Lecture Musicale by Raharimanana: "Les îles témoins et les mémoires tissées"
- Title
- Lecture Musicale by Raharimanana: "Les îles témoins et les mémoires tissées"
- Abstract
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In December 2021, the Africa Multiple Cluster of Excellence hosted a special evening at @kunst-undkulturhausneunein8931: LECTURE MUSICALE with musician and poet Raharimanana.
Raharimanana reads, on the notes of his marovany, Malagasy harp, extracts from his books Tisser, (éditions Mémoire d’encrier, 2021), and Le Voi, le Loin, 100 poèmes (editions Vents dailleurs, 2021).
Witness-Islands and (en)Tangled Memories.
From the movements of the worlds, the islands were formed. Convergence of currents. Utopia of the breaths. Raharimanana is aware of the influx of sources in him. Multiple origins, Africa, Asia, the West. An archipelagic identity where history is sometimes violent, but culture always heals and restores.
Poetry, music. Reintegrate the fullness of the world and reconnect with the body. To shiver. To be attentive. Drawing from the myths of the Big Island to write a contemporary fable where the ancestors teach the place of the human, living among the living, "humus of the Earth". Describing the dreams of excess of some and the quest for freedom of others. To live then as fibers to weave humanity. - YouTube playlist
- Readings, Concerts and other events
- Date
- June 6, 2023
- Language
- French
- Transcript
- on est prêt [Musique] [Musique] Jean-Luc manana professeur [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] ça va bien bonjour Jean-Luc Rahima Bello depuis compétition institut national de langue et civilisation orientale [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] est né en 1970 à Tana la capitale de Madagascar et de 1987 il a été récompensé par le Prix de Poésie Jean Joseph Rabia ribello par les premiers poèmes deux ans plus tard il a terminé des études de littérature à l'université de sa vie natale à Madagascar et a rejoint une troupe de théâtre pour laquelle a écrit aussi sa première sa première pièce le Prophète et le président la pièce aussi a gagné un prix le prix chikaïa ou tamzi dans le cadre du concours théâtre entre Africains mais ça représentation effective a été interdit par les autorités malakache après il a publié un recueil de nouvelles aussi lépreux et grâce à une bourse de l'Office français de radio discussion et télévision étrangère il s'est rendu à Paris pour faire des études à la seconde et aussi à l'INALCO l'Institut national des langues et civilisations civilisation orientale après après avoir terminé des études il a travaillé comme journaliste professeur de français les récits les narratifs à une riche tension entre les styles et le continu je pense que ça se voit aussi dans les poèmes et dans les poèmes on va aussi un long très très lyrique et sensuelle influencé par la tradition orale d'un côté sous l'auteur décrit non seulement la beauté de la nature mais aussi la pauvreté et la misère notamment dans les bidonville dans son oeuvre les légendes et les anciens superstitions sont confrontés aux événements politiques actuels son dernier ouvrage parfois aller vide et une performance mais long musique champ et récitation et pour la lecture spectacle à beyrroide ici il récitera les extraits de tisser le dernier livre et sa compagnard s'accompagnera à l'arbre à l'arbre il y a des livres qui sont aussi à vendre ici et après Jean-Luc tu vas nous donner aussi des autographes je suppose [Rires] avec beaucoup de neige et je suis vraiment ravie de faire ta connaissance aujourd'hui et maintenant je pense à toi merci beaucoup merci merci beaucoup [Musique] [Applaudissements] cela fait quelques années que je devais venir ici à Bayeux et je suis très très heureux d'être là le temps passe la pandémie est là mais la littérature continue et la poésie est toujours là [Musique] [Musique] ne me voit pas [Musique] l'homme me sent à peine [Musique] j'ai cet avantage et ce malheur [Musique] je pèse l'humain sur son ombre face au silence face terreur [Musique] je marche dans ces rêves charpente ses espérances et les paysages qu'il s'invente et qu'il sait parfois [Musique] il réalisables je suis dans ces