Literary readings and discussions with Wilfried N'Sondé and Kangni Alem
- Title
- Literary readings and discussions with Wilfried N'Sondé and Kangni Alem
- Abstract
-
Slavery in history, memory and literature: an African perspective
As part of the workshop "Slave Trade Memories at the Crossroads of Literature, Performance and History" in June 2022 the Africa Cluster of Excellence hosted this reading and discussion with Wilfried N'Sondé and Kangni Alem at @kunst-undkulturhausneunein8931. The event was moderated by Josias Semujanga and Thierry Boudjekeu.
Born in Lomé, Togo, in 1966, Kangni Alem is a writer, translator and literary critic, playwright, art collector and exhibition curator, director of the "Atelier Théâtre de Lomé" founded by him in 1989. He has received numerous awards, including the Grand prix littéraire d'Afrique noire for his book Cola Cola jazz, the Tchicaya U'Tamsi Prize of the Concours Théâtral Interafricain for his play Chemins de Croix and more recently the 3rd Prize of the Williams Sassine Literary Prize for his short story Une histoire américaine. He is an associate researcher at the CELFA (Centre d'Études Linguistiques et Littéraires Francophones et Africaines) at the University of Bordeaux III and is currently editor-in-chief of the review Notre Librairie and translator of the writer Ken Saro-Wiwa. Kangni Alem is a lecturer in comparative literature and theatre pedagogy at the University of Lomé. He directs the professional Master's programme, and has been working for the last few years on the mediation between literature, visual arts and performance.
Wilfried N’Sondé is a prolific writer, musician, author and composer. Born in 1968 in Brazzaville, he studied political science in Paris before moving to Berlin, where he stayed for 25 years. He now lives in Lyon. In 2016, he taught literature at the University of Bern as a visiting professor. He is currently a lecturer at the University of Mayotte. As a writer, he publishes his work with Actes Sud, and his novels have been translated into several languages. He has won several renowned awards, including the Prix des Cinq Continents de la Francophonie and the Prix Senghor de la création littéraire for Le Cœur des enfants léopards (2007), the Prix Ahmadou Kourouma for Le silence des esprits. And numerous other awards for Fleur de béton (2012) and Berlinoise (2015) and Un océan, deux mers, trois continents (2018). His most recent novel is entitled Femme du ciel et des tempêtes. - YouTube playlist
- Workshop Slave Trade Memories
- Date
- June 9, 2023
- Language
- French
- Transcript
- [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique] c'est un océan 2m3 continents où tu étais face on dessine focus give the float [Musique] on memory tears of ginside asseoir à école professeur Josia semoujanga of poters [Musique] [Musique] [Musique] merci beaucoup Thierry de d'introduire ces écrivains je commencerai d'abord par dire que dans l'histoire de la critique africaine on a mis beaucoup de temps à voir en fait les jeunes écrivains émergés je dis des jeunes pour nous ce sont des jeunes écrivains émergés à partir de ce thème quelques mots pour situer le contexte en 1986 c'est très loin dans l'histoire de la critique se passe si loin que ça c'est à nous d'Abla qui est aussi togolais a écrit un bouquin extraordinaire qui faisait le point entre les écrivains de la première génération jusqu'à l'arrivée de Kuruma et ce qui était différent les premiers c'était le discours de la négritude qui manifiait au passé précolonial qui était considéré comme anéidorado mythique c'est l'époque c'est le discours dominant qui a instruit aussi les pratiques sociales après Kuruma est venu aussi sont venus ils ont des construit ses mythes de la colonisation civilisatrice et tu traduis [Rires] [Musique] qui sont maintenant des gens assez d'un âge honorable il y a un moment où effectivement à cette époque ce qui osait écrire sur la traite et le rapport avec les Africains ont été carrément éliminés essayant bon le gay il avait parlé de ce thème du de l'esclavage avec les Africains et la critique et la cassé la politique et la cassée pour ne pas nommer c'est le président poète le reste vous le connaissez et maintenant le moment est venu ou c'était politique du désenchantement a permis que l'Afrique serait repris aussi ce passé sombre de l'histoire j'ajouterai que au fond ce moment que nous avons ici c'est un moment historique parce qu'il y en a pas de colocs comme ça et c'est ce que je voulais dire le reste nous allons écouter les auteurs je ne sais pas si la suite tu traduis d'abord la suite c'est-à-dire la problématique sans intérêt ok crossroad of Africa memory of sleeve tree in Africa [Musique] de négatif [Musique] c'est à dire que la frite maintenant c'est un moment où l'Afrique la jeune génération d'écrivains et le public accepte de soleil approprié cette histoire aussi occultée c'est une forme de maturité intellectuelle aussi ce que nous allons voir pour le reste c'est en lisant le roman de façon diagonale il s'agit de poser la problématique qui nous intéresse comment parler du trauma comment parler de la mémoire comment parler de l'histoire et quel est le rôle de la littérature et que peut la littérature on ne répondra pas à ces questions là nos auteurs sont là pour nous montrer comment dans leurs ateliers il travaille les bricoles à partir de d'une archive de l'histoire pour construire le roman Le roman qui relève de ce que les grilles appelaient les Grecs appelés poésies et l'historien lui qui parle de l'idée des Grecs de mimesis des faits mais comment mélanger tout pour que ce soit lisible et surtout quels sont les valeurs qui sont transmises comment dire se passer pour qu'il ait un sens acceptable dans la société contemporaine c'est je crois que c'est ça qui nous intéresse comme débat que peut la littérature [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] une nuit de l'été 1605 Martin me rejoignait dans ma cabine me réveillant car son mon épaule pour m'annoncer en murmurant la fin de la première partie de mon voyage j'étais à moitié endormi il me prépare la main et nous mon âme sans faire de bruit sur le pont sur le magnifique ciel étoilé il faisait doué l'on deviner ou loin la cime des arbres nous nous tenions côte à côte à couper à la passerelle d'abord si l'on se puis nos chuchotements glissèrent sur les remous de l'eau les pensées de matin se feraient un chemin vers la côte inconnue ils sont est au nouveau monde où tout serait différent on raconta à la ronde qu'il avait des contrées que nulle pieds humaines n'avait jamais foulé de vastes pleines des uns pénétrables peuplés d'animaux fantastiques des prairies au sol si fertile que chaque plante y poussait sans un effort à une vitesse incroyable des étendues vides qui n'attendaient que lui pour réinventer le monde en faire un paradis il balbutie Martin ces paroles construisaient un mirage un univers prodigieux il ne s'arrêtait plus je refusais son invitation à l'accompagner dans son projet de désertion il n'y a rien à lui proposer en retour je lui souhaitais bonne chance la gorge serrée je ne foulerai pas la terre du Brésil mon destin était ailleurs Martin ne comprenait pas mon envie de devenir un ambassadeur d'un roi pour lequel j'avais perdu tout estime je n'ai pas le courage de lui dévoiler ce qui me motivait vraiment ma mission secrète plaidait la cause des esclaves en haut lieu à lui les nouveaux trésors l'aventure et la chance d'embrasser une existence plus douce il ne répondit pas et posa simplement sa tête dans le creux de mon épaule l'instant aurait pu être beau j'espérais que René notre magie mais les essouffle le torride apporté par la musique du vent ce soir-là comme toujours depuis le départ ramena l'incissante plainte lancinante et terrible et Manon de la cale je me libérer du contact de sa peau en adressant à Martin un regard triste je vais aussi la tête quand il me tondu la main en guise d'adieu et regagner mes quartiers je perdais mon allié mon seul ami au matin les premiers esclaves montèrent tour à tour sur le pont pour être nettoyé une dernière fois avant de rejoindre la côte en sortant des écoutilles la plupart marché de tête baissée ils anticipaient les insultes avenues à l'écoute ou une humiliation de plus ils furent d'abord ébloui par la lumière très vive venue du firmament qui baignait la vaste plage en fonction son milieu un espace immense et paisible ou dans un bouillonnement de Cumes s'éparpillait les remous chargés d'Azur