Cluster Conversation: Dr. Pingdewindé Tiendrebeogo and Ute Fendler
- Title
- Cluster Conversation: Dr. Pingdewindé Tiendrebeogo and Ute Fendler
- Abstract
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Dr. Pingdewindé Issiaka TIENDRÉBÉOGO is a lecturer and researcher in theatre studies at the Joseph KI-ZERBO University in Ouagadougou, Burkina Faso. In May 2024 he was guest of the Africa Multiple Cluster of Excellence for an event with Umar Timol from Mauritius.
In this interview he talks with Prof. Dr. Ute Fendler about theatre in Burkina Faso and his own work. - Date
- July 8, 2024
- Language
- French
- Transcript
- bonjour et bienvenue aux conversation au sein du cluster notre invité aujourd'hui c'est Monsieur tiendre beogo qui nous vient du de wagadougou au Burkina Faso bienvenue merci d'être avec nous merci euh il est venu dans le cadre des résidenceces de l'Institut des études africaines mais bon il y a des convergences et des synergies bien bien sûr avec le cluster Africa multiple donc bienvenue encore une fois et merci pour commencer je voudrais bien vous demander de vous présenter vous-même ok merci professeur ut pour l'invitation merci au cluster et puis merci àas qui a bien voulu m'inviter voilà pour ce travail donc je je réponds au nom de docteur P Wende ici à ctiendrebego je suis ancien chercheur à l'université Joseph kizerbo du Burkina Faso euh j'ai fait une thèse en étude théâtrale à l'Université de Paris 3 en côutel avec l'Université de Ouagadougou donc j'enseigne les études théâtrales à l'université Joseph kiserbo de Ouagadougou du Burkina Faso et quand vous dites vous enseignez les étudesatrales est-ce qu'il y a vous pouvez en parler un peu plus de ça est-ce qu'il y a beaucoup d'étudiants qui s'y intéressent à ça et puis pour bon donc quelle vocation ou quel objectif et comment est-ce que ça se passe pour qu'on puisse imaginer ça un peu plus concrètement ok merci beaucoup euh il faut dire que l'option A du spectacle nos étudiants après la licence euh ils font ce qu'on appelle les options pour pouvoir valider leur licence généralement nous avons autour de cinq options c'estd la grandmère la critique littéraire la sémiotique les arts du spectacle et puis la littérature orale et puis il y a une option qu'on appelle aussi élan esthétique littéraire négro-africain donc on initie déjà les étudiants au au aux études théâtrales c'est-à-dire que on fait de la théorie et beaucoup plus de théorie que de pratique mais après les étudiants généralement viennent approfondir leur savoir au niveau des centres et nous avons un master qu'on appelle amka où je suis le secrétaire général c'est amka signifie art du SP art du SP art de la scène et métier de la création artistique amka donc nous avons trois parcours au niveau de ce master le premier parcours c'est euh art de la scène voilà les études théâtrales le deème parcours c'est management culturel comme a manager et le trème parcours c'est cinéma et audiovisuel où on apprend aux étudiants pas à être des cinéastes mais à être des critiques de cinéma et ce ce parcours était jadis dirigé par euh Woro Justin qui est actuellement voilà ambassadeur ici en Allemagne est-ce que donc est-ce qu'il y a beaucoup d'étudiants qui s'intéressent aux études théâtral oui on peut dire qu'il y a beaucoup d'étudiants parce que en licence dans les options souvent on a peut-être 100 étudiants c'est beaucoup oui oui c'est beaucoup donc les gens s'intéressent à cela et puis ça il y a beaucoup de débouch je me dit ça peut être une des raisons qui fait que les étudiants s'intéressent beaucoup aux études théârales et le Burkina Faso aussi vous nêtes pas sans savoir que c'est un pays du théâtre avec des festivals comme les décréatral et d'autres grands rendez-vous h oui comme vous venez de mentionner les les festivals et je crois vous vous organisez aussi vous-même oui au moins un festival ou bien vous êtes aussi vous faites partie de plusieurs équipes est-ce que vous pouvez nous parler un peu plus de de ce travail ok il faut dire que nous je suis le directeur de l'Association Culturelle Sylvie chalay au sein de cette association nous faisons beaucoup nous in triptique c'est-à-dire formation création et puis diffusion donc c'est nous qui on a lancé depuis il y a 2 ans le Prix prospère comporé pour le théâtre en Afrique pour honorer ce grand homme de théâtre c'est un baobab donc nous au sein de l'association on a décidé de faire contre tout attendre ce que les gens ne font pas c'est pour dire quoi c'est