A conversation with... Seydou Boundaoné
- Title
- A conversation with... Seydou Boundaoné
- Abstract
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As part of the event series "Afrikaleidoskop" Seydou Boundaoné joined the Cluster to present his film "Le Sermon des Prohpètes". In this video he talks with Prof. Dr. Ute Fendler and Marie Nadege Tsogo Momo about his film.
Seydou Boundaoné is a Burkinabe film director, screenwriter and producer. He made his debut in filmmaking in 2012 following a training on six episodes of “Noces croisée”, a TV serial by Credo Média. In 2012, he edited “Wam Peega”, a fictional film by Veenem Films before working as Chief operator on “Le piège de la passion”, produced by 3è Œil Production. Prior to “La colère des enfants soldats”, he directed and edited “Mémoires de célébrités” in 2012. In 2022, his feature “The Sermon of the Prophets” is World Premiered at Carthage Film Festival (JCC, Tunisia).
"The Sermon of the Prophets" is about Abdou Djamal, a 50-year-old leader of an armed group, who passes himself off as a gold digger and a devout Muslim. He lives confined to his home in a district of Ouagadougou, a small town on the outskirts of the capital. He only goes out to attend the mosque and a few social ceremonies. He is a strategist and a master manipulator. - YouTube playlist
- A Conversation with ...
- Date
- February 19, 2024
- Language
- French
- Transcript
- bonjour on se retrouve ce matin pour nous entretenir sur le film serment des prophètes en présence du réalisateur monsieur seou bndouan qui qui vient de wagadouou Burkina FASA donc merci beaucoup d'être venu à baayro moi-même je m'appelle fentla et j'organise ou coorganise le festival cinéma africain et la série euh des projections dans le cadre Africa lidoscope eu et il y a aussi Marie Tsogo qui organise aussi ces journées de cinéma avec moi donc on va on aimerait bien échanger sur sur votre film et votre travail euh donc si vous pouvez peut-être d'abord nous parler un peu de vous-même de vous présenter donc comment est-ce que vous êtes arrivés au cinéma par exemple si on peut commencer par là là bonjour à vous et merci à vous de d'avoir fait honneur à mon film en le sélectionner pour en le sélectionnant pour votre festival et aussi merci pour m'avoir invité euh dans cette petite belle ville pour présenter mon film voilà euh moi c'est sououné comme vous l'avez dit voilà je suis cinéastre aujourd'hui sinéastre burkinaba euh moi d'abord il faut dire que je je suis né en Côte d'Ivoire j'ai un peu grandi en Côte d'Ivoire voilà j'ai fait quand même mes études scolaires là-bas et c'est en 2005 avec la crise qui qui avait engendré qui qu'il avait là-bas parce qu'il avait une guerre là-bas que moi je suis rentré en 2005 au Burina Faso maintenant quand quand je suis rentré euh je venais même pas pour faire faire du cinéma c'était pas dans ma tête c'était pas pas un rêve je ne pensais même pas qu'un jour j'allais être Cinéas ou peut-être caméraman même c'était même pas dans ma tête quand moi je suis rentré d'abord moi je dans ma tête c'était de faire de la musique c'éit de C de faire de la musique Hipop puisque je pratiquaé un peu donc quand je suis rentré j'étais avec mon grand frère euh ils sont dans la communication lui il est journaliste mon cousin lui aussi il est dans la communication donc la seule chose qui était devant moi c'était le métier de l'audiovisuel puisque mes grandfère évolit dedans donc j'ai j'ai été mis en contact avec un caméraman pour pouvoir être son assistant voilà donc j'ai essayé un peu avec lui et en même temps on faisait la caméra je faisais la caméra j'apprenais la caméra j'apprenais le montage h voilà donc au fur et à mesure je suis devenu caméraman monteur et après j'ai eu l'envie de faire des fil film là c'est l'envie est venue après j'ai eu l'envie de venir de film j'ai dit je m'intéressais beaucoup au documentaire donc il y a Monsieur Bernard yamegoo c'était un prêtre qui avait une maison de production donc celui qui m'a formé en montage euh travaillait aussi là-bas donc lui il m'a déporté aussi là-bas pour pouvoir aller un peu travailler avec lui don il avait une série qu'il faisait donc euh directement j'ai été à assistant assistant à la caméra voilà donc j'ai appris un peu j'ai découvert le plateau donc quand et l'appétit venait maintenant à mangant je voulais vraiment faire donc on a fait après cette série toujours mais là je moi c'était la fiction ne m'intéressait pas c'était c'était le documentaire donc j'ai essayé j'ai pris ma caméra comme moi j'aimais je pratiquer la musique Hipop j'aimais le hip hop je suis venu au Burkina caé Hipop sans dire à quelqu'un ça c'est à vous j'ai dit ça aujourd'hui je à quelqu'un voilà pourquoi je suis venu au Bina donc j'ai dit bon j'avais des rappeurs qui étai là j'ai dit je vais faire un film sur le parcours VO donc j'ai pris la caméra tout seul je vais j'ai fais les interviews j'ai fais les interviews j'ai F le concer et tout et tout et j'ai pu monter j'ai fait un film de 52 minutes c'était courageux quand même he j'ai fait un film de 52 minutes et les 52 minutes c'était là j'ai regardais quand mon temp mon temps c'était intéressant puisque je montais je montais c'était intéressant donc c'est monté fini après j'ai vu que c'était un film j'ai dit mais attends moi jeis un film donc je l'ai présenté à clé diaiao clé diaiao vous la connaissez très bien voilà elle a troué c'était bonelle m'a mis en contact avec ces filles ces filles ils ont acheté le fil ah donc je suis quelqu'un maintenant j'ai ah j'ai d donc il faut que je me lance un soir je j'étais à la maison devant mon ordinateur j'ai commencé à écrire une histoire quand j'ai écris je regarde je dis mais ça c'est un film ça c'est un film donc j'ai d il faut que moi j'apprenne donc j'ai commencé d'abord les recherches mon disque était plein sur YouTube Google comment écrire un scénario comment écrer un personnage comment comment comment comment comment j'ai beaucoup appris tous les sites de cinéma je tape seulement type de cinéma en français je lis seulement type cinéma je lis seulement si je vois que c'est en anglais je prends allez je trans je transcris ça je traduis ça en français je lis donc je m'intéressais maintenant comme ça au cinéma je m'intéress au cinéma j'ai écris le le le scénario quand j'ai écris après mon ma machine a pris un coup tout est parti ah donc je voulais réécrire un autre scénario et c'est là j'ai écrit un coupmétrage le la colère des enfants soldats ça c'était mon premier coupmétrage h voilà je l'ai écrit euh