et les temples mattes des grains de sable mouillés parmi les flots leurs yeux plissés suivirent d'abord les minuscules touches bleues et vertes des vagues sur la peau de l'océan juste derrière elle là où stagnait là où l'avant sa course en arc de cercle vers le rivage se déployait une bon irrégulière d'eau turquoise les hommes redressa la nuque se levèrent devant eux s'étendait le Brésil la terre de brasier il s'arrêtèrent une émulsion soudaine circula des uns aux autres les gardes saisir les fouets chargés à les pistolets et agripper à la poignée de leur épée je tournais moi aussi mon regard vers là où commencer la terre ferme parsemé de grands arbres au tronc pensé par les vents du large sur les feuilles tremblantes sous la brise du jour scintillait des perles de rosée pour les captifs comme pour moi ce pays ce pays paru si familier que nous crûment être revenus au Congo à perte de vue au bout de l'horizon s'étirait une forêt mystérieuse dense et j'aurais juré par tous les saints et partout les âmes des ancêtres que c'était bien celles de chez nous luxuriante égorgé de vie j'imaginais la même faune abondante tapis dans les sous-bois aux aguets percés dans les branches et tout un monde minuscule fourmillons sur la terre la brûlure du soleil raviva le souvenir du pays j'espérais j'espérais retrouver la fureur du fleuve le sol rouge de bocaux la demeure des esprits la quiétude au pied de l'hôtel de notre chapelle en haut de la colline l'agitation Ghana les prisonniers qui se bousculaient vers la descente ce fut une illumination une chimère le calvaire finissait ici nous étions de retour tout rentrerait bientôt dans l'ordre j'ai envie de dire à tout celles et ceux qui partaient que peut-être très loin à l'intérieur des terres les attendaient le salut nous nous accrochons à cette illusion ensemble essayons de nous persuader que notre raison défaillée peut-être après avoir été déréglé par tant d'horreur nos corps accablées par la chaleur aux reconnaissez l'air du pays e et ne pouvait pas se tromper mais le soleil ici se lever face à la plage et non dans son dos comme à Luanda l'étonnement nous aura qu'un instant sur les cas attendaient les acheteurs la larme au cœur je regardais le ballet des silhouettes traumatisées en route vers un avenir un certain dans un monde inédit dont ils ignoraient tout des reflets d'êtres humains qui ne possédaient plus que la capacité de travailler le reste avait été brisé après des mois de séquestration dans l'obscurité de l'entrepôt ils avaient perdu toute notion de temps quelle est-il devenu leur unique soulagement était de quitter la cale et de se retrouver à l'air libre mon âme enfermé dans mon buste de marbre souffre encore de cette déchirure ils ont menèrent là-bas une partie de moi jubo détourner les yeux chlore les paupières je savais que les souvenirs de ce terrible voyage les images et les bruits ne me quitteraient jamais quant aux marins surexcité il s'affairait sur le navire en ébullition frottez les sols à l'aide de balai ou de brosse décharger la marchandise en finir au plus vite effacer toutes les traces de la famille puissent s'amuser oublier pour briser l'ennui Philippe III roi d'Espagne de Naples de Sicile et du Portugal caressaient les entailles creusées par les serres de son faucon préféré sur son gant de cuir il rêvait de palpitantes partie de chasse au vol en regardant par la fenêtre la Forêt Brune vertiges on se début d'automne son secrétaire personnel annonça Silve l'opéra délégué du gouvernement de Lisbonne à la cour de Madrid assis au bout de la table ovale d'huile présidé les audiences publiques Sa Majesté soupira profondément ce moustachu court sur pattes la Gazette une fois par semaine avec les innombrables doléances que les autorités de son pays adressées au monarque espagnol depuis l'unification des deux couronnes en 1580 la grave est préoccupée l'homme entra d'un pas pressé dans la salle de réception se prosterna devant le Sevrin salut à les ministres d'un bref hochement de tête et embrassa le dos de la main du duc de l'arma le favori du souverain l'ordre du jour était très préoccupant le Portugal se trouvait victime d'un complot international faut monter par le pape Clément 8 et son nouvel Héli Henri IV appuyé par Alvaro 2 roi du Congo à la demande de sa sainteté un ecclésiastique ambassadeur de ce royaume africain était en route vers le Saint Siège sur un navire français formellement identifié or cette initiative constituée de fêtes un manquement inacceptable au terme de la bulle pontificale de 14 ans 555 du pape Nicolas V qui avait concédé au Portugais l'exclusivité du commerce avec l'Afrique les exhortant aussi à convertir les païens de ce continent par tous les moyens des marins venus de Luanda récemment débarqua Porto avait fourni des preuves irréfutables de l'existence de relations directes entre le Vatican et la couronne du Congo à l'insu des autorités portugaises par ailleurs depuis son plus d’anglais de néerlandais et même de français commerçaient sur les côtes au sud du golfe de Guinée le duc de l'Herma blennie en entendant cette mauvaise nouvelle supplémentaire dans les affaires du pays fragilisées par un contexte économique tendu s'enfonçait dans une sévère crise due à l'entretien des armées et au ralentissement des revenus issus de l'extraction des métaux précieux en Amérique la guerre avec les provinces unies des Pays-Bas sont les encore vif de la débâcle de l'Invincible Armada contre la marine britannique en 1588 empêchait une action militaire de grande envergure sur l'océan pourtant la France subit par le vassal portugais ne pouvait pas non plus rester sans réaction les membres du gouvernement réunion autour de Philippe III jubilé comment le duc que l'on soupçonnait de diriger à la place de leur Monarque se sortirait-il de cet impasse où tous les rivaux et ennemis de l'Espagne bafouaient impunément le monopole et donc l'honneur de l'ensemble de la péninsule ibérique Silvio Pereira joue tant que si ce prêtre venait à Sierra Rome il ne manquerait pas d'insterséder auprès du pape en faveur des esclaves africains et de mettre en péril le lucratif commerce triangulaire Philippe III Bahia bruammont se demandant à quoi pouvait bien servir d'être roi si l'on ne pouvait pas s'épargner le bavardage d'un écervelé lusitanien au physique disgracieux réputé très pieux il prit la parole son grandes conviction s'étonna de l'existence de catholique dans ses contrées sauvages et interrogea l'assistance afin que quelqu'un lui expliqua comment ton pouvait acheter et vendre des gens qui partagaient la même religion que lui un silence embarrassé s'installa dans la pièce réfléchir vite trouver la parade son froissés ni son maître ni son allié le duc delerma compris qu'il était grand temps de faire montre de son autorité il se leva résista l'éponge de son long manteau et soufflent à quelques mots à l'oreille de Philippe III qui est au salat tête à plusieurs reprises et d'un geste là l'invita à s'exprimer tout en habilité l'homme de confiance de la couronne improvisa une élocution exaltée il sollicita d'abord le secours de la Vierge Marie pour qu'elle améliore l'état des finances du royaume et lave l'outrage Portal l'Espagne et au Portugal le sang coloré on l'espèce il était nullement question du statut des chrétiens d'Afrique qui bien évidemment méritait toute la compassion du Seigneur mais d'une affaire de haute trahison dont c'était rendu coupable le félon Alvaro 2 ces actes pardonnables appelés la plus grande fermeté il méritait la mort pour avoir un trié au mépris du droit et de tout respect à l'endroit de son tuteur bienveillant à ce titre son ambassadeur n'était qu'un imposteur il ne devait jamais foulé le sol de l'Italie il fut décidé qu'il serait éliminé en toute discrétion sur l'Atlantique afin d'éviter d'inutile désordre diplomatique en Europe les ministres accessèrent Philippe III fatigue tous ses discours réclamant un instant de repos avant la poursuite des entretiens quelques semaines plus tard trois navires de guerre furent envoyés sur l'Atlantique avec pour mission de traquer le vent paraclée de s'emparer de sa cargaison puis de l'envoyer par le fond avec l'ensemble de son équipage chers et frères vendus dans le Nouveau Monde violet humilié une peine abyssale me consuma à vous offrir je n'avais que ma culpabilité et ma promesse d'aller jusqu'à Rome pour plaider votre cause puissiez vous seulement me pardonner après votre départ une fièvre de transe brûle à mon front remontons du fond de leur