pour dire qu'on rend hommage à des gens qui sont toujours vivants parce qu'on a vu que nos autorités et puis un peu partout quand on vous donne une médaille ou on reconnaît votre travail c'est après votre mort donc au lieu de faire des hommages postumes aux gens nous faisons des hommages enentum d'abord le nom quand on a donné le nom de Sylvie c'était avec son accord bien sûr quand il est venu à Waga en 2017-28 pour ma soutenance c'était pour euh la récompenser du travail qu'elle fait dans le placement des Africains au niveau des scènes de théâtre à Paris h h que quand je dis les Africains c'est pas les Burkinabés seulement donc c'est un travail que nous avons reconnu donc le prix aussi nous l'avons reconnu nous avons demandé à Prosper qui a accepté donc nous avons eu plus de 55 textes venant de 11 pays avec un Juri international et à la fin nous avons retenu cinq textes mais le jury a eu un coup de cœur pour un Béninois un texte d'un béninois qui s'appelle conglomérat donc on a eu six textes et actuellement l'association a mis en en scène la première représentation qui est Calypso voilà Calypso de Tony wedrago c'est une pièce mais qui parle de l'humain et des humanités donc actuellement nous avons déjà fait au moins CIN ou si représentations et avec l'Institut français nous devons faire quatre représentations à grass théâre à Waga donc c'est pour dire que nous faisons un gros travail au sein de ce de cette association et actuellement avec le citef nous sommes en train de préparer eu une tournée avec des compagnies européennes en Italie en Belgique au Burkina et puis au Bénin avec la pièce qui a été coup de cœur conglomérat donc je sais que c'est un projet quand même qui va tourner à plus de 30000 € avec des Européens et puis des Africains et nous sommes là-dessus donc c'est dans ce toujours dans cet éan là que nous sommes en train de lancer peut-être pour février ou mars le festival international du théâtre populaire de Ouagadougou nous avons beaucoup pensé sur ce concept je sais que vous allez dire pourquoi populaire parce que là où nous sommes installés exactement je je l'aurais demandé voilà c'est au fait nous avons décidé de tisser des liens voilà pour nous c'est important donc quand vous serez à Waga vous serez à notre siège vous allez voir que c'est un quartier populaire c'est pas un quartier chicomaga 2000 un quartier pourù il y a du tout donc quand nous faisons du théâtre on invite les les vieux les jeunes les enfants tout le monde vient jouer au théâtre parce qu'il n'avait jamais vu cela donc pour nous c'est important de faire un théâtre que nous allons vraiment apporter au public et pendant ce temps nous allons aussi et montrer des films chaque soir nous avons des films que nous allons montrer parce que nous avons dit que le cinéma si vous voulez c'est une passerelle pour le théâtre de se diffuser donc c'est dans ce cadre aussi ma présence ici je sais après nous allons échanger changer sur comment voilà travailler ensemble avec l'Université de Barot avec Africa cluster parce que déjà avec l'ambassade de l'Allemagne au Burkina Faso nous avons de très bons rapports et même la condition qui nous demandait c'était de trouver aussi pour qu'on puisse avoir des artistes des étudiants ou des enseignants allemands qui seront au Burkina pour des séjours et nous aussi ici pour qu'on puisse quand même tisser des liens donc voilà un peu dans ce cadre nous sommes en train de travailler et je pense que nous sommes C de très bon rail et les choses vraiment roulent pour le moment comme on veut h mais donc parce que bon à part ce festival qui qui va naître en quelque sorte je sais il y a quand même plusieurs festivals de de théâtre qui bon qui qui existe depuis pas mal de temps déjàou donc ça veut dire on a l'impression que à part le cinéma et le festpac au Burkina Faso c'est surtout le théâtre qui qui qui disons qui est vraiment le genre le plus aimé supportter qui avec lequel aussi les les gens connectent le plus oui eu donc est-ce que vous pouvez peut-être mettre aussi le votre festival et vos activité et aussi l'enseignement dans dans le contexte un peu plus large ok merci beaucoup merci pour cette question c'est vrai moi et au départ j'étais beaucoup c'est vrai dans le théâtre mais beaucoup plus dans l'enseignement voilà parce que j'enseigne quand même depuis l'université ça peut bon avant qu'on me recu si je vais tout compter ça vaut quand même 9 ou 10 années mais j'ai compris qu'on ne peut pas enseigner le théâtre sans pratiquer