçons ce qui fait que j'ai beaucoup de tantesou c'est ce n'est pas intentionnelle mais j'ai la sympathie et il y avais une grande grande tante qui était vraiment elle était physiquement costude et puis dans ma culture sû les filles et les garçons grandissent ensemble parallèle mais ils ont de pratiqu le sport le sport comment com par semblable à à la Loutte grecque on le pratique jusqu'à au mariage des filles ell quitte ça après elle se mari et les hommes sont continués jusqu'à 30 35 ans ils n ils n'ont plus le droit de de faire ça il y a un moment vous avez le droit pendant 4 Ann de faire tout les btises que vous voulez on vous le pardonne après il y a un moment où vous devez vous comporter comme une fille après ça et puis un moment vous devez vous comporter quelquun comme quelqu'un de responsable avant de séjourner dans la dans la forêt sacrée pendant 6 mois 6 mois je ne sais pas quoi de après quoi vous vous vous êtes au service de la communauté c'est forcé c'est parallèle un moment bagarre vous et moi se opposé on pas on fait tout ensemble et puis un moment chacun ça responsabilité après vous gagnez des responsabilités avec l'âge et a un moment vous pouvez pas battre votre femme vous pouvez vous crier vous pouvez pas crier vous vous engueuler avec quelqu'un vous ne pouvez pas il a un moment c'est vous qui l'intérêt les morts desjà d'un certaine âge au dernière phase c'est qui vont entérer les B là dès que vous s journez la brousse 6 mois après vous avez perdu le droit d'aller danser de rigoler W W W de vous battre de vous deigoler avec avec personne vous êtes là pour le bien de la communauté au service de la communauté entièrement mais ça c'est une frangeche de guinéen pas tous bon c'est dans ce casad là qu'il faut voir ça les les moi je crois que le centre de la famille c'est là c'est bonne idée he le centre de la famille c'est la femme même si c'est l'homme qui commande bon c'est comme ça que ça fonctionne mais ça c'est mon avis personnel c'est peut-être ce réflex est là mais ce n'est pas intentionnel don on pourrait dire que c'est bien que le centre la femme n'est pas corrompue il y a un espoir voilà la femme c'est l'espoir mais il y a des femmes femmes complices il y a des femmes complies dans dans le film au moins comme Marie l'a dit il y a les deux les deux euh les deux femmes fortes et qui ont des des rôles principaux ne sont pas corrompus donc voilà bon on pourrait on avait rapidement mentionné le le titre nain de du film on pourrait peut-être parler rapidement du titre parce que dans le film il y a une séquence où il se présente dès qu'il est le protagoniste il est il est maintenant admis au au sein des guerriers euh il découvre qu' qu' pent pratiquement tous le même nom et là on explique aussi le nom peut-être vous pouvez un peu parler de la signification du titre et la signification symbolique du du nom oui donc euh le personnage même de nom on ne sait pas si parce que il il a fu sa responsabilité au visage au village parce qu'il a engrossé une fille sa cousine HM on ne sait pas si c'est à cause de ça qu'il est fu mais lui il dit euh quand il arrive là-bas il dit qu'il est il est venu combattre pour la liberté HM alors il a alors il a laissé il a engrossé une fille il a foui la responsabilité parce que là-bas au village de Châ c'est vous de vous de donner tous les deux et vous prenez au village HM pour ch comme ça vous ne vous touche pas vous faites vous êtes ça comme ça ok alors on sait pas si c'est ça qu'il a fu h mais il a laissé une fille qui qui se met à R elle elle suit un commerçant ambouant h comme ça le commençant il va à Biss mais il n pas sûr d'arriver h mais la fille la fille la suit on voit la suite elle est restée seule elle a eu son enfant h elle a perdu elle en a elle en a souffer tellement qu'elle a Peru la voix h ben elle est rentrée au village je sais pas comment elle n jamais pu expliquer pourquoi h h alors le le garçon il est allé là-bas il est devenu un bon combattant puis à la fin de la guerre il a tout il a trouvé que il a c'est bien fait que comme il n'est pas sûr d'être payé de retour elle va au centre du pouvoir h c'est au centre pouvoir qu'il a vous voyez c'est comment est dév alors l'autre l'autre celui qui est blessé il était vitime caractéristique de la guerre HM on a peut-être pas par négligence mais elle s'est trouvé dans cette situation là psychologique et physique on connaît en sort mais entre tempemps ils son dans la Guera lui il porte un nom créole c'est mélange portugais et Guis il est nommé ça veut dire homon de de ce qui s'appelle comme lui h il est hom alors il découvre que togara je veut dire la même chose en langue peul h h qu' est togara c'est c'est la même chose que non h non et to aussi to omoma Manding il est il est Manding il s'appelle la même chose et l'autre s'appelle toué en balande h HM la é majoritaire en Guinée il toué c'est la même chose h leur chef a dit donc c'est une coïncidence mais ça ça tombe bien parce que on est là pour la pour ça pour se déérer de de d'pression on va libérer la Guinée HM c'était bien c'était l'entente HM mais à la suite on voit comment ça se passe h il il se met à voler même même au aux jeunes femmes au marché ils volent les l'équipement pour l'école h peut-être le leurs parents ils sont là oui oui l'école elle est publique h on vole l'école