repos éternel les ancêtres bourdonnaient leur reproches à mes oreilles me blâmer sans relâche je croulais sur le poids des remords souvenirs de la barbarie qui avait régné sur le vent par raclée j'étais rongé par le dégoût d'avoir éprouvé de si près la capacité des hommes à torturer leur semblable et à légitimer les souffrances qu'il a infligé vous aviez disparu mais votre rancœur elle était bien présente vous me méprisiez de n'avoir rien fait et je suis hanté par vos dépôts décomposées perdues dans l'abîme de l'océan je redoutais votre jugement marre relation a dû en fuite durablement perturbé loin de toute institution religieuse de plus plusieurs semaines ma foi se muet en un rapport plus direct avec l'au-delà où je me surpris à interroger Dieu sur sa création dans l'enclos du vent Paraclet ce cheminait seul désormais pris des tourments vous allez perdre l'équilibre lorsque me saisir des ombres venu d'ailleurs des esclaves sortaient de l'entrepôt DP et des paysan abusés sont pressés à de me soutenir des prisonniers torturés de Tolède mon Touraine des Juifs nus sous la pluie verte à mon secours je suis assisté par une foule de suppliciers des victimes d'un poster prétendant exécuter la loi de Dieu ou inventant d'autres prétextes pour légitimer le mépris de la vie humaine et justifier les pires atrocités mon regard seinta de la lumière qu'ils essaient du cœur fondu des déshérités la beauté des âmes que j'avais croisé et vu souffrir sur mon chemin nourrissait à nouveau la flamme demande enthousiasme dans mon esprit perturbé se confondir elle va au-delà et le pape l'un avec des domestiques allongés à ses pieds face contre terre l'autre devant une assemblée dociles de courtisans faut montant des complots au terme d'un si long voyage je me retrouvais dans un endroit emprunt comme au commencement de mon aventure de l'arrogance et de la prétention des puissants les fantômes à mes côtés perdir patience il se levèrent et ouvrir la marche j'emboîtais leur pas tout en impairant mes aïeuls et les maîtres du monde invisibles de me rendre ma voix perdue au moins pour ce moment j'inspirerai profondément retrouver un souffle timide et solliciter le pape à entendre son nom chuchoter du fond de la pièce il le va sans montant son menton posé sur son point d'abord surpris puis intrigué sachant à repérer la source de l'appel qui l'arrachait à son ennui un conseiller à s'empressa de lui susurrer quelque chose à l'oreille en me désignant du doigt les conciles à bulles cessèrent les murmures réprobatteurs qui bourdonnaient dans les galeries sutures emportées par les courants d'air qui soufflaient depuis les immenses fenêtres vont sur la place Saint-Pierre le corps glace glacier de terre de Thérèse enseraient dans ses hayons de jeunes mousse mapparus pour la dernière fois après qu'elle me sourit elle disparut lentement dans une brume laiteuse elle m'invitait à fournir un dernier effort je me défie des hommes qui me soutenaient et me met en mouvement le pas mal assuré la confusion dans le cerveau encore fébrile mais volontaire porter à bout de bras par une armée invisible j'avançais dans l'immense salle bordée de part et d'autre par deux rangées de colonnes et m'engager sur le tapis rouge menant vers l'estrade mon regard s'égara dans l'infini splendeur des mosaïques et des fresques des plafonds je tournais sur moi-même ivre de couleur et de forme stupéfaits par l'expression sur le visage des personnages peints tout un monde de merveille je virevolter avec l'insouciance d'un somnambule les non c'est les cardinaux s'inclinant sur mon passage leur soutane rester parfaitement alignés formaient une longue vague violette que mon habit blanc caressa comme une brise de printemps sur une voile sur ma route en direction de Saint Père qui m'attendait là-bas au bout de la ligne vu la douce sensation de naviguer quand je fuse à mi-chemin l'assemblée se prosterna provoquant un mouvement qui me rappela la houle de la marée qui s'avatait sur les brisons je commençais à défaillir j'ai entendu au loin des tastements qui sonnaient le changement de car les ordres d'un second de vaisseau le Christ est dans d'oiseaux dans un ciel orageux puis vint l'écho retentissant de la plainte des morts qui me précède de continuer mais je grimpais d'abord lentement la pente d'une colline attirée par un son de cloche entrer dans la chapelle de Boko qui surplombait la peine de Castille sous les couleurs chaudes de l'automne irriguée par le fleuve Congo je glissais sur la vase du rivage piquet de rose mais mes jambes ne répondaient plus je souris à la dépouille mutilée de frères Roberto à califourchon sur un âne plus personne l'immensité bleu de l'Atlantique une centaine de mains les poignets cerclés de chêne secouèrent mes membres engourdis enfin s'éleva un cœur mêlant les champs de mes 9 aïeuls et les louanges des moines agonisant en quai de la dernière énergie j'espérais un sursaut pour empêcher que mon corps ne s'effondra là à quelques mètres du Saint Père immobile confortement confortablement assis bien calé dans les épées coussins de son magnifique fauteuil d'or et de velours je retrouvais mes esprits à genoux face à lui je reconnais l'homme qu'il avait du balcon d'un des palais avec annoncé le départ de la course des jeunes juifs avant de rire de leurs humiliations j'essaie de parler mais plus de mots pour la personne qui me faisait face moi qui avait si longtemps cru rencontré un saint homme je ne vis qu'un caca génère usé parfumé des sens délicate coiffée d'une superbe tiare et richement pareil d'une robe blanche descendante jusqu'à ses pieds un homme au très fatigué sous son teint relevés par des poudres aux couleurs vives un dirigeant enfermé dans le faste occupa rester élégant dans son apparence figé dans les postures les gestes massinaux et futiles du protocole l'expression de son visage témoignait de la platitude d'un individu obligé de vivre loin d'un quelconque idéal je scrutais en vain son regard fier et concupiscent à l'affût de ce que son cœur pouvait contenir de profondeur d'âmes de monsétude et d'humilité mais l'être insignifiant qui m'adressa un regard ne suit que me tendre la pierre précieuse de sa bague je venais lui dire les souffrances d'enfants de femmes et d'hommes oppressés nier livraises à l'arbitraire et lui me réclamait un acte de subordination je relevé la tête fixé par le 5 sont cleanés des paupières une seule fois dans mes yeux couler un les larmes de Linda celle de son fils vendue par son père il est dernier sanglots de Simone danziga j'ai ajouté les sourires des quatre suicidés disparus dans l'océan le courage des révoltés vaincus par le canon et bien d'autres peines encore mais leur voix ainsi que toutes celles des oubliés flottant dans l'air décidé à s'en aller et à ne laisser que le souvenir de leur martyre en thé le Vatican ces murs ces meubles imposants et tout son luxe et voilà je les garde en moi elle n'attendait que mon départ vers l'au-delà pour rejoindre les prérés éternels aucune d'elle ne deviendrait poussière tant que leur mémoire ne serait pas perdu voilà ce qu'avait été ma véritable mission et au terme de mon voyage il me paru clair qu'avec elle toutes ne faisions partie d'un ensemble beaucoup plus vaste que nos peuples respectifs et que les communautés de nos religions je n'embrassais pas la bague du pape je trouvais la force d'allonger mon bras vers lui mon pouce dessina une croix sur son front puis je m'effondrer expirez mon ultime souffle combler exténué mais heureux je quittais le monde sauter dans la bible du temps certains qu'un jour quelqu'un reprendrait les mots qui avaient voulu mettre un terme à l'esclavage et aux autres meurtres de l'humanité ceux du prêtre venu d'une province du royaume des Bacongo mes espoirs trouveraient alors un écho auprès du peuple de la terre je partis allégée de Me désillusions détraïsons du feu et de la folie des hommes prête à accomplir mon rêve d'éternité convaincu que l'infini des temps serait assez vaste pour rendre à chacun son lot de justice et de dignité quelque part dans l'univers j'allais retrouver les esclaves les opprimés et les suppliciers me remémorer chacun de leur visage ni Riguet de leurs larmes et veiller sans relâche sur leur salut une tâche colossale le souvenir de maternelle restait vif une tendre mélancolie mais il ne fut plus une déchirure mon périple m'avait de t'enseigné le mouvement vers l'avant plus enrichissant que le repli de la nostalgie du passé ce que j'avais subi comme un exil je puis dire maintenant