soleils noirs où les couleurs se confondent je [Musique] l'ai ex filtre ses lumières reste éteinte des jours et des siècles une mémoire que je sème dans les songes et autres irréalité [Musique] des mots de mythes et de légendes [Musique] des bouts et dépend de mémoire des légendes toi et dépend dépend de mémoire des tissus de trans qu'ils peuvent tu peux endosser si l'humain le main qui désire se porter dans ses étoiles inatteignables sert à ça moi l'enfant ancêtres je sers à ça moi l'enfant ancêtre moi l'enfant parmi tous les esprits je sais à ça étaler les possibles et les pistes j'ai [Musique] du destin [Musique] plus j'observe les jours plus je constate qu'aujourd'hui c'est détaché d'hier comme c'est plus rien ne relis au passé les pays se sont disloqués dans un grand silence la mémoire s'est effondrée semble même superflu à leurs habitants de se poser la question la question de leur lointain proche [Musique] ces mythes qui les ont constitués [Musique] ont-ils encore conscience [Musique] que les mythes que les mythes sont là savent-ils qui sont là dans la langue qu'ils ont en bouche dans les paysages qu'ils ont dans les yeux [Musique] à l'intérieur de leur esprit ont-ils désir de les retrouver [Musique] car c'est bien le plus important n'est-ce pas de ressentir ce desire [Musique] est-il vrai oui est-il vrai puis il est vrai que que l'on peut aussi et cela est normal il est vrai que l'on peut aussi il est vrai il est vrai que l'on peut changer de désir [Musique] mais à quel prix [Musique] [Musique] ainsi enfant mort-né de cet île enfant morné de ce continent je ne suis pas je suis je ne vis pas je vis j'existe je n'existe pas je suis je suis la harde sur le dos de l'ombre je suis l'ombre dans le pli des obscures je suis la harde sur le dos de l'ombre je suis l'ombre dans le pli des ospures je suis de la Horde des voleurs de songe je suis de la Horde des ripailleurs de voix je suis de la Horde des orpailleurs d'histoire je ne suis pas je suis je suis je ne suis pas ainsi enfant morné de cette île enfant mort-né de ce continent je suis je ne suis pas je ne vis je ne [Musique] harde sur le dos de l'ombre je suis l'ombre dans le plaisir obscur je suis là hard sur le dos de l'ombre je suis l'ombre sur je suis l'ombre dans le pli des obscures je suis de la Horde des orpailleurs de voix je suis de la Horde des voleurs de son chéri de la porte du bas moi l'enfant l'enfant ancêtre moi la voix mornée de ce type je suis je ne suis pas [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] peser l'homme sur son ombre face silence et erreur ne retient pas corde et le mort à la bouche ne retient pas la corde qui te sert à la gorge corps des corps de la terreur crie corps s'enchaînent l'ombre en l'homme l'homme cendres en devenir [Musique] je pèse un silence je pèse une terreur je pèse un souvenir je pèse une centre de chair encore une mémoire une histoire je pèse un pleure et l'éparpillement qui va avec je pèse une larme face silence et terreur face en sud du savoir [Musique] avoir face à ma bouche les skis des mots blessent l'ombre ne pèse que le temps de nu et de la honte de ce l'homme est lourd j'ai et ce que j'ai est jade de jadis lourd dessus et de vue Jade face strié de ce qui fut j'ai de la trace l'effacer et le nœud sans récit et le Sud jamais lu pierre j'aime qui ne mue en terre en serre le sud le vu le [Musique] au vu et au sud du nu tu fasses silence qui ne parle ne pèse que l'ombre en raide de rien rien [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] suivre les chants de mémoire dans la pulsation de la sève sans en gangrène de froid et de marbre de l'histoire [Musique] [Musique] je me fissure l'aimer [Musique] viens-tu des veines d'équinoxe un pénitent pour apprendre l'horloge de l'imposture je craquelle cet endidolâtrie lisse qu'on veut de miroir craquelin ces étangs de sans aspérité grave des oublis créer des quiétude le nime révulsant le polyme cordon je cède à l'angle et à la saillie et je chante [Musique] je puisse à la racine ni à la feuille je goûte à la terre et au ciel je bois au passé à l'avenir [Musique] la chambre de mémoire pour les jours qui ressemble à la nuit les champs de mémoire pour l'ennemi que ça semble aujourd'hui les