on vole les femmes qui sont là veuves h à cause de la guerre on vole même à tous le pays dans la douane h au port ce que était censé être bien bien faisant qui qui était disposé à mourir pour la Guinée h maintenant il il ils affme la Guinée HM la l'imvionou donc je crois cette séquence où on voit on les voit tous ensemble comme vous vous expliquez les noms en principe c'est là où ils disent donc chacun les C qu ils sont CIN les cinq ensembles ils représentent en quelque sorte la Guinée à la fin il se retrouve encore une fois oui mais bon ils ne sont plus là pour tout le monde mais pour soi-même oui pour ça que j'entendais que c'est que le guerriéros les vrai le chef me tombe dessus h HM mais non après le film oui je les ai montré le film j'ai même montré un des un des grands survivants donc des gens qui encore en vie je suis allé chez lui avec mon mon mon ordinateur je lui montré ça h quand il a fini je l' dit mais je t'écoute là il il s'est tu pour longtemps ok ça aussi c'est une réponse ce que tu as dit c'est vrai hm hm moi je dis mais encore moi je veux te respecter et tout ça il d non pas du tout tu as raison Mo je ne veux pas avoir raison moi je ne suis pas juge h bon il il avait fini on allait voir le même jour h le livre de sa mémoire hm hm là on coïcide parce qu'il ait des choses que je savais mais je je ne croyais pas que quelqu'un allit assumer ça h HM alors moi j'assume le le film h mais je je me je ne trouve pas que je suis en dehors de ça h ok peut-être je je pourrais crier mais on entendrait pas de fait le film m'entend pas il critique pas c'est comme j'ai criis dans le dessert dessert oui mais la fin est quand même très forte comme Marie l'a déjà mentionné ça m'a quand même choqué aussi un peu voir il fallait voir qui est arrivé avant la la guerre civile HM il va aller voir ça h ça vous ne heureusement que vous ne vous ne ferez pas ça je vous le raconte pas hm hm ce que se faisait au ministère de l'Intérieur à pleine journée hm hm quand vous passer vous sentez ce qui se passe au derrière le le mur hm hm de toute façon ceux qui font ça c'est des hommes aussi h ils ont des sentiments s'ils participent à ça ils voient ça ils participent ou non il y en a qui neosent pas crier si vous les approchez on vous dit les choses de toute façon il y a des gens parce qu'on nous on nous appelle des journalistes on est censé aller témoigner quelque part alors il y en a qui nous cherchent pour nous dire des choses h pourquoi il ne dit pas lui bon les un sont plus courageux que les autres oui pour le moment nom fait son son chemin qui qui se passe très bien il était à can film le film il était à can il était il est à notre festival actuellement il sera au Fespaco en course pour les talons d'or du yenenga et il a déjà aussi apporté beaucoup de prix d'après ce que vous m'avez dit en Angola en Angola il a pris tous les tous les prix en Zimbabwe pris de réalisation et interprétation à à Bordeaux le prix je ne sais pas de quoi je me rappelle pas de quoi mais ça veut dire que les gens voient le film HM et le message passe apparemment message passe oui mais c'est moi je suis prier avec ça HM mais si en plus par un hasard quelconque je vaux un prix à à comment dire à Waga ce serait bienvenu ser on sera là et peut-être là pour conclure après nomé what next comme on disait tout à l'heure est- qu'il y a oui normal j'ai un petit comité je dis que j'écris décris mais je je voulais faire quelque chose qu'on fait ceux qui ne peuvent pas parler il peuvent chanter h c'est la tradition il y a une une fois de jeunes les jeunes de moins de 30 ans se retrouvve ensemble fille et garçon il il faut de très longues réunions pour savoir ce qui ne va pas dans leur contrrait ça ça ça nous sort comme comme des chansons c'est très dur c'est très concret tous les Villois savent ok alors on fait ça sur comme une danse comme des ceux qui font ça c'est ceux qui ont le droit de faire de toutes les petis de monde ce sont à cet âge-là ils ont 4 années pour faire ça h h on bouche pas ok c'est un phénomène naturel moi je vais en profiter pour parler de gu ça sera le prochain film d'accord oui mais faut faut faut le travailler il faut trouver des des financement et puis il faut si mettre vraiment faut écarter tout pour penser qu'il a ça h et j'ai encore un autre film avec mes copains à finir sur le C j'ai travail j'ai travail doucement h ouais si jamais je n'ai pas de financement c'est une camera maintenant en tout cas merci beaucou voilà merci beaucoup d'être venu à baayrot mais c'est moi de nous avoir donné vraiment aussi le contexte de la jeunesse du film dans dans ce quand même dans ce contexte très complexe de la Guinée Bissau mais qui parle à beaucoup d'autres pays surtout maintenant en en 2025 surtout maintenant au Mozambique Angola aussi donc merci beaucoup encore une fois d'être venu peut-être à une prochaine fois ça serait ça serait bien c'est moi qui remercie l'occasion et vous avez beaucoup de patience beaucoup deendurancecouté tout les desparat voà je sais qu'on a jamais fini mais non mais vous êtes très très patiente de de de de me laisser parler moi je mavir trop c'est la caméra qui va maintenant se disons s'arrêter et va nous dire voilà c'est fini oui ça fa merci beaucoup merci mer c'est moi merci merci
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