que ce fut la plus extraordinaire des aventures parmi les paysages et les hommes elle me sortit des nuages qui voient les yeux dans le pays de mon enfance entouré des miens à Boko j'aurais vécu dans une pauvreté de l'âme et aurait peu appris au cours d'une vie insipide et sans piquant au gré des pays que j'avais traversé je m'étais découvert un empressement pour les gens vertus animés de tendresse et de compassion cela se le devait surtout à Thérèse elle que je savais désormais calme et apaisé quelque part dans une dimension secrète et éternelle là où elle aussi entretenait le souvenir de nos espoirs sont sa présence au cours de cette errance jamais je n'aurais été instruit de la chaleur et de la joie d'être de à l'heure de mon trépas subissez subsister dans mon cœur un fort attachement à l'existence d'une passion d'amour entre les humains celle qui transcende la vie sur Terre en une expérience sublime sakum en janvier 160 la lumière d'Aurore qui émanait de son corps éblouit le pape au point qu'il lutte un mouvement de recul avant de tomber à genoux et de lever les bras au ciel après que ses frères François et Jean-Baptiste lui eurent relataient les épreuves ont durées par le prêtre venu du royaume du Congo la peine du Saint Père fut si grande qu'il décréta un deuil de plusieurs jours en hommage au premier ambassadeur africain au Vatican Paul 5 ordonna que la dépouille de donne un Tonio manuel soit enseveli sur la basilique Sainte Marie Majeure et afin que celui que la foi avait porté sur un océan deux mers et trois continents nous sombres jamais dans l'oubli l'artiste Francisco Kaporal fut chargé de sculpter son buste en marbre noir bien que je [Applaudissements] ça mérite un petit silence ça se passe de commentaires thank you very oui justement on a pas beaucoup de temps mais un commentaire très rapide c'est j'apprécie énormément cette énergie c'était vigueur corporel de porter le texte et c'est un texte théâtral en fait et la question viendra plus tard quels sont les procédés littéraires que tu utilises pour passer du récit événementiel de l'histoire à l'oeuvre d'art c'est-à-dire le roman mais je pense que peut-être ça serait mieux de terminer avec Annie à M pour que je pose les questions ensemble parce que sinon ça dépendrait du temps de nous disposons si nous avons deux heures encore on pourrait [Musique] [Musique] [Musique] avant que j'arrive à by rut Thierry dans nos discussions m'avaient demandé de montrer un peu comment l'écrivain travaille avec les documents d'archives et j'ai choisi de lire un chapitre du roman esclave qui est entièrement basé sur un cours de droit constitutionnel on peut même s'amuser les chercheurs peuvent s'amuser à comparer les mots du texte avec ce que j'en ai tiré donc le chapitre que je vais vous lire n'est qu'une mise en fiction d'un extrait du très célèbre livre du constitutionnalisme béninois Maurice gley intitulé le dent romain du pouvoir Adja à la nation fond dans un des chapitres de son livre il raconte comment un roi dont je parle dans le roman le fameux roi dont il est interdit de prononcer le nom dans le royaume du Dahomey comment il a été destitué parce que il y avait une procédure au royaume du Dahomey qui permettait de destituer les rois c'est très important de faire attention à ce détail le royaume du Dahomey comme disent les fonds avec une porte autrement dit ce n'était pas un royaume quelconque c'est un royaume qui avait une porte c'est à dire des croods [Musique] esclave page 105 chapitre intitulé dans un sien 8 les sandales de Roy l'ancêtre troisième monarque du temps au main fonda la ville d'abome à cause des remparts et les tranchées qui la protégeait de l'assaut des armées ennemies et l'établit comme la capitale du royaume lui-même chaussa pour la première fois les sandales royales qui allaient demeurer à jamais aux yeux de tous ses successeurs l'emblème de la sacralité du pouvoir bien avant le roi des générations entières de souverains ont symboliquement mis leur part dans ceux de l'ancêtre le roi lui ne se le roi Louis se souvenait de son intronisation une semaine après la mort d'abanglo son père son oncle le grand consécrateur l'invitant à s'asseoir sur le trône du temps au main avait proféré la litanie rituelle chose le sandales de repas dans ses héroïques empreintes pour protéger la terre du darum et toutes ses coutumes tu es désormais le maître du monde hormis les fétiches de sac matin le dieu de la variole toutes les nations ainsi que leurs femmes t'appartiennent ils se souvenaient aussi des cris qui avait accompagné la fin de la litanie salut le mouvement de ses pieds se glissant dans les sandales sacrés vivent le roi vivent le jour nouveau à présent les mêmes sandales allaient lui être enlevé symboliquement devant la cour et le peuple assemblé le même consécrateur allait le déchausser et le faire marcher pieds nus devant ses sujets de façon à lui enlever à jamais ses pouvoirs de roi sacré on en avait pas autorisé à s'asseoir debout sans son parasol il scrutait attentivement les visages autour de lui ils étaient là ces ennemis parentels hypocrite et bonnasse les princesses si Coutances ça va et leur ribambelle de sœurs de cousine de nièce de même que les grands princes à l'exception notable d'adou konou réfugiés lui dans sa gentilhommière de Bendo dans la banlieue d'Abomey tentant de lui faire accroître par ce geste qu'il n'était pas lié à la révolution de palais alors même qu'il le sait le roi que son frère Germain avait participé au pacte de sang et but avec les autres le temps romain le breuvage qui celle définitivement la complicité entre les princes il avait beau le chercher des yeux dans l'assistance manquait également à la parade un invité de marque Chacha les femmes heureusement pour lui qu'il ne soit pas venu assister à la chute de sa bête noire celle-ci lui aurait montré qu'elle avait encore quelques partisans dans la place des lieutenants fidèles qui avaient juré au roi de se saisir d'une négrier s'il voulait de ses pieds le sol sacré d'abome et de le plonger dans un bain d'indigo chaud pour lui décolorer la peau tiens le courage lui aurait-il manqué aux dernières moments alors que c'était le jour de gloire de son ami et complice dans son éternel sourire moqueur aux lèvres le roi regarda la foule et cela même qui hier encore était à son service lui enlevé les sandales de rugbyah ne résoudra pas les problèmes auxquels ils étaient tous confrontés que ne pouvait-il comprendre les vidange le déposer lui affaiblirait davantage leur pouvoir et conduirait inexorablement ce pays livré à l'esclavage et au superstitions vers un trou noir qui a pour nom le démembrement du royaume et l'abdication de toute souveraineté au profit de l'étranger déjà il le voyait les peuples autochtones d'abome dans un sursaut primaire contre ceux qui avaient conquis leur terre avait commencé à faire secrètement allégeance à Dossou chef de monion n'était pas une foudre de guerre le plus paresseux des guerriers d'Abomey pouvait lui couper la tête à tout moment par de la lui il y avait un autre spectre celui du roi d'Oyo ce Yoruba prétentieux au visage de Babou qui supportait le mal les vérité d'affranchissement du dowromain c'est guerre avec oyo avec un sens brisé à jamais l'alliance conclue par pengla le prédécesseur d'abongo avec la laffine de Yo pour échapper aux assauts de son frère teguessu une alliance d'un autre âge qu'il fallait à tout prix briser afin de sceller la présence et la prédominance des dents sur les nagots Yoruba de wati Marie et autres a chanté des nations qu'il a toujours jugé trop compliciste portugais et des autres négriers européens établis sur la côte certes sa dernière campagne militaire avait été soldée par une cuisante défaite presque 2000 guerriers massacrées mais ils ne perdez pas espoir d'une victoire prochaine qui lui laisserait désormais les coups de France dans le triangle délimité par l'ONEM et son affluence le zou et puis il y avait l'autre danger celle de la traite des hommes vers les Amériques autant sa rivalité sur ce point avec Chacha était de notoriété publique autant la complicité secrète de son frère gangré avec le portugais au ridicule bonnet de velours ne trouvait pas encore les yeux mais il voyait déjà venir le jour où son frère se réjouirait que le budget du royaume affiche des excédents grâce aux captifs déportés vers les terres du Brésil non pas que lui-même veuille s'opposer à l'esclavage des nations assujetties de tout le temps la pratique a exister mais la forme que