le théâtre ce n'est pas possible c'est comme si vous voulez enseigner le cinéma et vous-même vous n'allez pas au cinéma est-ce que vous voyez donc c'est ça qui fait que et l'association que nous avons créé pour moi c'est un laboratoire dans le quel moi j'expérimente les théories et pendant longtemps excusez-moi on a utilisé beaucoup de théories occidentales les théories de la réception de l'école de Constance ici en Allemagne voilà les théories la sémiologie à Paris donc même ma présence ici c'est vraiment travailler sur je travaille sur mon atelé et puis actuellement je suis sur un ouvrage que pour le moment j'intitule élément de sémiologie théâtrale parce que il faut que nous nous conceptualisions des théories pour que nos étudiants puissent utiliser parce que notre nos enseignants la promotion de nos enseignants paix à son âme Jean-Pierre gengané privatesa prosperè ils ont enseigné mais ils n'ont pas pu théoriser quelque chose donc nous notre génération notre combat c'est cela pouvoir théoriser quelque chose pour que au-delà de citer les autres auteurs occidentaux qu'on parle aussi de nos théories voilà donc pour nous l'atelier là c'est comme c'est un atelier dans lequel on expérimente et beaucoup de cours sont faits en pratique au niveau de d'agnoin à Ouagadougou juste à côté de l'aéroport donc nous ça nous permet de sortir entre quatre murs parce que l'enseignement du théâtre ne peut pas être chaque fois théorique donc du coup cela nous permet c'est vrai que ce que nous voulons faire ça peut ressembler même s'il aura une différence par exemple le cinéma que nous introduisons je sais qu'au récréatral par exemple une dise pas cela donc on peut avoir quand même quelques différences sinon aujourd'hui tout le monde est unanime que les réréatral c'est l'un des grands festival de théâtre en Afrique voilà avant on a eu les festival comme le fitmo festival international du théâtre de marionnette de guengané qui bon là mal là essaie d'avancer on avait aussi le fitd de prospect comporé festival internal de thatre de pour le développement mais qui est qui a ralenti ses deux temps j'ai eu à échanger avec lui j'espère que d'ici il pourra réveiller ça donc il faut dire que comme Thomas Méon le disait que en Afrique toute la vie africaine est théatrale quand vous regardez les salutations quand vous regardez comment et je ne dis pas la chaleur c'est pas que nous les africains mais bon excusez-moi on peut toujours comme je on doit faire de la science pour montrer mais comme singor disait que la raison est Hélène et l'émotion c'est pour dire que ce qu'on remarche chez les occidentaux tout est réglementer au fait c'est comme si on appelle il y a pas une esthétique de la spontanéité non tout est propre tout est correct tu ne dois pas toucher ici on te met niche tu dois faire quelque chose on te dit il y a mais chez nous tout est faisable est-ce vous voyez donc il faut que nous puissions effectivement développer cette esthétique là parce que comme on dit nos esthétiques ce sont des esthétiques qui sont utilitaires je prends par exemple un exemple si vous prenez et une femme qui va prendre une jar c'est bien dessiné comme cela elle porte sur sa tête elle met des fruits là-bas donc il y a de l'esthétique mais c'est utilitaire par contre si on prend l'esthétique cartésienne et tout ça c'est une esthétique c'est un tableau on dit c'est beau et puis après c'est fini donc nous nous sommes en train de travailler sur beaucoup d'aspects et je pense que dans mon livre peut-être qu'il va sortir je vais faire sortir beaucoup d'éléments donc c'est pour dire que les Burkinabé c'est vrai ils aiment beaucoup le théâtre c'est pas bon dans la richcherche de parler de soi-même ou bien de parler du pays mais aujourd'hui en terme de formation que ce soit dans la théorie ou dans la pratique je pense que même si vous demandez aux autres ils vont dire queeectivement un travail qui est fait et ça nous le rendons au dévanciers comme les lompolo connaé qui ont eu des prix depuis 1957 vous avez connu le prix concours RFI théâtre et tout ça c'est des gens qui ont fait un travail après la vague des ciens chercheurs qui ont été formés en France sont venus gengané Amadou Burou prospè compor ils ont fait un travail donc aujourd'hui il y a beaucoup de ressources dans notre pays et c'est nous en tant qu'ancien chercheur de pouvoir capitaliser ça mais comment capitaliser cela nous avons les théories maintenant c'est il faut amener maintenant il faut appliquer ça au théâtre