champs de mémoire pour les gens à forgés de passer les chants de mémoire pour la nuit qui passe à l'oubli des ténèbres qui passent à l'obscurité de plus tard qui passe au mystère des enfants limites semblant hier n’a plus de sens qu'aujourd'hui juste un temps qui va passer ma sève va vers les feuilles et je ne suis plus qu'un mouvement qui va vers le plus léger je me lève je convoque la mémoire et je me rappelle [Musique] je comprends que la mémoire et je me rappelle le cœur de l'arbre et d'érection figée sans vie socle les corsets de peaux mortes trattent de Nevers qui ne se coagule entre feuilles et racines je suis masse [Musique] alors de mes yeux d'enfance êtres je te regarde Afrique je te regarde Afrique quelle est cette âme que tu t'apprêtes à rompre pour joindre un futur ou ta place est au bas de l'échelle comment peux-tu accepter que tes mots d'ancêtres autrefois si respectée soit aussi déconsidéré reléguez en folklore seulement apprécié des initiés et constamment malmenés par ceux qui veulent définir tes identités maltraitance que je constate à la porte de ce monde où j'allais apparaître nos mots pour ne pas dépérir et disparaître chevauchent la langue de l'ancien collant mais je me résonne doucement je suis bien placé pour savoir que le temps ne réagit pas et ne fige pas que le définitif est simplement l'un de ces dieux ou les vivants projettent leur peur de changement mais l'existence est de l'inexorabilité de la Révolution comme bouillant la mémoire la mémoire collective l'histoire explose en rumeurs prête à se traduire en violence la frustration appelle la révolte la révolte se calme seulement avec la justice ou tout au moins avec la juste mesure je ne veux pas de cette laideur de corner meurtri je ne veux pas à marcher avec la violence [Musique] je veux m'épandre touche doucement dans la magnifique douceur je veux garder d'innocence je veux garder la légèreté de ne tige totale sèche prête à se couper de l'arbre pour répondre la graine d'une libellule au vent souple dans ses directions la trajectoire importante plus que la destination d'une voix ou lointain ne disparaît pas de souvenirs alors de mes yeux d'enfants ancêtres je plonge mon regard du côté de quelques pays qui malgré une grande colère et de grands massacres ne doit pas leur bonté mes yeux sont tristes de parcourir tant de corps allongés tant de corps tombés depuis de si nombreuses années je clos mes paupières et je sais que ces êtres profanés de leur vivant ancêtres comme moi dorénavant imprègne leur pays d'un amour de splendide et de la perpétuelle métamorphose dans la rue les arts dans la rue des Champs dans la rue le rire dans la rue des gens debout et le fil qui tient malgré l'oppression et les horreurs la vie resplendissante et mon désir est de retour [Musique] [Musique] il faut apprendre le soleil et garder l'aube [Musique] les voyages renaissent au bout des pas l'ennemi s'éclosent souviens-toi [Musique] il faut apprendre le soleil et se lever et se coucher tu es l'aurore le 7 [Musique] pars-tu rien qui t'efface à la naissance de ton enfant chaque jour tous les jours il faut apprendre le soleil et garder l'aube en viatique provisions de lumière profusion [Musique] l'aveuglement est au bout mais tu recommences après l'autre morsure de sens après l'autre crépuscule [Musique] il brûle de nous l'astre peut brillant langage de vie et de mort tout se dit tout se tait pour apprendre le soleil et dire sans dire éclairer sans effleurer [Musique] montrer son démontrer se lever sans s'élever [Musique] tomber sans s'écrouler et renaître jour après jour seul [Musique] pour tous [Musique] [Musique] il faut apprendre le soleil et garder l'eau bon via tique [Musique] morsure de sens après l'autre il faut apprendre le soleil et dire sans dire chaque jour tous les jours morsure de sens après l'autre tombé sans s'écrouler se lever sans s'élever garder l'aube enviatique souviens-toi viens toi tu es Laurent t'efface à la naissance de ton enfance [Musique] il faut apprendre le soleil [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] l'île se déterre en des racines pétries [Musique] lors et la fureur lors jamais repu dans vie [Musique] et l'orgueil et la vanité à jamais vivaces hélas [Musique] Lille [Musique] ombre hors des mers [Musique] l'île se dilue en dépouillement toxiques j'ai plongé voiture j'ai plongé [Musique] la terre est vaste en son goût [Musique] et ces hommes se comptent par milliers [Musique] par milliers insensés [Musique] la terre est vaste dans son gouffre [Musique] il y a ces hommes se comptent par milliers [Musique] [Musique] profond et dégoût profond [Musique] 2 quelle part de nous deux quelle part de nous nos sommes nous sommes nos sommes nous nous sommes nous de quelle part de nous nous sommes nous éloigner de quelle part de nous pour que l'exil soit si intérieur long cheminement longtemps longue cheminement pour de révolutions si dérisoire [Musique] je suis l'homme qui se baigne je suis l'homme qui se cueille [Musique] [Musique] amère les vagues pourtant te frappe [Musique] les colères tout droit les terres qui sont au ventes dans l'érosion des jours je reste là à divaguer je reste là [Musique] [Musique] la terre n'est pas malade [Musique] ce sont les hommes [Musique] la terre n'est pas malade ce sont les hommes précieux effleurements creusement oublié [Musique] la terre n'est pas malade [Musique] ce sont les hommes [Musique] en lisant une tendresse envolée la terre n'est pas malade [Musique] ce sont les hommes des torse est en dans le déni et espérer perdu dans les détours des rires et le labyrinthe des certitudes de la terre n'est pas ce sont des hommes des baisers en rade dans ton se souvient une fois la mère prise et la houle qui est éloigne vers le soleil des gorgeant la nausée vient de vertige dans ton a pas su profiter la terre n'est pas malade ce sont les hommes [Musique] guerre prétendue guérisseuse et pourvoyeuse de paix l'orgueil en étendard ou l'inconscience revendiquée en puissance [Musique] rejoindre l'étuveresses de l'Aube renversée vanité des vanités vous dire c'est croire rejoindre les dieux dans l'ivresse de l'Aube renversée la terre n'est pas malade ce sont les hommes frémissement à confiner les chuchotements à cendres l'heure est au cri toujours et voulu suspendu au triomphe du Zénith le verbe n'a pas de cochon à l'horizon des vivants la terre n'est pas malade ce sont les hommes [Musique] survivance des peurs et l'orgueil et une couardise maladie sous des apparents la terre n'est pas malade le douter pour fondu et la raison sur une [Musique] hier ne fut que c'est et le crépuscule n'a jamais eu lieu la terre non n'est pas malade ce sont les hommes terre n'est pas malade ce sont les hommes [Musique] et là m'éteindre jour comme la luciole muette car la nuit est ma danse et le silence mal lieu la terre n'est pas malade ce sont les hommes [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] le vent nous l'éphémère à l'amnésie [Musique] un regard traversé par des écharpes de dos [Musique] suspendu [Musique] l'éclaboussures fut d'hier d'un coup étanchée des stupeurs [Musique] est une mise en verre de refus de refus de ce souvenir [Musique] tu boiras de la mémoire de mes larmes épuisées le vent nous l'éphémère à l'amnésie l'âme névène sous le temps de fuite nouvelle su est morte aussitôt [Musique] l'instant se fige pierre lourde et aveugle [Musique] pardonne-moi [Musique] redis-moi [Musique] force moi de reprendre la main qui se lève je serai doux dans la lignée des caresses et de la robe de soleil l'instant est un seuil où je me suspends l'eau calligraphe efface les lettres dans le même mouvement d'écriture je ne saurais pas lire la transparence les éclats d'eau ne blessent pas ils noie [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] je ne mens pas à mes veines [Musique] ramification de mon souffle [Musique] de même mystère [Musique] j'ignore ce que Chari le sang de mes mots se [Musique] sombrer ceux vomit à ma scie à mon seul et [Musique] ce petit des violences et de ce que je n'ai pas vécu de ce que je n'ai pas voulu vivre de ce que j'ai entrepris de retrancher dans l'oubli au bord de pardon [Musique] mais pardonner c'est recevenir à nouveau et refaire le chemin de la douleur mais pardonner c'est refaire le chemin de l'humiliation à nouveau mais je ne mens pas à mes veines au ramification de mon souffle et à l'inextricable de mes secrets je vais à la vécla saleté je le sais je vis