Chacha et ses semblables lui donner l'inquiétait sur cette étroite bande de terre le nombre de captifs par an atteignait des chiffres astronomiques trop c'est trop on l'avait trouvé fou quand il avait testé et proposé aux Européens d'exploiter les esclaves sur place et d'y construire des usines de transformation des produits cultivés voire quelques armurer pour lui fournir les armes nécessaires à ces conquêtes militaires avec sa chute il le sentais la voix sera ouverte désormais au négociant de tout poil enfin il chercha des yeux dans la foule le maître des rituels étrange qu'il ne soit pas venu lui non plus n'était-il pas l'un des acteurs essentiels de sa destitution le pendant mystique du complot le souvenir de cet homme tu augmentais en pleurs à ses pieds ramenant à la mémoire du roi un sentiment de colère non par contre le maître des rituels piètre pantin au maire de ses commanditaires mais contre sa propre naïveté à s'être laissée berner que n'a-t-il pas fait comme d'habitude quand on lui offrait à boire changer les verres ou les récipient et boire dans la coupe de l'autre seule façon d'éviter les surprises son précepteur à l'époque où le roi abongo le destiné à régner le lui avait toujours répété les liquides plus que les aliments solides demeurent le moyen le plus utilisé pour empoisonner un roi méfie-toi même des liquides de juteux qui sortent du corps d'une femme et voilà qu'au moment fatidique alors qu'il se savait chez Chacha un territoire ennemi il s'était laissé aller à se relâchement qui lui coûte à présent l'humiliation totale ou pouvait-il être en ce moment ce pauvre maître des rituels mort certainement où je t'ai au caïman selon la triste loi des complots importants nul ne peut être certain de la solidité d'un secret gardé par trois complices il en faut un qui soit sacrifié pour que les deux autres sachent à quoi s'en tenir au cas où l'envie les prendrait de se confier soudain le brouhara de la foule reflux à hésit enfin le consécrateur s'approchait de lui tenant ta bout de bras les précieuses sandales en cuir incrusté d'or on les lui avait lustrer pour l'occasion et le captait les reflet du soleil qui tapait encore fort malgré leur avancée de l'après-midi [Musique] cria le consécrateur la foule se tue tout à fait et l'on entendit plus que quelques tous étouffées et des pleurs de nourrisson attachées dans le dos de leur mère le vieil homme repris la parole peuple gris n'est pas celui d'un homme fou on m'a transmis un message à transmettre au roi il importe de le crier afin que chacun sache ce que les coutumes ordonnent de faire en cas de crise grave que ce qui va suivre n'étonne personne la destitution du roi n'est pas dirigée contre le roi elle advient que pour restaurer l'autorité royale je m'adresse à vous ainsi pour la dernière fois vénéré souverain enlever vos chaussures et réchauffer comme au jour glorieux de votre intronisation les sandales de l'intrépidence d'un pas le roi se débarrassa se débarrassa des babouches qu'il portait église à ses pieds dans les sandales à cordelettes que les souverains du Dahomey se transmettaient depuis comme il y a 21 ans il ne ressenti plus courant sous sa peau le même frisson de puissance serein il attendit la suite tournant autour de lui le Grand Conseil créateur le regarda dans les yeux alors que jadis il les avait baissé pour le célébrer vénérer souverain autrefois avant que le Dieu chaque matin ne vous punisse n'étiez vous pas beau comme l'arc-en-ciel la foule éclata de rire les princesses glossaires en se touchant du coude et les princes qu'on passait tentèrent de retenir le rire qui les démangeait oui vous étiez beau comme à l'arc-en-ciel de quel crime alors le dieu vous tient-il comptable posez vos attaquer dans votre chair votre peuple souverain votre peuple voudrait savoir mais tant que vos pieds demeurent dans les sandales de l'ancêtre vous n'avez de compte à rendre à personne ne répondez donc pas à ma question mais la marque de Dieu est un signe que tout va travers et il ira de travers avec vous si vous restez à la tête du Dahomey acceptez-vous alors le jugement qui convient je n'ai de pouvoir que celui que les dieux donne répondit le roi en levant à peine la voix j'accepte leur décision alors je vous retire les chaussures de l'ancêtre désormais vous n'êtes plus de s'aligner et vos noms et symboles seront effacés de la liste des rois du temps au main baissez vous et des choses chez vous c'est à cet instant qu'il comprit il était vraiment tombé dans le piège de ses adversaires il pensa au roi harcelé et trahi par son frère tégré sous et se dit que décidément le plus grave danger qui menace un roi au dahomet était caché au sein de sa maison mais il était trop tard pour entreprendre quoi que ce fut ses partisans avez-vous lu qui leur donna l'ordre dans découdre avec gangrées et ses hommes il n'avaient pas voulu du sang versé pour quelle cause le maintien au pouvoir que dans peu fasse ses preuves profite de ces alliances contre nature pour se hisser au sommet lui serait toujours là pour compter les points oui donne lassitude terrible le pluriel écoute quand il se baissa il se met à terre son genou droit en leva la sandale à son pied gauche échangea de position et du genou pour se débarrasser de la deuxième sandale et remis la paix entre les mains du consécrateur silence glacial accompagnant son geste et mieux le grand consécrateur resta silencieux les yeux tournés vers les grands princes comme pour leur demander s'ils étaient conscients de la gravité de ce qui venait de se passer un roi du danromé ça baissant jusqu'à se déchausser lui-même et rester pieds nus en public jamais lui n'aurait imaginé une telle chose possible et celui-ci en particulier était son préféré pour son audace son culot a provoqué les eaux Jackets les blancs cyniques et malicieux qui pullulent dans le pays ses colères légendaire contre l'impassibilité des Princes lui rappela qu'il devait continuer de diriger la cérémonie quoi qu'il lui en coûte à présent je vais appeler reprit-il mais il ne puis terminer sa phrase le prince tom était second ministre du roi lui avait fait un signe discret c'était à lui de terminer la destitution en passant à la phase la plus cruciale la plus humiliante de la cérémonie la désacralisation devant la cour et le peuple assemblé il appartenait à tomettain de le rejoindre d'appeler à haute voix le roi des jus par son petit nom et le faire marcher pieds nuit pieds nus pour rejoindre sa retraite comme ébloui par le sens du geste de tomatin le Grand Conseil créateur cligna les yeux le second ministre insistait il enjoignait à poursuivre le rituel il lui donne carte blanche ce qui en clair signifie le grand consécrateur n'en revenait pas Gangbé regardait quelqu'un qui insistait toujours le refus de ce dernier de se lever pour jouer sa partition était une surprise qui soulageait le grand consécrateur et puisque nul en dehors du second ministre n'avait le pouvoir de prononcer le nom profane du roi cela signifie qu'il devait passer à la phase finale et chlore cette cérémonie qui devenait apparemment insupportable à tous presque avec joie il leva les yeux vers le roi au pied nu et lui donna l'ordre de se retirer à jamais de la cour homme au pieds nus choisi toi-même ta demeure et retire-toi en paix que t'accompagne dans ta nouvelle vie les esprits des ancêtres les mêmes qui ont été dictées ces lois par lesquelles les hommes te jugent dans le silence toujours glacial la foule qui s'attendait à tout sauf à se revirement regarda l'ex au roi du dahoma marcher les pieds nus et se diriger vers la nouvelle demeure que lui avait préparé ses partisans la montée au pouvoir de gangber pouvait devenir effective le soir même de la destitution de l'ancien roi eu lieu l'intronisation du nouveau souverain du danromé une heure après la cérémonie a pris ton roi relégué dans un coin du Palaiseau le buffle encore né comme il se proclama le nouveau roi du temps romain en voyant une ambassade à son ami Chacha qu'il nommait vice roi de Ouidah à vie c'est donc le pouvoir était arraché au roi mais il est prince et guezzo n'ignorait pas la complicité la complexité des coutumes royales au regard de celle-ci l'ancien roi tant qu'il était en vie rester encore dépositaire de la souveraineté et comme la succession de ce fait de paix en fils le nouveau roi avait plus le statut d'un régent d'un chef provisoire que d'un souverain complet si racontait-on déjà qu'il devra tout tard céder le trône à son neveu le fils du roi déchu que les princes