c'est comme une semence que vous prenez tant que vous ne faites pas un trou pour semer et puis attendre la pluie pour voir comment ça donne ça va être difficile donc voilà comment nous on fait cette passerelle de la recherche et puis de l'atelier ok très bien euh vous avez mentionné la la théorie ce que je trouve vraiment très très très intéressant parce que effectivement là il y a il y a encore un grand manque je crois donc peut-être vous pouvez parler encore un peu plus de de cette recherche ou de vos publications les travaux qui sont en en marche ok merci pour la question il faut dire que je quand on parle de théorie euh il faut conceptualiser les théories parce que souvent c'est comme vous avez mal à la tête on prend un médicament de mot de ventre on vous donne c'est sûr que vous n'allez pas guérir donc voilà les théories voilà c'est un peu ça parce que nous voyons que les théories que nous avons utilisé c'est c'est de bonnes théories mais nous aussi nous pouvons faire un apport par rapport à cela donc moi j'ai quand même écrit quand même beaucoup d'articles peut-être une trentaine maintenant euh ce que je remarque les thèmes de de travaux que j'ai fais beaucoup de plus en plus je m'intéresse aussi au au Théâtre Le la représentation du féminin au théâtre hm hm parce que il faut dire que nous sommes toujours dans les sociétés ce sont nos valeurs je le défends mais aussi conservatrices voilà où effectivement quand on prend l'histoire du théâtre vous savez qu'au départ les femmes n'avaient pas le droit de jouer pour ne pas montrer leur parti et tout ça ce sont les hommes qui se transversissent pour jouer il faut attendre jusqu'à une grande période pour que les femmes puissent intégrer le théâtre et quand on lit les pièces surtout de Jean-Pierre guenganis généralement la femme est utilisée comme un objet un instrument sexuel excusez-moi l'expression c'est elle qu'on utilise pour faire des faux coups au niveau de la politique et tout cela donc ces questions beaucoup m'intéresse et voilà ce qu'on appelle g stad donc je j'ai travaillé beaucoup sur ça la représentation du féminin et j'ai travaille aussi sur la monographie voilà du féminin au Burkina Faso et j'ai interrogé oup de femmes voilà sur leurs conditions et puis comment elles font leur art voilà au-delà de ça il y a des articles sur le le théâre d'intervention surtout l'utilisation des langues de plus en plus euh vous voyez un peu vous me parlez de la conférence en soili au Burkina Faso il a un festival qu'on appelle l'itlam qui qui travaille uniquement sur les langues en gourmandchem en mé enoula en foufoué donc de plus en plus on apprend pendant ce festival aux gens g écrit dans leur langue parce que comme on dit aucun peuple ne peut se développer dans la langue d'autrui voilà aujourd'hui on nous apprend à parler bien le français l'anglais l'allemand et puis ainsi de suite mais après il faut que nous-même nous pensons à nous-même donc je travaille beaucoup sur la contribution de ces langues parce que même l'enfant l'éducation de l'enfant quand vous commencez avec sa langue vous verrez que vous aurez plus de résultats on a pris l'exemple des écoles bilinges où les enfants ont été initiés en goulementchement à Moré et tout ça quand ils viennent à l'école classique il se plombent tous les autres enfants donc ça c'est un peu ce que je fais et j'ai publié une une pièce de théâtre aussi en 2022 aux éditions Mercury awaga dont le titre c'est les barrières de l'intolérance toujours dans la société nous avons actuellement au Burkina ce qu'on appelle l'extrémisme violent l'extrémisme violent souvent c'est et la radicalisation des personnes hein et et quand vous voyez dans toutes les religions on peut avoir cette radical tion que ce soit dans la religion musulmane et dans la religion chrétienne les radicaux c'est pour dire que c'est ceux qui sont vraiment à l'extrême droite voilà qui dit ça c'est possible ça ce n'est pas possible et même les mariages intercommunautaires c'est difficile qu'un chrétien se marie aujourd'hui à peut-être une musulmane sans qu'il y ait des médiations voilà donc souvent c'est pas bien accepté donc c'est aussi une contribution que je fais par rapport à cette question et l'œuvre a été ventilée un peu partout voilà en Allemagne ici voilà aux États-Unis au Canada en France mais en Afrique pratiquement tous les pays on a pu faire quand même quelque chose pour montrer aussi nos nos réalités c'est comme je vous disais la chance que j'ai eu dechanger avec les étudiants