excusez-moi C quel quelle année euh je l'ai écrit en 2013 2014 je l'ai réalisé en 2014 quand je l'ai réalisé en 2014 je réalisé même grâce à l'argent que c acheté mon documentaire cargent j'ai pris et puis j'ai réalisé ça directement parce que personne ne te connaît qui va te produire donc j'ai produit dieu merci ça a été sélectionné au Fespaco donc j'ai ah moii suis quelqu'un et ça a été reussi racheté et passé sur TV5 hm hm là je me suis maintenant intéressé au film quand il y a des plateaux je vais je suis assistant j'ai j'ai beaucoup travaillé en studio j'ai été beaucoup assistant monteur monteur donc là j'ai beaucoup appris maintenant sur les plateau je partais euh on a fait il y a une série qu'on a que j'étais aussi assistant de Adam Romba voilà qu'on a fait des des pilotes de la série ensemble et tout ça et comme ça j'ai appris et quand il y avait des for formation à l'Institut imagine beaucoup là-bas aussi j'ai beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup appris avec Gaston caboré là-bas voilà j'ai fait des formations là-bas que ce soit en montage en réalisation et puis en mi mixage son voilà donc souvent on faisait quand on lançait des des appels voilà donc je parais partais faire la formation pu j'avais un ami là-bas Edgar Bou voilà h et le film sur le le hip hop si j'ai bien compris le titre c'est quoi le mémoire de célébrités ah ok mémoire de célébrité c'esttait sur les 10 ans de carrière de F au combba yéen et puis euh smokeé hm hm je le connais aussi ok moi je je suis impressionnée par votre parcours vous avez eu une formation autodictate comme vous l'avez expliqué mais ce qui a attiré mon attention dans dans votre histoire c'est le titre de votre premier coupmétrage la colère des enfants soldat et je fais directement le lien avec le titre de votre film que nous diffusons dans le crad de ce festival le sermon des prophètes et je vois que les deux films ont un lien avec la la sécurité avec eu euh l'armée voilà et je voudrais demander à partir de là qu'est-ce qui vous motive à explorer beaucoup cette thématique bon d'abord euh j'explore j'exloré et j'explore cette thématique parce que dans les dans les deux films qu' on voit c'est la jeunesse c'est la jeunesse parce qu'aujourd'hui les jeunes je ne sais pas si c'est une question bon c'est aussi une question de d'éducation une question de déboucher une question aussi de de pauvreté qui fait qu'aujourd'hui les jeunes sont beaucoup exploités les les jeunes sont beaucoup exploité par par que ce soit par la politique que ça soit par des institutions des jeunes sont beaucoup exploités parce que bon eux aussi quand on leur propose de l'argent ils vont quand tu vois la colère des enfants soldats c'est des enfants qui ont été recrutés pour aller faire la guerre tu vois donc après la guerre quand ils sont revenus tous les grands et ils se sont nominés ils ont pris les grands pores et puis bon ils vivent tranquille et ils ont abandonné ses enfants ces enfant en réclamant le die on cherche maintenant à les éliminer tu vois mais maintenant comme eu c'est des enfants sont là ils vont pas se laisser ils sont pas laissé faire voilà donc c'est toujours ça tourne autour de la jeunesse de la pauvr é de ce que nous vivons parce qu'aujourd'hui on peut dire que nos dirigeants nous maintiennent dans la pauvreté pour pouvoir mieux nous exploiter ça c'est clair parce que ils ne veulent pas ils ne veulent pas quand il y a un groupe ils veulent il peuTent pas prendre l'argent comme ça remettre à un groupe il peut pas dire à un groupe aujourd'hui voilà nous avons un projet de formation pour vous non il regarde toujours le leader on lui donne un peu on le carte du groupe le groupe reste toujours pauvre pourquil continue de les exploiter voilà donc c'est là moi aussi bon quand je suis inspiré je parle un peu mais ce contexte d'insécurité de guerr dans le milieu dans la sphère bkinabé est-ce que c'est une peinture réelle de de la société bkinab actuellement est-ce que c'est un li avec la crise sécuritaire de de guerre oui la guerre c'est toujours la guerre c'est toujours les problèmes de de lutte entre les groupes oui bon bkina Bina nous pas eu grandeer mais c'est actuellement c'est ce qui est là aujourd'hui qu'on appelle une guerre et c'est la chose qu'on appelle aujourd'hui le terrorisme voilà c'est ça aujourd'hui qui est devenu une guerre mais plutôt au le d'une guerre je dirais cétait une c'est une lutte c'est une guerriia en fait voilà c'est pas guerre en deux armée c'est la guerre entre l'armée et des groupes de personnes des groupes armées d' c'est ce que nous nous vivons ça aujourd'hui et maintenant euh et bon on a on on a mis dans laass globale de du terrorisme h même quand quand l'actuel président le capitaine Ibrahim TR a pris il avait dit de ne de ne plus parler de terrorisme parce que c'est pas c'est pas du terrorisme mais puisque c'est c'est c'est c'est qu'est-ce que je veux dire c'est si je sais pas si je veux dire que c'est l'héritage du terroristme ou bien mais ça a découlé du terrorisme voilà parce que aujourd'hui ce phénomène arrivé au Burkina comment on avait un chef religieux am qui était là un grand imam qui était à Gibo qui prêchait qu' avait des talibés qui avait des personnes qui croyait beaucoup en lui parce que il prêchait il prêchait les vendredis même presque les gens travaillaient pas chacun il partait écoutait s prêches voilà donc euh lui il était dans ses dans ses prêches parce qu'il était il était un peu un peu radical donc maintenant quand le terroriste a commencé au au Nigéria avec beauo Aram au Mali les séparatistes sont rentrés après la guerre en Libye les séparatistes sont rentrés donc ces gens qu'on appelle ces terroristes ils sont infiltrés en même temps ils ont profiter de la brèche ouverte par les groupes armés maliens ils sont rentrés donc diko euh lui aussi il a il a envoyé ses c'estes ses ses élèves quelquesuns de ses élèves au au Nigéria au auprès de Boko Haram ils sont venus ils se sont formés et ils ont commencé à euh collaborer avec les terroristes du Mali et ils ont commencé à faire des prêches à faire des prêches à faire des prêches et il y a eu quelques petites attaques qui ont commencé donc l'armée dieu merci on a tué Amadou diko son fils a pris le relais son fils a été tué mainant quand son fils a été tué c'est comme si on avait mis un pied dans la fourère et tous ils sont épartis maintenant dans le pays et maintenant c'est devenu des groscules des groscules qui ont commencé l'armée aussi commencé à lutter avec eux au début quand ça commencé c'était