la bête obligé à nommer son vice au roi une perspective qui n'enchantait guerre des eaux mais à laquelle il dû se plier on demeurant la destitution de son prédé cette prédécesseur n'avait pas été complète tom était le second ministre n'ayant osé prononcé le nom profane du roi son petit nom celui par lequel on l'aurait définitivement abaisser au statut d'un être invisible et rampant il restait au roi déchu du tahomet la possibilité d'abattre une dernière carte à moins que je ne sois Gazo qui abattent la sienne en premier se murmurait ce dernier dans le tréfond de son cœur noir et insatisfait comme celui d'un chasseur qui a raté sa proie [Applaudissements] [Musique] [Musique] tout simplement parce que vous me le demandez c'est d'apprécier aussi la prestation de Cagny avec cette voix de radio extraordinaire magnifique effectivement restituent aussi les émotions c'est aussi la voix du théâtre c'est ça la seule chose que je peux dire sinon la parole est au public plutôt de performance la parole est à qui veut la prendre il y a un micro là donc vous pouvez voilà vous en servir merci [Musique] est-ce que ça marche oui ça marche ok voilà merci beaucoup Wilfried pour cette lecture merci aussi Camille pour votre lecture j'ai vraiment apprécié votre façon de lire les textes que vous avez préparé vous même et cette même séance me rappelle une nuit africaine au cours de laquelle on écoute des comptes et ce sont des comptes qui sont racontés par des professionnels et je suis sûr qu'aujourd'hui et ce soir nous avons des professionnels et je vous remercie pour cela [Applaudissements] lorsque Wilfrid a pris son texte j'ai vu qu'il commençait par le milieu du livre alors qu'il ne nous a pas donné les contacts de ce qu'il allait lire je me suis dit mais ce début immédiatrice tout au milieu de la chose est-ce que ça pourrait me permettre de suivre les meilleurs le fil d'idée et oui j'ai commencé à m'habituer un peu à ce qu'il disait mais j'ai vu qu'il sautait de pages pour aller à la fin je me suis senti un peu déçu et pourtant et pourtant la vérité était là tout était enchaîné c'était des extraits très bien triés de telle sorte que la fin devrait rejoindre le commencement pour bien comprendre le milieu du texte il me fallait aller jusqu'à la fin ça c'est une méthode que j'ai beaucoup admiré j'ai admiré le fait que le narrateur racontait son histoire et l'auteur nous a permis d'entrer dans le cerveau du narrateur dans sa psychologie pour comprendre ce qu'il a qui l'animait au moment de toutes les péripéties qui devraient lui arriver je crois que c'était un bon choix d'avoir fait cela et je te remercie beaucoup mon frère pourquoi parce que ce texte nous a permis d'écouter Rwanda qui est cité on a vu les Congo nous sommes allés au Brésil nous sommes allés au Vatican avec cet ambassadeur je crois que nous ne sommes pas déçus en tout cas merci beaucoup et en ce qui concerne Kani je suis flatté par ce cours de droit constitutionnel bien sûr tout ne pouvait pas se faire à condition que certaines choses puissent être faites au préalable et ça c'est un cours qu'on doit aussi approfondir ça doit être historique pour ceux qui veulent apprendre l'histoire n'est-ce pas des royaumes et empires africains il devrait aussi savoir que tout cela était sous tendu aussi par le droit je vous remercie beaucoup pour ce sens de recherche et de l'éducation merci beaucoup merci merci [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] qui a choisi les textes ok c'est toi qui a choisi un peu [Musique] choice effectivement c'est c'est un pari de ne pas contextualiser mais je préfère ça parce qu'il faut que ce soit la lecture en public peut avoir avec la vraie lecture d'un livre du début jusqu'à la fin souvent on fait ça en promotion pour tous nos gens l'envie de lire tout le livre l'essentiel c'est que pendant les 20 25 30 40 minutes de lecture l'électricité les auditrices les auditeurs ne vont pas comprendre le texte aussi peuvent ressentir des émotions c'est gagner sur de moi c'est une porte reading le choix de la première personne parce que je ne me prends pas pour une certaine mais le choix de la première personne c'est le choix de l'émotion de l'empathie ou de la version mais en tout cas de l'émotion et pas le choix de l'explication c'est pas en 272 pages que je vais expliquer la traite entre la traite entre le Portugal le Congo et le Brésil mais si l'électricité le lecteur en lisant le livre peut ressentir des émotions par rapport à ce que tous ces individus là qui sont dans le livre vivent alors c'est gagné [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] merci pour ces très très belle lecture alors c'était une question à Wilfried quand je t'écoutais en fait j'entendais j'entendais les deux temps les deux énergies et les deux situations il y a ceux qui savaient et qui organisaient et qui pouvait voir derrière et l'innocence de ce qu'on a qu'on a transporté et je trouve que le passage dit cela lorsque on s'imagine que c'est peut-être le pays le pays qui est devant on pense que c'est le pays qui est derrière donc je voulais savoir si dans la fabrication en fait de ce parce que vraiment enfin le souffle je le trouve très beau parce qu'il est vraiment artisanal on sent chaque moment et je voudrais savoir comment toi ça s'est passé comment tu abordé ces différents temps et état entre ceux qui savent et ceux qui ne peuvent même pas s'imaginer et qui croient voir et ce n'est pas ça alors je dirais que c'est tu connais ça c'est le travail de l'artiste de l'écrivain qui consiste à incarner à essayer dans un texte comme ça je me renseigne sur le passage j'essaie des documents historiques des images de bateaux des images d'entrepont des images de cales et ensuite je me projette avec ceux qui comme force à entrer sur ce bateau là tu peux et je me dis même si comme je disais l'autre jour je sais pas leur voix c'est pas leur mot mais je j'essaie de me mettre à leur place je suis un natif du Congo des terres j'arrive au port je vois un bateau un galion qui contient qui peut contenir 500 personnes ça m'impressionne forcément je vois l'océan pour la première fois on ne m'explique rien en Mossen en dessous je suis dans le noir sauf les quelques temps où on me sort pour me je ne sais pas je navigue pas la première fois je ne sais mais en vérité moi je ne sais pas si je navigue si c'est une prison si c'est l'enfer si ça va durer une minute un jour une semaine un an toute ma vie je ne sais rien je ne sais rien il est rare fois que je change je ne vois que de l'eau je ne sais pas que le Brésil existe je ne sais rien et à un moment donné je vois la terre et c'est très étrange parce que la coach de langue Colin ressemble à la cause de Dieu Brésil et je me dis mais certains d'entre eux mais en fait on est même peut-être jamais parti c'est l'incarnation d'essayer de me mettre en situation autant que faire ce peu pour être très franche cette idée qui se ressemblent c'est même pas moi qui l'ai trouvé c'est quand j'étais en résidence c'est l'un des 120 lycéens avec lesquels je travaillais sur le thème qui me dit mais monsieur j'ai vu l'écoute je ne savais plus si c'était l'Angola ou le Brésil je lui dis mais ça parce que lui il s'est jamais intéressé à la gueule à l'Angola et au Brésil donc il était un peu dans la situation de quelqu'un qui découvre tout ça il me dit mais c'est les mêmes côtes et donc je me dis oui certains ont dû penser ça aussi [Musique] [Musique] et cette situation de ceux qui savent et ceux qui ne savent pas c'est un élément très important dans l'histoire de la transatlantique les Portugais les Européens en général ont conscience de la géographie en conscience des distances lui aussi mais effectivement parmi les Bacongo en particulier parmi les Africains en général à cette époque là il y a un gros problème de connaissance et je t'avouerai que je possède aspect je me suis appuyé sur des témoignages de rescapés de camp de concentration tout ce que du moment où on les arrête que je sois à Berlin à Paris à Prague et n'importe où ils ne savent plus rien il est impossible pour eux d'imaginer qu'on fait tout ça pour les gazer ils sont dans l'expectative ensuite on les met dans un train là aussi mais c'est pas possible et ça va durer combien de temps et quand on oublie ça on comprend plus rien voilà il y a l'huile celui qui a celui qui a la connaissance de ce qui va se passer à un avantage très important surtout qu'on ceux qui ont la connaissance de de ce qui paraît impossible à ceux qu'on entraîne dans