sur la communication interculturelle voilà parce que ce qui est vrai chez nous n'est pas forcément vrai ici souvent il y a des petites différences et comme Jean-Paul sat dit voilà ma liberté s'arrête là où commment celle des autes il faut que nous puissions nous tolérer pour pouvoir vivre donc c'est toutes ces questions que j'essaie de travailler sur ma recherche et et récemment j'ai travaillé sur sur une pièce de haricite à Nagda et qui portait un peu sur la révolution quand on parle de Burkina Faso rapidement c'est l'expression révolution qui vient parce que euh on parle de Thomas Sankara et j'étais surpris de voir le possè de Thomas Sankara leva leva house voilà qui est bien grand j'ai même pris une photo un peu partout donc aujourd'hui la révolution que ce soit à la tchegevara ou je sais pas quoi le Burkina Faso quand tu descends dans un aéroport dans le monde si on te dit Thomas Sankara ensuite on te dit Fespaco voilà c'est généralement ce sont les référents culturels qui viennent donc je me suis intéressé à ça et puis voilà et voir comment et Sankara disait hein que si vous prenez le souffle de Sankara et ce souffle là va aller germer dans les cuisses des femmes de 1000 femmes et tu es Sankara 100ar neutron voilà donc c'est un peu ça toute sa toute la philosophie voilà et dit qui if you take my breath et cette respiration là va aller et aujourd'hui on a plein de salis un peu partout je ne me définis pas forcément en tant que Saliste parce qu'on était enfant en cette période mais quand même il y a des idéologies et puis des philosophies qui sont universelles donc voilà un peu sur le les questions sur lesquelles moi je travaille beaucoup eu je pense que je pourrais aussi apporter ma modeste contribution parce qu'il faut le dire on a aussi des un manque d'enseignant et en étude théâtrale et puis dans d'autres domaines donc c'est à nous aussi de pouvoir former même mes étudiants j'en ais une quinzaines qui sont à ma sur donc peut-être d'ici juillet la moitié pourra soutenir et pus ça va venir aider la recherche donc voilà un peu ce que moi j'ai fait au niveau de la recherche hm hm impressionnant merci merci h mais donc votre séjour ici à baut ça vous sert aussi pour aller à je je m'imagine aller à la bibliothèque justement pour pouvoir travailler sur votre livre qui est en préparation oui oui il faut dire que j'ai été vraiment impressionné par la bibliothèque à l'université de baayrut ici parce que moi j'ai pensais que tout est serit en en allemand donc j'avais déjà une idée vaiété mais quand j'étais à la bibliothèque j'ai vu Afric nicher j'ai vu tout là tout c'est des œuvres Africains et c'est en c'est en français et puis c'est vraiment bien c'est vrai l'anglais je me débrouille un peu mais j'ai eu beaucoup d'œuvres et actuellement je travaille même sur comment on appelle euh j'ai eu une thèse voilà et sur quelqu'un qui a travaillé sur les les le prix RFI les prix gcour donc je suis en train de réfléchir pour voir parce que la naissance aussi du théâtre moderne après les indépendances c'est ce prix RFI qui a révélé beaucoup d'auteurs voilà donc je veux voir comment ce prix vraiment a pu assoir effectivement le théâtre africain francophone voilà le théâtre africain francophone parce que souvent aussi on parle du théâtre africain non francophone qui peut venir du Nigéria et puis tout cela voilà mais c'est toujours euh le théâtre africain francophone qui fait beaucoup d'efft pour comprendre un peu ce qui se passe de l'autre côté souvent c'est pas la même chose donc j'étéis à la bibliothèque j'ai eu aussi des ouvrages euh de Alain babanou voilà Alen babanou qui est un très grand écrivain que moi je j'aime bien et que je respecte donc je suis en train de lire j'ai fini de lire je suis en train de lire lettre à Jimmy c'est une de ses nouvelles paritions donc je pense que avant de quitter ici parce que mon travail peut-être il est déjà à 60 % il va peut-être atteindre les 80 % et je pense que peut peut-être d'ici 2025 voilà on pourra l'éditer et notre combat aussi aujourd'hui pour l'édition c'est pas forcément venir éditer dans les biblio dans les librairies allemandes françaises ou canadiennes aujourd'hui nous avons des grands éditeurs quand je prends par exemple une édition Sankofa et Gurli de Monsieur Nava Jean-Claude c'est une c'est une édition que les gens respecte parce que le monsieur c'est un linguiste quand il prend votre texte il prend tout son temps pour le corriger et quand le texte sort vous savez que c'est un bon