c'était vraiment il parlait vraiment que de religion h parlai de religion ils attaquaient les écoles parlis de religions ils attaquaient les écoles mtenant quand c'est devenu comme ça des groupescule maintenant il s'attaquent à tout le monde et les bandits les bandits les coupeur de route les anciens prisonniers autres là ils sont j à eux donc chacun cherche quelques armes là il vient s'il n'ont pas d'armes ils cherchent un poste de police isolé il vient ils attaque ils prennent ses armes donc ils sont déjà armés et maintenant quand ils vont sur le terrain maintenant ils ne font que voler du bétail exploiter l'or euh faire la rasia il viennent il chassent les populations il ramassent tout il se partag et c'est ce qu'ils font sinon aujourd'hui le teror au Burkina n'a pas de n'a pas de visage ça n'a pas de nom ce n'a pas de leader il y a pas d'idéologie a rien mais ils sont là il tuent et puis ils violent c'est tout ce qu'il faut et c'est peut-être ça qui vous a inspiré le titre le sermon des prophètes oui justement c'est ce qui m'a inspiré le sermon des prophèt parce que c'est un nouveau discours que ils apportent et le discours ils l'ont apporté avec plusieurs sujets ça çad quand ils viennent il dit bon c'est la religion ils arrivent à voir quelques personnes après quand on les découvre il vient maintenant ils disent que c'est la question une question comment diris- identitaire ils disent puisque ils sont ils sont venus du Nord donc ils disent que ils sont des peulles et ils disent qu'ils sont là pour la cause des peulles ils disent que les peulles aujourd'hui quand tu voas les zonees aujourd'hui ils disent que le le zone leur région n'est pas développée et que tout ça c'est le gouvernement c'est le gouvernement que je pas comment dirais-je développer le région donc il faut que ces jeunes pe se jeunent à eux pour lutter pour pouvoir un bien-être de leur communauté donc ils ont fait ça ils ont fait ça ils ont fait ça après ils ont vu que ça ne marche pas donc finalement il collabor entre eux terroristes du Mali du Niger pour pouvoir mener ces attaques puisque on passe pas que actuellement il ils peuvent recruter encore encore encore c'est un peu compliqué pour donc maintenant ils font avec des mercenaires entre eux que s'appelleent mercenair parce que su un terroriste du Burkina fait appel un terroriste du Mali c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est un mercenire qui l' cherché voilà donc c'est ce qui est là actuellement mais on pense que parce que quand ça a commencé au début quand ça commencé au burkin véritablement au Burkina ça commencé en 2016 janvier 2016 où il y a des terroristes qui sont venus attaquer à l'hôtel palme Bich HM h voilà ça commenc là mais là et par ils étaient toujours sur la question religieuse hm hm là il éit toujours sur la question et là à ce moment le nos gouvernements et notre armée nos populations n'était pas prêt à ça parce que on attendait nous on attendait que ça s'est passé au Mali on attendait que ça s'est passé au Nigéria on attendait que ça se passait en Afghanistan on regardait les films américains les Benladen donc nous c'était ça on savait bon nous on regardait ça comme ça on savait pas comment c'était donc quand c'est arrivé maintenant en 2006 au Burkina on n'était pas prêt à ça donc c'était une nouvelle chose donc c'est ce qui fait que ils arrivaient à à encercler des camps militaires à exterminer les militaires ils arrivaient à à les POS de jeanarmerie ils égorgeent partout donc P sait même pas qui était qui mais aujourd'hui on connaît le motopératoire aujourd'hui on connaît comment ils agissent donc on arrive à faire face on arrive à à repousser ça donc comme vous vous avez expliqué euh très bien le le contexte au Burkina qui depuis quelques années et j'aimerais bien savoir donc comment est-ce que vous avez commencé à travailler sur le scénario pour le film Le Serment des prophètes euh le film je l'ai écrit en 2019 euh ça je l'ai écrit c'est une fiction une histoire imaginaire j'ai mis ma vie je l'ai écrit mais pour avoir les informations pour que le film soit vraiment euh proche de la réalité je me suis beaucoup j'ai cherché des informations auprès vraiment de des médias des médias des informations que les médias avaient qui relayent et aussi auprès des populations déplacés qui étaient dans ces zones où les tists sont chassés voilà donc quand il faisait le témoignage j'ai des amis aussi qui ont eu le villages qui ont été attaqués voilà donc ils ont des parins qui sont là-bas donc quand tous ceci faisaient leur témoignage de ce qu'ils ont vécu ce qu'ils ont vu ce que j'ai entendu donc c'est avec tout ça que j'ai quand même euh enrichi mon scénario pour que que ça soit vraiment vraiment vraiment plus proche de la réalité voilà donc quand tu regardes ce film ce film c'est une fiction mais c'est de la documentation pour ce qui est du terroriste aujourd'hui parce que c'est réellement ce qui s'est passé sur le terrain que j'ai retranscrit dans ce film et voilà pourquoi le film comme je le dis le film il est frontal voilà il il te monre tout tous tout de suite et ce qui te monre tout de suite aussi c'est que c'est ce qui se passe là-bas donc moi je voulais juste raconter qu'estce ce qui se passait là-bas voilà ce qui se passait sur le terrain réellement voilà voilà voilà pourquoi j'ai j'ai j'ai pas trop trop trop creusé dans l'imagination voilà j'ai pas trop creusé dans l'imagination j'ai pas trop traîné un peu dans dans dans dans les récit poétique et puis parce que c'était ce film a été fait dans l'urgence il faut le dire parce que au moment quand euh ce film je l'écrivais à le terroriste un Griff battait fort battait fort c'estàd chacun s'accusait on disait si on disait ça on disait ça donc c'était c'était vraiment euh dans le feu de l'action et donc fallait dire aussi réellement ce qui se passait voilà ce qui se passe voilà donc c'est ça et je suis curieuse de savoir si les populations peut faire la différence entre le tournage qui est le cinéma et la réalité au moment du tournage sinon comment est-ce que tu as je peux tuttoyer excuse comment est-ce que tu as réussi à manager ça à faire comprendre aux populations que là c'est le cinéma et que ce n'est pas la réalité surtout que les populations euh au vu du contexte pouvent être traumatisé par par tous ces événements donc comment est-ce que ça s'est passé quels sont les défis que tu as rencontré comment tu les as sumontés ok euh quand j'ai écris le film d'abord parce que cétait comme je l'ai dit c'était chaud c'était une une période qui