cette aventure là c'est le cas de déporté de la joie c'était le cas de déporter de la traite transatlantique tu deviens fou tu vois on te force à voyager est une série chaque instant est un stress chaque instant est un point d'interrogation peut-être essayer de passer c'est peut-être de diversifier la parole un apprécient justement ce que et de ramener le débat par rapport à la thématique de la semaine et du colloque le trauma la mémoire l'histoire et tout le débat que vous avez mené ce matin au fond pour la question des deux je vais poser la question par la presse aux deux et surtout à gagner à LM qui n'a pas beaucoup parlé c'est que nous avons ici la question posait quelle est la stratégie du romancier quand il utilise l'archive historique et c'est là où entre ici vous avez vous l'avez évoqué beaucoup de choses par exemple Keny Harlem dit les sandales du roi c'est quel type de mémoire ça c'est une archive mais une archive et monument c'est pas seulement quelque chose qui a eu lieu c'est quelque chose de symbolique ce qu'on appelle ici anarchive monument c'est pas une mémoire historique comme tel c'est un symbole dans la communauté voilà par exemple comment on entre on analyse des textes de façon de textes on va au texte vraiment encore des textes un mot comme ça des sandales du roi l'intronisation c'est donc ce qu'on appelle dans l'archive une mémoire ni mémoire monument vous avez dit aussi autre chose vous avez évoqué au pape c'est la même chose aussi c'est historique mais en même temps c'est quelque chose qui est symbolique qui a une valeur et c'est pour ça d'ailleurs qu'à la fin vous détruisez tout le vous détruisez tout le monument papaye mémoire mémoire de monument versus historique j'ai consulté des archives historiques sur le droit monarchique du Dahomey ça c'est une mémoire historique puisqu'il s'agit de comment chercher les documents de les intégrer dans la partie didactique du roman c'est-à-dire qu'il y a la partie didactique événementiel qui explique les choses et la partie artistique et notamment c'est ma question pour les deux quelle est la place de l'ironie dans vos textes la deuxième question parce que ça aussi c'est la concerne la langue vous écrivez en français mais vous utilisez les mots en langue locale qu'est-ce que cela signifie pour vous et pourquoi c'est esthétique du mélange de l'or qu'on retrouve aussi chez beaucoup d'écrivains francophones c'est peut-être beaucoup de questions qu'il faut traduire en anglais et donner le temps de monument [Rires] qui nous posent et qui qui concerne le comment l'écrivain travaille dans son atelier sur YouTube [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] moi j'avais une question que je voulais poser à la salle aussi étant vous écrivez en français mais vous prenez le soin de mettre les mots à l'angle qu'est-ce que cela signifie pour votre esthétique et c'est en fait même assez généralités dans les études francophones que ça soit pour les Antillais que ça soit pour africains à Cergy barre et d'autres et que ça soit pour les Africains donc c'étaithétique de la langue du mélange de langue quelle est la portée pour votre œuvre ouais c'est une question liée à moi j'appellerai ça Liné fable c'est l'ineffable ce qui se passe dans le royaume du Dahomey lors de d'une cérémonie aussi codée renvoie des concepts qui sont propres au royaume du Daho mais donc tu ne peux pas tu peux pas traduire en français donc qui il m'arrive dans tout le roman j'ai utilisé les langues de la côte j'ai mélangé le fond levé dans les chansons et puis j'ai j'ai menti en disant que en fait je ne dis pas le nom des langues quand j'emploie le fond je ne dis pas que c'est le fond je dis que c'est le B c'est à dire littéralement la langue tout simplement c'est la langue c'est qu'on parle là au moment où l'histoire se dit c'est cette langue là et elle peut prendre toutes les formes selon celui qui parle voilà c'est ma réponse est simple sur ce point-là pour pour essayer de communiquer avec la critique je pourrais aider la critique qui je dirais que ce chapitre par exemple ça peut répondre en même temps la question de l'ironie ce chapitre fait une mise en scène le texte de droit constitutionnel n'est pas aussi sexy c'est à dire que quand tu lis le texte de l'élève dans les traditions orales du dahome mais moi je vais pas faire ça mais non on peut pas faire des choses comme ça dans la fiction il faut rendre l'histoire sexy je crée la cour lui décrit même pas réellement la peau parce que moi j'ai été sensible dans sa relation des fêtes j'étais sensible à l'ambiance il y a deux concepts dans le royaume du Dahomey qui sont souvent évoqués les sandales et la bouche du roi le constitutionnaliste essaye de montrer c'est l'offre c'est leur job il cherche la faute de procédure dans dans la cérémonie c'est ça qui essaie de justifier en disant que il n'a pas été destitué il a été désattralisé mais à moitié des sacraliser faut qu'il y a une combine derrière tout ça pour qu'il reste roi malgré tout mais ça n'ira pas loin c'est pour ça que j'ai laissé le suspense il y a une autre affaire qui va arriver qui va l'anéantir à jamais l'un va gagner donc tu crées l'ambiance tu fais de la mise en scène j'avais écrit aussi le texte dans la avec l'espoir qu'on pourrait faire une adaptation théâtrale donc on le sent aussi un peu dans les dialogues et normalement si on doit suivre le concept et même la cérémonie est ficier vraiment il y a un fils de forme la bouche du roi le roi ne parle pas mais ici il parle on a laissé parler le roi ce qui est une faute grave tant qu'il n'est pas encore destitué il a le droit d'avoir une bouche qui parle à sa place mais mais on a fait bon on voulait l'humilier on voulait le rid iculiser c'est pour ça qu'on lui demande d'ouvrir la bouche lui-même et de parler ce qui ne s'est jamais vu au royaume du Dahomey ok voilà donc l'ironie apparaît là on va essayer de trouver et tu traduis l'ironie apparaît dans le fait que l'auteur est du côté du roi je crois que ça se sent quand même [Musique] [Musique] [Rires] [Musique] [Musique] [Musique] pour ce qui est du travail sur les archives enfin c'est bien compris le passage de l'archive au roman et ben c'est je vais fonctionner par des exemples ça commence par toute l'idée du livre il y a la statue d'un individu qui vient du Congo et cette statue était raison en 1608 et quand tu dis intéresse tu dis tiens mais donc ça veut dire que on sait sans huit un siècle après le début de la traite il y a quelqu'un qui avait la peau noire qui arrive à Rome et qui a bénéficié de certains honneurs puisqu'il est dans une basilique très importante à Rome tu en déduit que tiens à cette époque la donc ce n'était pas pour noir mais en esclave pour blanche mettre la pause une subtilité on a vécu ça ce matin avec les portraits dans un livre les portraits d'ambassadeurs du Congo au Brésil la date c'est 1634 donc tu vas donc il n'y avait pas c'est comme le pape alors tu dis que je détruis le pape non c'est alors le pape se détruit lui-même puisque c'est le pape donc il est catholique c'est l'amour du prochain n'est-ce pas mais quand tu t'intéresses au pape en 1608 en janvier il y a un carnaval tu te document sur ce carnaval là et tu t'aperçois que pendant le carnaval il y a la course des chevaux et il y aura la course début et entre la consolider chevaux et la course des bœufs il y a la course des Juifs qui sont des êtres humains et le pape est là il observe ça il rit il se s'aborde je ne pense pas que que le Christ a enseigné qu'on se moquait des autres le Christ a enseigné qu'il fallait les aimer lui de les aime pas tu vois ça c'est l'archive qui te le dis si tenter que tu lis l'archive de manière froide c'est la Chine qui détruit le pape c'est pas moi et l'ironie elle est dans l'attitude de la tu as vu ok vas-y 160 professionnel [Musique] [Musique] [Rires] je ne je ne mélange pas les langues en fait dans le livre parce que tout est en français seulement quand seulement les noms des individus j'essaie de les conserver dans leur langue et j'en profite pour dire parce que quand même notre thème c'est la traite transatlantique la question de la langue est aussi au centre de cette affaire là alors là dans le livre on est au 17e siècle là entre le les portes les Portugais ne font du business qu'avec avec tes Bacongo mais alors ce qui se passe sur un tel pas tous et que il est matelot et ceux qui sont mis en esclavage ne peuvent pas communiquer ils ne parlent pas la même langue donc il y a aucun moyen ça rajoute