texte là où j'ai publié de Thierry milogo euh Mercury aussi là-bas aussi c'est bon donc de plus en plus c'est comme nous-même nous faisons si vous voulez de notre et nous faisons quoi notre autopromotion voilà parce que souvent chez nous on dit que si les gens ne viennent pas dire que ce que vous faites est bien il faut avoir le courage de dire que ce que vous-même vous faites est bien et de plus en plus ces œuvres sont en train de circuler voilà donc j'espère voilà quand l'œuvre sera sortie je sais pas où je vais la publier pour le moment mais je vais je vais travailler déjà de manière nationale c'est pas qu'on va nationaliser tout mais je vais essayer et puis après on va voir où est-ce que et après maintenant on pourra la diffuser l'essentiel c'est que les gens puissent aimer l'ouvrage et moi ma première expérience ici à Berlin quand je suis venu euh au théâtre vicenschaft à Berlin à l'université université euh fr université l'Université libre de Berlin c'est que excusez-moi dans la recherche on le dit pas mais j'ai vu que ma thèse les Allemands aiment ma thèse et surtout la méthodologie que j'ai utilisé donc ils ont fait beaucoup de conférences quand je suis venu j'ai présenté on revenait tout à sur la méthodie ce qui a plu vraiment aux Allemands c'est la méthodologie donc moi je pense que si je vais je me concentre un peu dans ça voilà j'ai encore peut-être 20 ans de carrière tout ça je peux pouvoir arriver à laisser quelque chose voilà parce que quand on prend le l'ouvrage de qui fait la monnographie du théâtre et c'est un volfgang zimer un allemand était venu il a fait le tour il avait fait un document j'ai voilà on a vu tout ça mais aujourd'hui pas qu'on dit au pas qu'on dit pas aux autres de ne pas venir travailler mais nous devons travailler plus aussi pour faire la promotion de de nos ouvrage voilà parce que c'est difficile de venir parler à un Allemand de je sais pas de fredishou je sais pas de GO voilà plus qu'un Allemand comme c'est pas la même chose d'aller parler de Molier plus qu'un petit français mais quand on parle du Mogo Naaba on parle de maîre passeré titenga on parle de tout ce que nous avons nous aussi on a beaucoup de choses à dire donc je pense que aujourd'hui de plus en plus on peut parler de ça d'une prise de conscience générale il y a une prise de conscience générale que ce soit au niveau de la jeunesse et au niveau aussi de nos dévanciers donc aujourd'hui c'est comme un fil d'Ariane que nous sommes en train de construire sans nous parler on se communique et puis chacun sait ce qu'il doit faire donc c'est ça aussi qui est intéressant h voilà bon peut-être une une dernière question parce que dans disons dans vos élaborations maintenant sur le théâtre les différentes formes de théâtre et les théories méthodes et cetera vous avez utilisé plusieurs noms pour ainsi dire donc il y avait le théâtre populaire le thâtre le théâtre d'intervention le théâtre de proximité euh et puis il y a le théâtre pour le développement donc il y a au moins il a il y avait au moins quatre oui euh donc est-ce que et parfois on a l'impression disons je je connais un peu les les différents metteurs en scène et leur leurs pièces parfois on a quand même l'impression bon il y a quatre mots mais pour parler de la même pratique h oui ou s'il y avait vraiment des différences est-ce qu'il y a vraiment des définitions ou bien ça rentrerait aussi dans le livre que vous êtes en train d'écrire ok merci avant de répondre à la question si je l'oublie vous me rappelez et je n'ai pas dit que je travaille aussi beaucoup sur le le lien entre le théâtre et puis le cinéma eto et moi on a publié un article que je pense vraiment très bien lui beaucoup cinéma moi j'ai fait ma thèse dans un départ dans un média c'était théâtre et cinéma donc avant même de de soutenir ma directrice de thèse m'a dit de j'ai réalisé un film de 13 minutes au départ je l'avais dit que ce n'était pas possible bon elle m'a dit que ta tèse est bien tu peux soutenir mais si tu n'envois pas le film ah donc bon j'ai dit mais on va faire comment moi je n'ai jamais fait un film faut des défis oui c'est elle m'a mis un défi mais au départ je l'ai dit que je suis contte mais elle et moi on discute comme ça elle m'a dit non écoute Isaka si tu fais ça va être bien tout ça elle a toujours les arguments d'ailleurs voilà donc je suis rentré au Burkina et j'ai réalisé le film voilà et aujourd'hui même le film souvent j'ai fais dans les festival seulement je ne me définis pas comme voilà