avec la salaison des massacres et la souillure des saisons lors dure des eaux et la laideur de l'histoire [Musique] je vis des viscères éventrées des corps démembrées je vis de l’œil lacets et de regard oblique de la voix qui masque et du chant qui apaise je vis de rire et de sourire je ne mens pas à mes veines [Musique] je ne mens pas à mes veines qui charrie ma peine je ne mens pas je ne mens pas sur le fleuve Bleu et de mon histoire je ne mens pas sur l'indicible et l'absence de cœur je ne mens pas mes veines au ramification de mon souffle liés à la nextricable de même mystère j'ignore ce que Charry le sang de mes mots se jeter souillé sombré se vomir Massir mon seul et ceux hérité des violences et de jeûner [Musique] de ce que je n'ai pas vécu de ce que je n'ai pas vivre de ce que j'ai entrepris de retrancher dans l'oubli au bord du pardon [Musique] [Musique] grand bouillonne la mémoire collective l'histoire explose en rumeur prête à se traduire en violence la frustration appelle la révolte [Musique] la révolte se calme seulement avec la justice [Musique] avec la juste mesure je ne veux pas de cette laideur de corps meurtri je ne veux pas marcher avec la violence je veux m’épendre toujours dans la magnifique douceur je veux garder l'innocence je veux garder la légèreté [Musique] donne sèche prête à se couper de larves pour répondre à la graine [Musique] d'une libellule au vent souple dans ses directions la trajectoire importante plus que la destination de ne voir au lointain disparaît pas de souvenirs alors de mes yeux d'enfance plongement regard du pays du côté de quelques pays qui malgré une grande colère et de grands massacre ne doit pas leur bonté mes yeux sont très courir tant de corps allongé tant de quand tomber depuis de ses nombreuses je rouvre mon monde merci [Applaudissements] je voudrais remercier la professeur hautain Finder et toute son équipe et aussi toutes les personnes qui auraient voulu être là mais qui sont à distance et cela fait comme je disais très longtemps que je voulais venir à Paris nous y sommes et faut poser les mots faut continuer de l'avant et je vous remercie [Applaudissements] merci Jean-Luc les ING gentlemen Jean-Luc [Applaudissements] people watching live Jean-Luc oui close the session [Musique] de book from witch discount [Musique] [Musique] Jean-Luc tour donc Jean-Luc ce que je disais c'est avant qu'on ne prenne deux ou trois questions peut-être tu pourrais nous dire un peu le contexte dans lequel c'est poème que tu viens de nous proposer ont été écrits pour pour le public et après je vais je vais traduire un peu résumé un peu ce que ce que tu viens de dire un before et avant que tu le fasses au outi to say in English Jean-Luc chaussette [Musique] Robin professeur [Musique] donc à toi la parole est-ce que tu as des livres avec toi oui j'ai le livre et je la porte pour que tu puisses continuer [Rires] le livre vient de partout le voilà notre livre qui manque là ce sont des deux livres que qui [Musique] sont à la fois indépendants et qui ont tout avoir donc tissé des mémoires tisser des îles tisser les continents et un de se dire que on est on dit dans le même travail on est dans le même mouvement on est dans le même mouvement travail et mouvement de vivant et les êtres vivants je ne parle pas simplement de l'humain mais de tous les vivants en fait tissent des des énergies tissent des des belles choses ensemble et on a toujours tendance à avoir des déchirures on a toujours tendance à aller vers c'est avait vers le spectaculaire de la violence et en oubliant en fait toutes les petites choses qui sont en train d'être tramées dans la délicatesse et tout cela et ça va à partir de de cela et aussi à partir de à partir de ce que j'ai connu en étant en citoyen du monde en étant aussi citoyen de de Madagascar et de continuer africains de se dire mais je me sens encore jeune mais il a eu beaucoup beaucoup d'événements historiques qui se sont passés dans ce petit laps de temps de vie il a eu des dictatures les dictatures sont tombés d'autres dictatures arrivent à la paix arrive puis les guerres arrivent en direct ça n'en finit jamais maintenant on est dans la pandémie on oublie tous les autres tous les tous les autres massacres