était un peu cha moi d'abord même quand j'ai écrit ce film quand je le présentais d'abord au au comédien d'abord je le je le disais même pas directement que cétait j'évitais de dire le film qui parle du terrorisme j'ai dis chaque fois c'est la radicalisation des jeunes pas des groups armés qu' attaquent les villages et tout et tout et tout avec des comédiens c'était un peu difficile parce que il y a beaucoup de tête d'affiche qui ont qui étaient d'accord avec moi qui ont l mon scénario après ils ont désisté ça je le dit ils ont désisté voilà a d'autres qui ont désisté parce qu'ils ont dit que bon ça là ça serait un peu dangereux pour eux ça serait un peu dangereux pour eux voilà donc euh mais finalement il y a d'autres qui ont accepté maintenant pour o où c'était encore plus compliqué c'est ceux qui devaient jouer quand même le rôle de de terrorisme parce que ceux qui nous attaquaient ceux qui nous attaquaient ils avaient de des visages sain il avait la formologie peul il parlait en peul donc tout le monde disait que c'était des pe cétait des PE c'est des Peul Bont trouver un peul aujourd'hui qui va venir jouer ce rôle de peul méchant tueux terroriste dans le film il refusé il y a d'autres qui ont accepté qui ont pris le scénario on a fait des répétitions et tout et tout et tout et tout tout après ils ont refusé donc quand c'était comme ça moi ça devenit un peu compliqué pour moi comme je voulais aussi être très proche de la réalité je voulais vraiment ces gens qui avaient ce ce visage qui avaient ce cet accent qui parlait C cetteue donc il fallait un des gens comme ça donc moi je les a dit finalement j'ai dit à mon acteur principal puisque il y a un qui est un qui a qui a désisté 2uxè a désisté le 3è je lui ai dit j'ai dit bon tu sais euh vous les PE on peut pas vous aider il me regarde je dit pourquoi j'ai dit mais vous nous tuez on veut trouver une solution à ça et vous refusez il s emporé donc moi je vousux dire qui sont les terroristes j'ai mais je d j'ai d tu es terroriste non il dit non qu' n'est pas terroriste j'ai dit on va dire que les peuples sont des terroristes on va dire que tous les terroristes sont des peuples mais tous les peuples sont pas terroristes maintenant si toi tu n pas terrorist et que tu n'aimes pas les terroristes tu n'aimes pas ce que font les terroristes tu veux lutter contre ça tu vas pas rester à la maison viens je dans le film tu auras l'occasion de t'exprimer viens viux dans le film quand tu auras parce que tu as joué dans le film tu es l'acteur princial de film tu auras l'occasion T ou tard d'être face à la presse tu vas donner ton point de vue là on va dit ah beaucoup de peuples sont terroristes mais tous les beaucoup de terroristes sont des PE mais tous les peuples sont pas terroriste il m'a dit ah c'est un peu vrai j'ai dit c'est pas un vrai c'est vrai venez ensemble on va lutter contre ça parmi les terorist il a tous les éthnies dedans mais c'est la langue pe là qu'il ont ils ont pris pu ils ont mis en avant donc tout son le peuple c'est venu de là-bas donc il a accepté ils sont venus on a tourné euh je parmi eux il y a un un jeune homme dedans dans le film qui qui joue les monsur qui a beaucoup de cheveux qui voilà lui quand le film est sorti il des problème même l'acteur principal ils ont de problèmes dans leur quartier la communauté les appeler dit VO que vous là que vous faites honte à nos techni pourquoi vous partez jouz un tel rôle dans un film ceci cela ce cela et donc quand les on le a dit ça ils se sont rappelés de ce que moi je les ai dit ils ont transfir aussi mes messages en leur disant mais écoutez on on dit que nous sommes des bandites nous sommes des terroristes nous sommes des peup et puis vous voulez pas que nous on l contre ça quand nous on a joué dans ce film c'est pour dire c'est pour montrer que c'est pas nous tous qui sommes dedans donc s ils ont fait passer le messages ils ont compris aussi que bon fait passer euh je dans le film n'est pas dis que nous sommes des terroristes voilà mais maintenant les populations qui sont pas app le terrain quand on tournait c'est c'était compliqué aussi parce qu'on a fait des on a fait le repéérage peut-être 5 à 6 mois avant expliquer tout j'étais d'accord JEI mais que c'est un bon projet voilà c'est un belle initiative vous lutter contre les terrorisme j'était tous d'accord mais une fois quand on on vient on place le décor et on commence les tournages ils sont là ça les fait rire ils sont d'accord mais quand ça arrive dans les séquences de tu squ le terror vient à moto avec les accoutrements et tout PAF ils disent arrêtez arrê arrêtez arrêtez arrêtez arrêteterz surtout quand on fait sortir le drapeau là le drapeau on les cacha chaque fois le drapeau noir vous savez l'écriture arabe qu' est là- dessus là on le cachait chaque fois quand on partait le le chef déco il avait ça en M il le cachait toujours parce que quand on est prêt à tourner quand on le fait sortir on le met devant une moto comme ça ah non non les gens ne veulent pas les gens ne veulent pas mais on a essayé de tourner avec mais c'est ce qui a fait que je dis souvent j'ai l'habitude de dire qu'on a tourné à la Halte parce que quand les villageois ils acceptent qu'on tourne quand ils voient vraiment que c'est un tel film ils nous laissent tourner mais sachons que le lendemain ils vont pas nous laisser sachant cela nous les séquences qu'on a à tourner là-bas on les tourne on le trourne on sait qu'on a qu'une journée pour le faire donc on le tourne donc il y a des séquences qu'on a eu parfait on était d'accord il reste séquence qu'on a été un peu satisfait mais on a fait avec on pouvait pas revenir encore là-bas maintenant étant donné que on n' pas le budget qu'il faut on peut pas dire bon il faut laisser tout tomber et puis aller reprendre ailleurs on pouvait pas le faire donc c'est ce qui a fait que c'était un peu difficile pour nous c'était difficile pour nous même euh dans pendant le les derniers jours de tournage dans un village qu'on a tourné où unus a traîné une fille dans le film et puis elle criait mais au moment on tournait on tournait on attend la voix du chef du village en plein tournage arrêtez dis ch de savoir arrêtez on fait pas ça chez moi le chef du village alors lui même la veille on était avec lui on est passé avec lui caus avec lui lui don l' de col il était content quand on est venu on était avec lui on a tout placé devant lui mais quand ça commencé comme ça je sais pas si c'est quoi si c'est comme la population un peu traumatisé ou quoi quand la fille a commencé à