spécialiste voilà je préfère quand même pour ne pas trop m'éparpiller donc je l'ai fait et le film m'a remporté certain un prix quelque part au nigère et puis un peu partout parce que c'est voilà c'est bien donc moi je parle beaucoup de la dette la dette que le cinéma contracte au niveau du théâtre hm je dis à mes étudiants le le théâtre est né au 5e siècle avant Jésus-Christ le cinéma est né en 1880 dans les petits salons de Paris avec je ne fais pas encore l'histoire voilà voilà la lumière et tout ça donc aujourd'hui et c'est je prends souvent c'est une métaphore je dis c'est comme chez nous je dis chez nous voilà quand le papa est assis l'enfant est là l'enfant l'enfant ne peut pas dire au papa de sortir de la maison mais le papa peut dire à l'enfant de quitter je sais pas ici si c'est la même chose donc je contextualise ça chez nous donc un peu le cinéma et puis le théâtre même quand je discute avec Oro c'est comme ça et au Burkina tous les meilleurs comédiens de théâtre ils se retrouvent au cinéma voilà et quand vous pren le cinéma que ce soit le décor tout ça tout ça tout ça c'est venu vraiment chercher mais souvent on a cette politique où on est train vraiment de surplanter le cinéma sur le théâtre j'ai dit non pas que je suis contre mais j'ai dit non on n'a qu'à recadrer le tir et puis pouvoir avancer c'est comme un couple une femme et puis un homme si on accepte qu'on est complémentaire le couple va marcher voilà donc c'est comme ça maintenant pour revenir à votre question et il y a effectivement plusieurs types de théâtre si je prends le théâtre d'intervention sociale qu'on appelle théâtre pour le développement que j'ai beaucoup développé dans ma thèse c'est un théâtre ça va vous étonné mais c'est un théâtre qui est né et avec euh dans les années 1900 peut-être 78 voilà avec le concours si vous voulez des américains avec la Fondation for et des Allemands avec la GTZ voilà qui était au départ qui encourageit effectivement ce type de théâtre qui est un théâtre de sensibilisation si je prends par exemple la question de l'éducation des jeunes filles chez nous s'il y a un garçon et puis une fille on préfère mettre le garçon à l'école la fille elle elle va se marier est-ce voyez donc ça duré comme cela donc c'était une société vraiment Matri patriarcale et puis une société où effectivement c'est la masculinité qui on mais avec les sensibilisations aujourd'hui je vous dis quand vous prenez une classe au Burkina Faso avec cette sensibilisation plus de 50 ans aujourd'hui même à l'université il y a plus de filles qui sont scolarisées que des hommes donc ça veut dire que ce théâtre a eu un impact sur la société même l'utilisation des latrines tout ça les gens des FQU dans la nature tout ce là aujourd'hui là tout est en train d'être réglé voilà pourquoi moi je travaille beaucoup sur l'extrémisme violent je pense qu'on peut régler aussi des choses là-bas donc ce théâtre est à but de sensibilisation maintenant ce qu'il ne faut pas oublier parce que souvent il y a les partisan du théâtre d'auteur le théâtre à la Shakespeare ou quelque chose comme ça où ils vont dire que le théâtre pour le développement c'est un théâtre minimaliste et là ça aussi j'ai écrit un article et même en France on en a discuté non c'est pas un théâtre minimaliste parce que les gens pensent que son rôle est de sensibiliser et ce théâtre n'a pas d'esthétique on dit que non en réalité l'esthétique de ce théâtre réside si vous voulez dans la corporéité des acteurs parce que c'est un théâtre qui est un peu un théâtre comme ce que grotovski a défini c'est un théâtre pauvre par exemple madame ut et moi on est en train de jouer si c'est un couple on n'a pas besoin forcément d'une table peut-être le fait de se regarder le fait fait de se parler le public doit savoir donc ici ce sont les gestes c'estd et le langage verbal le langage non verbal c'est tout ça qui communique si vous voulez l'esthétique de ce théâtre voilà donc ça il faut clarifier m mais il y a toujours des détracteurs dans toute chose et Bertol brcht l'a beaucoup utilisé dans la distensation hein ce que les armants appellent j'ai toujours du difficulté avec ce mot le faire V effect c'est çaf effect l'effet de distensation comme vous et moi voilà qu'est-ce que on fait pour éveiller le spectateur donc il a beaucoup travaillé euh comment il s'appelle Auguste au boil mais je veux vous dire que quand je parle de théorisation dans mes premiers propos ça veut dire quoi est-ce que vous savez que au burkin on pratiquait