tous les notre guerre qui se passe partout dans le monde et quelque part c'est je me dis des urgent de revenir à la question de la beauté il est urgent de revenir au fait que on est on est là aussi quand on dit on vit les uns sur les autres pour envie des uns et des autres ce n'est pas forcément dans dans l'idée d'exploiter l'autre mais c'est aussi dans l'idée de dons et de contredans c'est à dire je donne et je prends je donne et je prends et quelque part nous respirons nous respirons l'air que donne que nous donne les plantes et et nous nous occupons des plantes et c'est comme ça aussi pour entre les humains ça doit se passer comme ça et il y a toujours au-delà de au-delà des guerres ou de la des différences enfin différence c'est pas le mot qu'il faut il faut au-delà des dissensions il a toujours des possibilités de se rejoindre et il a même un désir de se rejoindre merci Sow just to summerize what I just set thisbook 17 of power le loin the voice and the Forza Goose with or witch of time [Musique] to forgeting life like it love and [Musique] est-ce que tu veux dire concrètement moi j'ai déjà une première question la question de l'enfant ancêtre est-ce que tu veux nous dire quelque chose sur l'enfant ancêtre qui nous a parlé aujourd'hui l'enfant ancêtre c'est le personnage dans dans le livre tissé je me dis comme cela en fait comment comment un enfant qui destinait un être et qui on ne sait pas s'il refuse de devenir au monde parce qu'il voit l'état du monde ou est-ce que il n'y a pas les conditions pour qu'il vienne et mais en même temps c'est aussi un une manière de se dire qu'il est enceinte donc il a il a toute la mémoire de du monde et l'enfant c'est aussi une projecteur une projection vers le futur et c'est comme ça en fait que ça me permet d'étaler la voix ça me permet de de quelque part de lisser le temps et de se dire que on n'est pas si loin que cela de ce qu'on vécu à nos ancêtres et comment toute cette mémoire là sont des empreintes en nous et des empreintes aussi qu'on va transmettre et comment prendre conscience de tout ça que en fait même si notre passage sur terre est courte elle compte elle compte quand même parce que c'est une pierre de plus c'est un fil de grands tissu du monde et si on enlève un fil et bien le tissu il est il est incomplet merci beaucoup Soro in the streaming [Musique] [Musique] donc je vais prendre quelques questions d'ailleurs de houteux qui qui est en ligne avec nous la magie de du virtuel de voilà donc est-ce que tu as bien vu les questions Clarissa donc la question est si tu peux redire quelque chose sur le processus de la création en ce qui concerne la connexion entre les rimes l'écriture et la composition effectivement c'est très lié aussi à cet instrument l'instrument s'appelle le marvani c'est un instrument qu'on utilise à Madagascar dans les trans et qui dit trans d'Ivoire c'est une fois qui qui va venir d'ailleurs qui va venir de défendre de la mémoire et qui va posséder la personne et en même temps l'instrument il est il a assez de assez de longueur pop pouvoir poser la voix et donc quand j'ai écrit ce livre la voile de loin je me suis posé en fait je me suis imposé plutôt imposé des consignes d'écriture de consignes d'écriture je me lève le matin j'entends un son et je vais je vais me laisser obsédé par ce son et je vais écrire un poème de deux mois de mon réveil jusqu'à la fin de la journée et je ne m'occupe que de ce poème et à partir de là les mots ou les sons sont choisis selon la tonalité selon la la palarim mais selon le mouvement sonore qu'il vend provoquer avec les autres mots et je sais pas trop comment l'expliquer mais en tout cas il a un son un son de base pour chaque poème et ce sont va irriguer toute ma journée et irriguer ma langue et c'est ça qui va donner le poème et à partir de là je me sers en fait de l'instrument pour comme si c'est un autre stylo c'est comme si c'est un une autre écriture et donc je me laisse posséder par le son et il a un aller-retour comme ça entre l'instrument et le brouillon sur la feuille et après je sais pas je finis ça et je passe notre poème ainsi de suite mais en même temps il a aussi il a aussi cet héritage en fait de de la de la pratique de de