crier sur le plateau le vieux a CRIR ilut pas comme c'est le chef il a arrê ve pas il a pris sa moto il est sorti le chef a dit arrê il est parti qui va le demander pardon qui va dire continuons on ne peut pas on est obligé de l'attendre le parti a duré là est revenu on l'expliqu on l'explique on l'expliqu on dit ok cette séquence on va plus faire cette séquence on va il dit donc vite pe partir donc c'est ce qui a été vraiment vraiment vraiment vraiment difficile pour nous et même il y a un village que je disais on était en plein tournage et puis après voilà la police qui a débarqué ils ont appelé la police pour dire que qu'il y a des terroristes qui sont venusci ils ont même tué des enfants donc ils sont venus comme ça mais heureusement bon comme on avait une autorisation de tournage et tout et tout et tout le commissaire euh donc quand les policiers sont venus ils ont dit faut que on parte voir le commissaire donc moi je suis reparti avec mon assistant au commissariat on a vu le commissaire lui montrer l'autorisation de tournage et tout et tout il a dit ok il y a pas de problème de de tourner mais de faire très attention donc on a fait on avait même plus de figures parce que les village qui devait être figurant de bouch chacun ça faut pas rentrer dedans et ça faut pas rentrer dedans donc ça fait que céta un peu comp compliqué pour nous donc c'est ce qui nous a beaucoup beaucoup beaucoup euh qui a été difficile pour sinon avec les autorités on n' pas eu de problèmes on n pas eu de problèm même pour avec travail de financement qu'on a eu pour faire ce film on n' pas eu de problème puisque le film a été a été produit avec la subvention du fond de développement culturel et touristique le ldct qui avec en collaboration avec l'Union européenne qui avait un projet le P le PC CG voilà donc c'est eux qui ont contribué à ce qu' on puisse tourner le film et puis euh bon quand on a pu tourner quand on a fini de tourner le film euh ça c la version qu'on avait au JCC et quand on est venu en postpruction il y a des trucs qu'on devait retoucher et tout et tout dieu merci euh le ministère du de la culture par le B de la présidence il y a une subvention qui a été débloquée pour des films qui devaient qui étaient sélectionné pour passer au Fespaco et notre film était sélectionné et donc on a eu aussi un peu de de financement là pour pouvoir essayer de rattraper des chos sur le film et au sein de l'équipe quelle était l'ambiance générale non le dans l'ambiance les techniciens ils étaient tous contents de travailler sur sur ce film ils étaient tous quand ils ont vu le sujet dit ah c'est un sujet d'ualité c'est ce qu'on vit c'est bon c'est bon c'est l'un des premiers films euh sur le terrorisme bkinabé qui qui parle vraiment des réalités du Burkinabé voilà quand tu regardes façon les ils sont habillés dans le film c'est comme ça ils sont réellement ils sont habillés sur le terrain donc ils étaient tous contents qu'on joue ce film chacun apporté ses idées chacun quand quand il y avait quelque chose à dire chacun disait et puis on a on a bien tourner mais mais le scénario on n'a pas eu de problème avec le scénario quand on a quand on a déposé pour le financement on n pas dit bon ceén on a lu votre scénario là il faut enlever ça il faut se faire si non non même que ça soit au niveau du fdcd avec l'Union européenne au niveau du du gouvernement personne n'a parler sur le scénario on a été libre de de faire le film comme on veut maintenant c'est à à Tunis pendant les GCC que le film choquait les gens le le film choquait les gens qu'on a publié euh quand on a projeté même en salle il y a d'autres qui sortaiit a qui sortaiit et restaiit dehors quand on sortait il nous disait que non que ce gens de film bon c'est trop dur c'est trop fort c'est trop violent pourquoi on a fait un tel film et comment nous on va repartir au pays j'ai ça c'est ce que les gens ont raconté que nous on a faire film est-ce que vous savez ce qui se passe sur le terrain est-ce que vous savez ce qui se passe sur le terrain ce qui se passe sur le terrain c'est plus violent plus violent que ce que nous on a dit nous on a juste donné une idée de ce qui se passe sur le terrain sinon quand les victimes euxmêmes racontent le calvaire est-ce que vous pouvez donc à Tunis en tout cas vraiment les gens mais eux bon peut-être c'est par rapport à le contexte ou peut-être eux là-bas la liberté d'expression avait une limite où il y a des sujets qui était un peu tabou voilà sinon avec chez nous là on n pas eu de problème avec ça je voulais même continuer queil y a même trois doctorants qui se sont intéressés au film hein voilà pour les thè se sont intéressés au film donc ça veut dire que quand même ce film a beaucoup d'information peut-être ça ça me donne l'opportunité de poser la question sur la réception du film le film a été sélectionné à la 28e édition du Fespaco oui et comment est-ce que le public bkinabé l'a l'a reçu oui au Fespaco souvent je j'ai dis euh un un rigolant que c'est sinon c'est le 2e film après Sira qui a fait salcom parce que euh on a on a on l' on l'a projeté dans la grande salle de la mairie c'était salale comme qu'andon a commencé après il y avait pas de tickets donc il y a beaucoup d'hommes qui étaient beaucoup de personnes qui étaient présentes donc on était content et même quand on a fait on a même fait une tournée on a fait une tournée nationale dans trois régions pour présenter de films vraiment le le public a a adhéré le public a bien aimé le film voilà les jeunes ont regardé puis ils ont surt les enfants ce qui me plaisait quand on a fait la tournée là et c'est les enfants qui posaient beaucoup de question les jeunes les enfants qui posaient beaucoup de questions que les personnes âgées donc ça veut dire que le public a vraiment aimé le film et quand vous dites une tournée dans vous avez pu montrer le film dans quelle région on a montré ça dans la région de haut bassin on l'a montré déjà dans la les régions du centreest on a montré dans la région du Sud-Ouest hm hm et dans quelle sal euh bon les régions n' pas de Sales justement c'est pourquoi je vous où est-ce que vous avez pu montrer le fou on a fait dans des dans des salles de fêtes h HM et puis dans les salle des salle des jeunes hm hm avec un vidéo projecteur sur mais le film n'a plus tourné dans n'a plus été programmé pour les salles à Waga après le FESPACO oui bon après le FESPACO on a eu une projection en salle au ciné Burkina ok une seule oui on a eu une bon après bon on a pas encore eu de dates pour pour le faire parce que puisqu'on