le théâtre d'intervention c'est le théâtre pour le développement peut-être même avant d'autres pays je vous dis que c'est un jour ça c'est Prosper comporé qui me l'a raconté il était à Paris il il a vu une bibliothèque il est rentré dedans il cherchait les livres il est tombé sur PAF Théâtre de l'Opprimé il était un peu un peu chaud quand il a pris l'œuvre il a acheté et quand il a lu c'est tout ce que lui il faisait au Burkina mais comme on dit les Africains n'aime pas écrire ça aussi c'est peut-être un de nos problèmes donc il est oui c'est c'est une Boutard mais c'est ça donc il est mais il a eu ce grand esprit là il est rentré en contact avec August boil je parle beaucoup August boil et ils ont essayé de travailler ensemble donc August boil venait au Burkina Faso et Prosper allait à Janero jusqu'au décès de Augusto donc c'est des gens qui se sont compris et qui ont travaillé donc c'est pour dire que c'était spontané maintenant si je reviens au théâtre d'auteur c'est un théâtre généralement euh on prend une pièce parce que le théâtre d'intervention n'utilise pas forcément une pièce on dit aujourd'hui on va travailler je ne sais pas sur sur le terrorisme voilà on dit toi tu joues ça toi tu joues ça et puis on fait quelque chose si c'est bon on essaie de garder ça mais le théâtre show d'auteur utilise une pièce de théâtre voilà on peut prendre une pièce de Shakespeare un exemple comme ça amelette ou bien tartuf un exemple comme ça on on montre quelque chose et on joue mais de plus en plus les détracteurs pensent que c'est ça qui est le théâtre et que l'autre c'est pas du th donc à l'intérieur a des débats d'école comme dans toute théorie il y a des débats d'école et c'est aussi qui fait que la recherche est bien parce que on ne peut jamais se être d'accord mais on c'est ça aussi comme on dit c'est du choc aussi que N comment on appelle ça la lumière donc c'est pour vous dire que voilà le théâtre populaire c'est encore un théâtre qui est pour la population voilà il y a un monsieur un Africain c'est mémel faute je sais pas si vous l'avez connu voilà qui disait que le théâtre populaire c'est un théâtre qui est fait non seulement pour la population urbaine mais la population rurale c'est pour dire que vous allez vous installer dans un quartier dans une école vous jouez avec les populations donc c'est un peu populaire et ça crée beaucoup plus d'émulation et c'est un théâtre vraiment pour voilà fait pour la société voilà pourquoi on par le théâtre popula donc voilà ce qu'on peut dire théâtre d'intervention sociale théâtre pour le développement ce qu'on peut dire théâtre d'auteur et puis ce qu'on peut dire théâtre populair et aujourd'hui nous pensons que avec l'effervescence des pays africains en en terme de révolution en terme de conquête de de soi de personnalité de soi nous pensons que le théâtre populaire est beaucoup plus adapté que le théâtre comme l'autre avait dit et je pense que c'est Antonin ato on n qu'à détruire toutes les scènes voilà on va jouer sans scène on va pas se mettre quelque chose il y aura pas de barrière et ça c'est Antonin qui le dit dans son théâtre et le double donc nous voulons nous pensons que actuellement pour notre siècle c'est le théâtre populaire qui siè pour nos populations donc voilà pour pourquoi nous voulons mettre l'accent sur le théâtre populaire en convoquant maintenant le cinéma pour nous aider à diffuser c'estd ce qu'on joue le matin le soir c'est diffusé et tout le monde regarde un peu comme les conttes voilà au au village d'accord donc on voit déjà la grande voix que vous êtes en train d'ouvrir ouis merci beaucoup euh pour pour cette conversation et pour les différentes perspectives sur le théâtre au burkinafasson merci euh merci aussi que que bon les nos étudiants auront aussi l'occasion de suivre un atelier de théâtre avec vous dans les deux semaines à venir c'est vrai donc merci beaucoup d'être venu merci pour la conversation merci à bientôt merci encore à Afrique multiple à IAS c'est vrai l'atelier que nous allons mener ça va porter sur le théâtre de l'Éc l'écoute the listen théatre c'est dans la société souvent on s'écoute et on parle mais on s'écoute pas c'est ça qui envoie souvent les crises et puis les guerre donc mais si on s'écoute d'abord sur la scène c'est quelque chose si dans la société on s'écoute c'est quelque chose donc on va travailler sur ce workshop là h donc on reste à l'écoute merci beaucoup dans que merci merci
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