l'instrument je ne joue pas de manière traditionnelle mais par contre mon pied ça c'est traditionnel et il a un certain rythme en fait qui qui va toujours revenir comme ça je ne cherche pas sur sur cette lecture je ne cherche pas à changer de rythme mais mais on est toujours dans ce même rythme un peu de trans en fait et on peut jouer comme ça pendant toute la nuit mais ça c'est juste un bout je n'ai pas encore testé le fait de se dire tiens on va passer toute la nuit à faire que ça et et de se dire que on est dans une on crée le moment pour accueillir la voix ce sont des rituels de transport la voix le loin [Musique] est-ce qu'il y a d'autres questions une dernière question avant la dédicace des livres pour ce qui ont bien voulu s'en procurer je pense chez une question sur sur l'influence de la langue malagache ou la tradition aussi orale sur le poème quel est le rôle des des Malaga sur de la tradition orale sur ma question Madagascar Malaga c'est assez une question très complexe c'est une échelle l'enfant ancêtre le personnage de l'enfant en 7 c'est aussi un dans la tradition malgache en fait lorsque dans l'ancienne tradition malgache qui n'est plus quelque chose qu'on vit pas quoique lorsqu'il a un enfant mort-né en fait il n'est pas enterré il n'est pas considéré comme un comme un vrai ancêtre et donc il est toujours en train de errer et de il n'a pas de tombe il n'a pas la mère ne sait pas où est-ce qu'on a enterré et donc il y a une sorte de rupture comme ça entre la maman et l'enfant qui n'est pas né parce que elle ne sait pas où est de bébé est enterré elle n'a pas le droit de le savoir et et j'ai toujours été frappé par cette par cette tradition ancienne de se dire mais où est l'enfant où est le corps ou les donc ça c'est déjà une influence est-ce que c'est l'influence de la langue malgache ou de la culture malgache voyez c'est entre les deux mais il y a le terme qu'on va utiliser ces alarmes donc l'enfant ou de l'enfant qui n'est pas devenu cher mais qui est resté comme de l'eau et quelque part dans il est dans dans tous ces textes là il a le thème de l'eau qui revient la création dans l'eau donc l'influence elle est plutôt dans la philosophie elle est elle est pas je ne cherche pas je ne cherche pas dans la lettre parce que les deux les deux langues sont tellement différentes avec tellement de sonorités différentes et que je trouve que c'est c'est un jeu littéraire qui peut qui peut être plaisant qui peut plaire qui peut se sont des experts augmentations qui peuvent fonctionner je l'ai fait avec un autre livre qui s'appelle za et donc mais sur sur cette sur ce livre là je n'ai pas tenté de le faire mais vraiment comment maintenant irriguer la langue française avec une autre philosophie et et et par de la avec cela en fait c'est que je suis un poète j'aime les langues toutes les langues mais je sais aussi qu'on a utilisé les langues comme arme de domination et je veux remettre la langue dans sa beauté dans son innocence et ne pas utiliser la langue comme comme oui oui comme un univers où les gens doivent se soumettre et les autres doivent prendre une position de dominant et du coup de me dire comment avec la langue française une langue qui a été utilisée pendant le colonialisme pour soumettre les autres comment je peux prendre cette langue là et dire aux gens que en fait les mots peuvent être neutres et que on peut leur donner d'autres consistances et et donc tout le travail pour moi passe à au fait de nourrir cette langue et ainsi de d'échapper à des concepts qui des concepts qui à qui on doit la révérence [Musique] [Musique] il n'y a plus de questions donc je crois qu'on va clôturer cette soirée merci encore d'être venu d'avoir accepté l'invitation merci d'avoir partagé avec nous ce moment formidable de lecture musicale et thank you very to continue de discotion Withers [Musique] [Musique] Africa mode de contrôle au revoir à tout le monde et merci beaucoup d'avoir été des nôtres merci merci [Applaudissements] merci à toi [Applaudissements] [Musique] voilà donc pour tous ceux qui ont pris les livres ils pourront avoir des dédicaces tout de suite ok d'accord donc on peut faire aussi une photo
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