a pas de salle la fil d'attend c'est très long Mme aujourd'hui si tu as un film sous la main tout de suite tu vas au ciné Burkina que tu veux euh le faire passer ah peut-être on va te parler de janvier prochain ouais par que les les jeunes se battent pour faire des petites films pour faire des petits films donc ça vrai que parce que c'est eux qui maintiennent le cinéma h ceux qui se qui font des films avec les appareils photos et tout les jeunes c'est eu qui maintiennent le le le cinéma au Burkina c'est vrai que les gens n'ont pas trop souvent les gens ont des des propos euh déshonorant envers eux onult qui font pas de bons films que le films le sont n'est pas bon le le le scénario à bancal ceci cela on les insulte qu'il font pas de bons films qui tuent le cinéma il ne tuent pas le cinéma c'est qu'il maintiennent le cinéma parce que aujourd'hui ceux qui font les films d'auteur qu'on appelle des cinéastes qui font les films d'auteur aujourd'hui ils font les films quand chaque 2 ans chaque 3 ans chaque 4 ans ils font un film et quand ils font un film c'est fini le film c'est pas pour c'est pas un film commeral c'est un film d'auteur un film d'auteur bon ça c'est pour une certaine classe c'est pour des festivals mais maintenant et la population bkinav ils veulent regarder le cinéma ils veulent cinéma ù il il comprennent où ils se sentent dedans alors maintenant ça c'est les jeunes là qui font ce genre de film populaire et quand ils font bon dieu merci ça marche pour d'autes ça marche pas pour d'autres et bon c'est un forg on dev forg voilà voilà quand ils m'ont fait le prier film le 2è film le 3e film déjà ils vont monter voilà donc ça fait c'est comme moi aussi si moi fait mon mon deuxè longmétrage ça sera plus différent que ce premier voilà donc c'est ça si N pas de salallle mais bon on essaie de se debrer pour faire avec et pour le tournage pour revenir rapidement au tournage dans quelle région est-ce que vous avez pu tourner le film on a tourné le film dans la région du Centre voilà parce que au début on avait fait les les repéérages dans la région du Nord après mais c'était très compliqué on pouvait pas partir parce que les attaques étaient trop on pouvait pas partir et et puis la le manque de confiance parce que à ce m il ça pas qui était qui voilà tu vas aller que N vetourner ici les gens vont dire ouais c'est vrai on on va vous aider on vous aider vous allez parti à l'hôtel et puis la nuit vont venir vous encerclez vous tuez c'est ce qu'il faisait donc ça fait que on a dit bon c'est un peu compliqué on est descendu un peu cent Nord après les terroristes avancai dans le centre centre est on avait trouvé une ville là-bas qu'on devait aller en répérage et 2 jours avant ils ont frappé encore dans cette ville donc ça fait que finalement on est venu tourner ça au centre voilà notre centre là c'est un peu sécurisé maintenant là c'est là quand on tournait là-bas on craignait pas le terrorises mais cé le popul tion qui qui était un peu rétisent qui craignent aussi des des représailles qui craignant aussi que on quand on va tourner les film on ne voit pas le village comme un village de terroriste donc c'est c'est au centre on a T le film oui bon peut-être je peux aussi saisir cette occasion pour parler un peu du film et surtout d'un personnage qui m'a marqué dans le film Abdou le le monsieur de 50 ans qui a un peu un euh un comportement ambivalent euh il il donne l'impression d'être une personne qui s'occupe de la communauté mais en parallèle c'est lui qui finance les terroristes euh et vu que voilà le le scénario est tiré des des des témoignage et de de et en fait le scénario c'est une peinture de de la société actuelle est-ce que des personnag comme Abdou avec ce comportement ambivalent est-ce que on a des cas de ex et ils existent peut après ils vont plus exister parce que quand les les terroristes ils sont en brousse ils mèent ça c'est ça c'est une lutte c'est pas une lutte ils commettent leur exacation sur la les populations maintenant quand il récupère l'or quand il récupère les bétailes c'est des gens qu'on dit qu'ils sont pas terroristes qui achètent c'est des commerçants qui sont pas dans des zones euh attaquer qui achète et ce sont des gens comme les Abdul Jamal et c'est ces même personnes qui le offrent le carburant on les troriste à un moment donné je peut pas de carburant donc c'est les gens comme Abdou Jamal qui donner ça au terroristes et dans les grandes villes il y a beaucoup comme ça que la la la gendarmerie l'armée a arrêté ils sont beaucoup comme ça douux il se lèvent il dit ouais nous on lutte contre le terroristme alors euxmême il pas bon peut-être ils font ça pour pouvoir éloigner de tout soupçon mais c'est eux qui qui qui qui finan les terroristes en quelque sorte puisquils achètent ils achètent le produits des des terroristes et il livrent du carburant et de la nourriture terroriste C gens comme ça ils sont pleins on en a attrapé beaucoup beaucoup même avantti quand je venais il y a un je voyais dans une publication qu'ils ont arrêté ou ça àuya voilà chè et les terroristes viennent le vendre du bétail et le livre du carburant et autre donc ils sont beaucoup comme ça dans le verre et dans le fruit ouais ça dans le fruit voilà pourquoi c'était compliqué c'est voilà pourquoi c'était compliquéit on a vu même euh en 2020 il y a des puisquil y avait une grande rencontre de l'armée euh bon c un séminaire sur les sécurité à Bobo qu'il y a des ministères même qui ont témoigné qu'il y a il y a il y a des ministères que les terroristes ont approcher pour pouvoir le donner de l'argent pour qu'on leur donne des informations donc à cette période c un peu compliqué donc chacun se méfia de chacun chacun se méfia de chacun c'est vrai que nous qui nous qui sommes dans des zones euh où il y a quand même un peu de sécurité nous nous on arrive à parler de ça mais quand tu V dans des zones où vraiment il y a des attaques ceux qui vivent là-bas làbas on n parle même pas là-bas on nen parle pas non ça n'en parle pas c'est tabou parce que qu' on sait pas qui est qui parce que tu parles aujourd'hui à ton voisin ton voisin est compli parce que les terroristes ils il il joue beaucoup avec comme j'ai parlé toujours quand on a parlé de film la couleur des enfants sur la pauvreté il te dit bon tu nous apportes une information tu as 200000 tu nous apportes une information tu as 500000 donc ça fait que si toi tu causes avec ton voisin lui mon voilà ce qu' voilà ce la nuit on se lè tu n'es pas là on va trouver ton corps quelque part que chacun se méfier