comment dire au fait de ne rien savoir ils ne peuvent pas plus tard dans la traite les Européens comprennent que dans laquelle il faut mélanger les langues pour que les gens entre eux ne puissent pas communiquer la langue fait c'est une la langue est devenue une arme une arme de maintenir les gens dans l'ignorance ils ne savent pas où ils vont comme intense ça prend il ne comprennent rien ils ont même pas la possibilité de poser des questions et de comprendre des réponses c'est autant que le bordel mixing of language amine Wilfried factorymix [Musique] pour walking on the sheep and the City je parle beaucoup mais au 17e siècle la langue française telle qu'on la connaît n'est pas les que par les nobles c'est à dire que même il a communication entre le capitaine les officiers et les matelots et réduite au strict minimum parce que il ne parle pas la même langue les matériaux qui sont dans qui sont des adolescents anciennement paysans par le dépatois locaux le capitaine qui est un homme il parle français et donc ça rajoute à l'efficacité et parce que ça fonctionne sur des ordres très très bref très simple tout est toutes les relations humaines sont simplifiées aussi parce que la langue de la même personne chaque strat à sa langue les officiers ont leur langue le français l'hématoules patois et les autres [Musique] [Musique] c'est très intéressant parce que vous évoquez la langue il y a quelque chose de positif quand même que vous évoquez qu'on n'a pas évoqué au-delà de l'Atlantique puisqu'on a confondu les gens et justement parce que personne avait une langue commune arrivait dans le nouveau pays il a créé c'est la force humaine aussi que quand existe des humains ils finissent par créer une communauté c'est-à-dire un vent inventaire langage pour dire le monde pour dire les sentiments et pour chanter la musique et je vais vous ramener à ce que nous débattions de quelque chose que vous connaissez Laurent ba congolais le rumba qui est une musique créée à partir de sonorités venu d'Europe et des sonorités venues d'Afrique et qui a été développé au Brésil dans les Caraïbes et qui est revenu au Congo dans les années 50 à cause de la Radio Rwanda à cause des Portugais qui ont déporté les gens et voir comment cette culture est née qu'est-ce que vous en pensez ignorant la musique pour l'Afrique et la musique congolaise a été pendant au moins trois décennies la musique africaine et j'imagine que si le coach aussi du Dao magique il est venu aussi du fait que les gens se sont rencontrés et c'est ça qui est extraordinaire le même phénomène s'est fait au niveau de la côte de l'Est la langue soit élue elle est née de la rencontre avec effectivement les marchés esclavagistes Arabes et les Africains soit ils viennent du mot arabe et vous voyez comment au-delà des tragédies humaines quand les humains se rencontrent ils finissent par créer le langage humain la langue et n'oublions pas que les linguistes actuel proche des philosophes ils disent que l'objet de la langue d'abord ce n'est pas de communiquer comme nous le dit c'est de raconter les potins on peut continuer [Musique] craftet unders green from from language Music [Musique] sur cette question bon il y a beaucoup de choses intéressantes [Musique] j'avais remarqué que dans les dans les familles des affranchis revenus du Brésil sur la côte ouest africaine il y avait des traditions musicales propres à ces familles là qui était qui venait en fait d'être traditions musicales du Brésil j'avais mélangé les propres souvenirs de leur danse et de leurs chants avec les musiques brésiliennes et ils avaient leur propre carnaval le tient d'ailleurs au Bénin actuel dans la ville de Porto-Novo tout le mois de novembre les afro brésiliens font encore leur carnaval qu'ils appellent le brouillon mais bon c'est un vestige de vestiges quoi il y a pas de chair il y a rien la langue même c'est pas du Brésilien c'est comme l'espagnol de la rumba c'était pas de l'espagnol c'était tout sauf de l'espagnol c'est un bricolage voilà c'est ça c'est pour danser il n'y a pas de message quoi c'est pour faire l'ambiance voilà la rencontre crée forcément tous ces mélanges là et c'est intéressant [Musique] [Musique] du Nigéria jusqu'à la Côte d'Ivoire [Musique] je suis un peu là pour choisir oui alors je suis complètement d'accord et ça ne surprend pas parce que l'histoire de l'humanité est une histoire d'échange voilà on essaie politiquement d'inventer des de la pureté de ça n'a jamais existé ce qui fait que en Afrique centrale on mange du manioc on croit en mettant que c'est vraiment l'emblème localement ça vient du Brésil en Allemagne cartoon ça vient du Pérou et ainsi de suite voilà c'est la marge de l'Human de l'humanité en se mélange ce qui est triste c'est que souvent ça se passe dans la tragédie mais même effectivement au sein de la tragédie les enfants quand même des enfants on sait même maintenant que la plupart d'entre nous sont des métisses de d'Homo sapiens et donner et donner en détail et de l'homme de dinosaures et ainsi de suite c'est l'humain donc il veut pas que la rumbano surprenne et parce que c'est comme la rumba on peut parler du donneur kebab le donneur kebab ce sont les Turcs non mais c'est sûr ce sont les Turcs installés en Allemagne qui l'ont inventé c'est reparti en Turquie c'est même c'est même mettant en France on appelle ça un Grec ce qui n'a rien à voir mais voilà c'est une mais c'est l'histoire c'est la marche de l'humanité tout nous nos langues nos musiques tout tout [Musique] [Musique] [Musique] et je vais finir donc sur ça tout juste pour appeler que Monsieur semoule professeur a commencé par une petite introduction à l'histoire littéraire africaine pour que c'était pratiquement impossible presque de parler sur l'esclavage mais ici dans ces deux textes au moins les extraits qu'ils ont lu ce soir et le titre de du roman de kanyalem eslave mais il ne parle pas vraiment directement des personnes bon très peu en fait dans ces deux extraits je dis pas dans les romans mais dans ces deux extraits sur d'abord sur on pourrait maintenant encore qu'on parlait au moins une heure pourquoi ce chapitre ou bien ce chapitre 73 importants mais je trouve ça quand même intéressant et peut-être pour ne pas finir seulement sur le kebab et de rappeler qu'il y a ça c'est quand même très important que on peut parler de l'esclavage mais c'est à partir d'une perspective des perspectives africaines et qui donne d'abord un contexte beaucoup plus large historique pour entrer maintenant ou bien donner des entrées dans cette dans cette histoire et c'est ça aussi que je trouve vraiment très intéressant merci beaucoup [Musique] si on parle des royaumes c'est pour appeler une évidence le commerce se fait avec les états voilà avec des individus ça c'est un aspect vraiment fondamental parce que jusqu'à maintenant on laissait croire aux gens que c'était une affaire de comment dire de torture non non c'était un commerce très bien pensé organisé internationalement c'est ça en tout cas moi j'aime pas j'aime pas le mot message à faire passer mais voilà de de sensibiliser à cette idée là c'était organisé de Rome à Lisbonne en passant par Madrid le Brésil et Banza Congo c'était pas au hasard pour attirer l'attention là-dessus que nous deux textes indépendamment l'un de l'autre mais vous rentrez justement dans les détails historiques pour montrer plusieurs perspectives qui très souvent sont soit ignorés ou on en parle pas surtout pas à un public plus large et c'est ça ce que je voulais encore une fois attirer l'attention là-dessus donc invitant tout le monde à lire les textes en français en anglais je ne sais pas mais voilà ok je m'arrête là donc soight [Musique] donc on va vous donner encore la parole pour que vous puissiez dire peut-être en deux trois phrases que vous voulez c'est vrai sophistiqué j'aimerais finir en disant encore merci sincèrement parce que c'était trois jours très enrichissant je garderai en images ce matin Fabienne et moi qui regardions ce c'est peinture d'ambassadeur du royaume du Congo au Brésil au Pays-Bas et on regardait ça on a compris la réflexion continue ses archives et Viviane elles existent et elles ont mais énormément de choses à nous dire et on a compris ensemble ce matin nous qui nous intéressons depuis longtemps à cette question là nous continuons à être surpris donc je vous invite tous à continuer la réflexion merci beaucoup [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
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