de chacun son les gens comme abamal ils existent mais après on va les nettoyer ils vont plus exister sinon ils existent on peut peut-être rapidement encore parler du du titre le sermon des prophètes est-ce que c'était le titre dès le début ou bien vous en parce que bon il y a aussi les prophètes donc il y en a toujours plusieurs euh au début c'était pas le titre mais c'est quand je parle de prophète c'est des faux prophèt je parle des terroristes et les discours je parle de ces imams qui qui véhiculle des messages à la faveur des terroristes qui essaie de diviser la société par le discours pour pouvoir infiltrer le terrorisme donc c'est deux je parle je dis c'est le sermon parce que quand quand vous voyez dans le film Walid Jamal W Jafa qui a réuni sa communauté et puis il est dit levons-nous pour notre liberté cette terre nous appartient laissez-v vache allons à la conète de nos liberté le Burkina le Mali le Niger il nous considère pas comme le le citoyens il nous appelle homme d'Israël il nous appelle homme anurbané vois c'est c'est le discours qui est là c'est ce genre de discours que il donne pour pouvoir recruter voilà donc c'est le sermon et c'est cette séquence qui qui qui qui qui montre bien le titre du film aller parler à sa population voilà donc c'est le seron du Prophète c'est le discours maladroit que ces terroristes prendent pour pouvoir recruter les gens et le lut ça ils ne savent actuellement ils savent pas pourquoi eux-mêm luttent ils savent pas où ils est parti tout ça c'est pour quand même euh ils veulent fragiliser le gouvernement mais c'est impossible c'est imp impossible c'est vrai ça va finir c'est vrai qu'il y a des populations les victimes sont les populations sont nos frères nos sœurs nos m mais c'est le lut ça ne va pas aboutir s'il ne tuait même pas les gens on allait les rester regarder comme ça quand ils vont finir sauter sauter parler de l'Est à l'Ouest après il m vont arrêter mais comme il tu la population voilà pourquoi on en parle on en parle voilà on en parle parce que euh quand je moi je donne un exemple à Dibo il y a la police qui a qui a donné un témoignage où il y a un monsieur qui est venu à la police au poste de police il est venu au policier que que mes deux enfants fréquentent un prêcheur dans ces de jours là et lui pense que ses enfants sont en train de se radicaliser et que la police n'a qu' l'aider don la police a dit que la police n'a qu' l'aider mais la police n' venit arrêter les enfants la police a dit bon vous êtes venu nous dire ça mais bon nous on va mener nos enquêtes pour pour comprendre le père dit au policier quand moi je suis venu ici là vous voyez chez nous le commissariat c'est pas clôturé c'est au c tout le monde voit rentrer làbas il dit lui il est sû qu'on a vu rentrer là-bas donc lui il pe plus par à la maison les gars dit non non non non t'inquiète toi aussi faut pas all jusque là tu rentes n m nos enquêtes et pu on va voir si on va arrêter les enfants V le monsieur quand le père est revient à la maison c'est fini pour lui les deux enfants ils ont tué le pèr ouis ils ont tué le pèr prendre le maman remettre comme cadeau au au monsieur au prêcheur et il r pu sont par une histoire une histoire vra une histoire vra ok donc ça fait que là-bas il y a plein qui ont tué le papa il y a plein qui ont tué le papa en disant que le papa l'islam qui suit c'est pas la ça c'est pas l'islam que le Prophète a demandé c'est pas comme ça il faut vivre donc ça fait que c'est c'est un peu compliqué une fois quand il met ça dans la tête des gens tu ne peux rien tu ne peux rien on attend on a tenté même le procès de de quelquesuns qu'on avait arrêté mais au tribunal voyz comment il criait cri par toi tu es Satan quoi quoi quoi tu peux pas me juger toi tu es juges tu peux pas me juger c'est Allah qui doit me juger donc c'est c'est compliqué donc une fois quand ça rentre dans la tête c'est compliqué ils arrivent à radicaliser certains quand sur le terrain il y a d'autres qui sont vraiment vraiment vraiment radicalisés et eux ils croient vraiment qu'il m il mè il mèent la dihade il croient bien que chez eux qu'ils sont en train de lutter vraiment pour l'islam mais la majorité ils sont là seulement pour avoir de l'argent mais l'argent c'est qu c'est ça devient à la fin ça devient un un engrinage pour eux quand vous regardez le film à la fin euh le petit Oussou qui m l'argent on la recruté là il a dit que ah que tout ça c'est quoi le gars dit que c'est c'est c'est l'argent qu'il voulait mais il a dit que lui vaut rentrer maintenant le gar dit qu' a une mission mais il dit que non ok mais attends c'est c'est quelle mission qui ne finit pas et ça c'est réel aujourd'hui quand il recrute quand tu dis que tu as besoin de l'ARG il dit on te recrute on te donne 500000 par mois pas 500000 par mission c'est un réalité hein on a vu même c'est des témoignages à Bobo aussi ça c'est 500000 pour une mission l'enfant vient on le prend on lui remet 500000 chez lui c'est attends quelqu'un qui n'a même pas euh 10000 le mois on lu donne 500000 livres non il voit ça comme c'est des millions il viens on lui don réellement il combat on lui don réellement il combat il il a l'argent maintenant maintenant il va rentrer où tu peux plus revenir par si on te laisse partir tu peux venir les dénoncer B on te laisse plus partir tu vas rester d l' jus qu' mourir donc c'est ça on dit aux gens de ne pas de ne pas rentrer dedans sinon ils arrivent à corrompre beaucoup beaucoup à fait de l'argent un moment pour payer des motos des motos qu'on vendit à 600000 et il cherche des jeunes il donne de l'argent il dit bon la moto là c'est à 600000 tu vas tu nous achètes une moto à 1200 on lui donne 1200 le jeune ça lui se dit attends moi je de là au marché seulement j'ai un bénéfice de 600000 mais prend l'argent il prend l'argent il vient il pay la moto il v les remettre seulement il prend son argent et ces gens de complices sont les l'armée a neutralisé merci beaucoup ok merci beaucoup pour toutes les informations que que tu nous donnes sur le rôle des des prophète dans dans ce ce mouvement terroriste et ma question est celle de savoir euh les prophètes en réalité quelles sont leurs réelles ambitions est-ce ce sont des ambitions d'ordre religieux ce sont des ambitions d'autre économique est-ce que c'est les deux non c'est c'est c'est au début quand je venu c'était d'autes religieuse j'étais là il disait qu' il faut qu'on on enseigne la charia à l'école il faut qu'on enseigne commence à couper des pantalons vivre selon les les règlements de la charia c'est ce qu'il nous demandait bon c'est ce qu'il demanda aux gens et qui veulent changer ce gouvernement ce gouvernement vit à l'occidental qui est en dévasage avec ce que la charia nous demande c'est ce qu'il disait voilà pourquoi quand il venait quand il finissait avec quand ils attaquaient le Commissar tu des policiers il venaient dans les écoles il faisaent sortir des enfants souvent ils égorge les les les enseignants devant les élèves ils ont fait ça plein il vient les élèves sont en classe ils attrapent l'enseignant le gorge on le gorge maintenant souvent quand le jour ils viennent où il peut-être ils ont bien dormi ils ont bien mangé ils sont rassassés il pu ne vont pas tuer l'enseignant mais ils vont lui dire qu'à partir d'aujourd'hui il faut qu'il enseigne en arabe il faut qu'il l'enseigne si si c'est là si ve si il ne peut pas ils vont l'affecter un de qui va venir enseigner en arabe ou bien simplement il ferme l'école et puis allez tout le monde se cherche donc c'est ce qu'il faisait et maintenant ça ça on peut dire que ils avait un idéologie une idéologie là ils av avaient un visage on dit non c'est des islamistes qui lutaient mais après quand tout c là quand c'est fini maintenant ils viennent ils disent rien ils viennent ils tuent continuent le chemin ils viennent ils en ser un village il vient il tue que des hommes il laisse des femmes il vient tu que des hommes il laisse des femmes et maintenant c'est devenu autre chose encore vient il tue les hommes ils s'en vont un autre groupe vient il tue les femmes c'est tout c'est tout c'est tout ce qu'ils fontement c'est le lutte c'est juste d're économique voilà sinon au début quand il viennent il dit il faut enseigner la charia et puis il y avait des euh la zakate qu'on faisait payer au commerçants et tout et tout ils avaient le régisseurs tout tout tout c'est c'est un état islamique voulait vraiment instaurer mais ça n'a pas marché donc mais maintenant ils sont tu vol tu P viol c'est tout c'est tout ce qu'ils font aujourd'hui et aujourd'hui c'est je veux dire aujourd'hui c'est ça qui est le salaire qu'est-ce qu'il gagne il gagne rien par même l'argent qu' gagne il profite pas de ça puis que tu peux pas venir tu peux pas faire de transfert l'argent est sur toi sur le terrain tu fais quoi avec don aujourd'hui tout ce qui gagne dedans c'est tu tuer les animaux pour les manger violer les femmes c'est tout ce que aujourd'hui je peux dire que c'est le trophée qui gagn aujourd'hui qui est là comme ça le prof ah je veux dire quoi sinon c'est tout ce que c'est tout ce qu' ils ont aujourd'hui donc ils sont là eu ils vivent ça ils savent qu'ils vont mourir donc c'est le dernier jour ils font ce qu'ils ont à faire avant de mourir c'est triste et merci de mettre tout ça image à travers le film le sermon des prophètes peut-être si je peux poser une dernière question c'est après ce film ce film très engagé ce film très militant quels sont les projets à venir les projets à venir c'est toujours dans le film ok parce que le film est il a tellement à dire dans ce film il y a tellement à dénoncer dans ce film il y a tellement à à promouvoir dans ce film que euh un se long métrage nous laisse quand même sur sur notre fin donc euh je j'ai écrit sinon que je suis en train de terminer une série euh sur le même sujet sur le même thème voilà là je pense que avec ça si on a pu avoir euh le financement pour pouvoir le faire ça cette série on parense qu'on va beaucoup plus développé on aura vraiment beaucoup plus le temps de développer euh ceci parce que comme je le dis euh quand nous on fait un film on fait un film d'un long métrage de 1 heure et poussière don on a le temps de de faire le tour de la question que les médias les médias ils n'ont que 3 minutes pour le éléments dans le journal ils n'ont que 2 minutes et puis avec ça il y a il y a une question d'éthique de déontologie et tout et tout donc voilà rédacteur en chef à son œil là-dessus donc eu il font un peu rapidement mais dans un film on a le temps quand même de parler beaucoup de la chose mais dans une série encore on peut al encore plus profondément et attaquer beaucoup parce que quand le terrorisme c'est c'est un peu partout c'est l'économie qui a des problèmes c'est la population question sécuritaé c'est un c'est un problème économique c'est un problème social il y a beaucoup à dire donc vraiment je suis en train de travailler sur ce ce ce ce cette srie là et inchallah si on a eu des des bonnes volontés à nous accompagner je pense qu'on pourra le le réaliser et ça sera combien de d'épisodes vous le savez déjà oui bon actuellement on a 26 en main long série voà voilà on a 26 en mains voilà donc on souhaiterait aller à 52 mais on fait on a fait une avec une chite de 26 donc deux saisons voilà on a fait une avec une chite de 26 avec une ouverture peut-être Assal h voilà et on va éventuellement retrouver quelques acteurs actrices oui oui la quasi totalité m ok s ils sont disponibles voilà parce que on va mieux développer h on va mieux développer il y a des nouveaux personnages m qui vont dedans ok donc on attendra que la série va sortir pas sortir d'abord que la série soit prod bon sur des chaînes que qui seront accessi aussi à un public international voilà c'est ce que c'est ce qu'on souhaite HM h ok donc merci beaucoup encore une fois d'être venu de nous avoir donné votre temps pour qu'on puisse parler de votre film et voilà merci beaucoup et bon bon retour au bkina bon même si c'est dans une situation vraiment très très compliquée et bon tout en espérant que ça va se résoudre quand même un jour OK merci aussi à vous de de nous donner l'opportunité de parler de N filmer de de notre pays parce que c'est tout ce que nous souhaitons voilà c'est vrai que les médias euh donnent des informations ça il les donneent selon eux comme je viens de dire selon le le le vision euh nous autres nous on a fait des films nous aussi dans nos visions nous on vit la réalité voilà donc ces occasions comme ça vraiment ça nous nous sommes chaque fois euh euh ravis de de d'attraper cette perche et puis dire ce que nous passons et raconter ce que nous vivons voilà donc le festival aussi euh Africa cinéma Afric cinéma Africa de baot vraiment euh l'Afrique vous dit merci ah ouis l'Afrique vous dit merci de de cette fenêtre que vous vous ouvrez V merci beaucoup merci à vous surtout de partager aussi toutes ces histoires qui n en principe avec à travers les médias ne pourrait pas arriver ici merci encore une fois ok merci beaucoup
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