Artist Fellow Dr. Migline Paroumanou and Prof. Dr. Ute Fendler talk about art, ritual and healing after colonialism
Abstract
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- This latest episode of the Cluster Conversatioins features Prof. Dr. Ute Fendler and artist Migline Paroumanou reflecting on her work during a residency in Bayreuth, where she explores identity, memory and belonging through the historical context of La Réunion, the Indian Ocean and Africa. Drawing on colonial history, slavery and ritual practices, she describes her artistic approach as a symbolic act of repair and healing that connects past trauma with present human experience. Through ceramics, performance and collective participation, her practice invites others to engage consciously in processes of apology, care and transformation.
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Speaker 1: Cluster conversations, a podcast by Africa Multiple.
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Speaker 1: Bonjour Migline, bienvenue à Bayreuth et pour nos conversations dans le contexte du cluster d'excellence Africa Multiple. C'est un grand plaisir de te recevoir ici à Bayreuth où tu as une bourse artist fellowship pour trois mois donc on est très contents que tu aies accepté aussi de venir à Bayreuth dans une petite ville où il fait parfois un peu froid. Donc peut-être vous pourrez commencer pour bon tu te présentes à nos auditeurs.
Speaker 2: Ok, bonjour, bonjour à tous, bonjour tout le monde. Donc moi c'est Migline Parumananik, donc artiste plasticienne née à l'île de la Réunion dans l'Océan Indien, à côté de l'île Maurice en face de Madagascar. Je situe un peu car ce n'est pas évident pour tout le monde. C'est un département français depuis 1946 et donc on est une petite île un peu éloignée de Madagascar mais quand même proche de Madagascar et de l'Afrique avec une histoire coloniale qui ressemble aux autres histoires coloniales françaises comme Madagascar entre autres, le Sénégal et nous on est restés département français, on n'a pas eu l'indépendance, on ne l'a pas votée, on ne l'a pas demandée, l'histoire a fait qu'aujourd'hui on est Français dans l'Océan Indien. Mayotte a rejoint cette île française dans l'Océan Indien depuis peu et voilà donc j'utilise plusieurs médiums : la céramique, la performance, la photographie, j'aime beaucoup les installations voilà voilà et je suis très contente d'être à Bayreuth même s'il fait froid.
Speaker 1: Dans un moment oui. Là il y a donc deux choses très intéressantes dans ta présentation. D'abord tu as commencé par situer l'île dans l'Océan Indien et aussi dans le contexte historique. Donc pourquoi est-ce que c'est important pour ton travail ? L'Océan Indien, la relation avec l'Afrique ou la séparation éventuellement de l'Afrique ?
Speaker 2: Oui c'est une très bonne question qui revient souvent dans le contexte aussi on va dire artistique où on n'est pas forcément considéré comme africain mais par rapport à l'histoire on a la Réunion est vraiment une île qui s'est construite avec des engagés indiens récemment et avant ça avec toute l'histoire de l'esclavage, une île qui était non habitée qui a été habitée que par les gens qui sont arrivés en bateau donc d'Afrique de l'Est pour beaucoup, de Madagascar pour énormément, un peu d'Inde auparavant, des Comores donc on est vraiment il y a même eu des bateaux qui sont venus de l'Australie, même de l'Afrique de l'Est donc on a vraiment cette multitude d'horizons qui ont construit La Réunion et je me sens africaine par rapport à mon histoire, par rapport à ce passé colonial et cette construction de l'île donc moi je me sens appartenir à ce territoire d'outre-mer océanique et c'est compliqué car étant française je ne me situe pas dans... on se situe pas dans une île comme une île appartenant au continent africain comme les Comores qui est beaucoup plus proche, qui est indépendante ou les Seychelles qui sont souvent des îles qui sont rapprochées au continent africain donc c'est un petit peu compliqué des fois où on se dit bon on appartient et on n'appartient pas mais c'est comme ça. Mon cœur pour mon cœur je suis africaine en partie dans mon métissage donc je pense que c'est ce qui compte et sur le territoire même on habite l'Océan Indien donc c'est vraiment important d'appartenir aussi au territoire et ça je l'ai remarqué dans beaucoup de cas où la Réunion et c'est très particulier c'est-à-dire qu'il y a une dynamique dans l'Océan Indien qu'elle soit économique culturelle qui est très vivace et nous on est un peu à côté en décalage car on a des objectifs très européens dans un contexte de l'Océan Indien. On fait partie de l'Océan Indien tout d'un coup et en même temps on a d'autres choses en vue donc on a vraiment toutes les règles européennes de tout et on vit dans un contexte d'Océan Indien pour le marché ou même pour le voyage c'est pas simple.
Speaker 1: C'est ça qui est dommage en fait, c'est que appartenir à l'Europe nous détache de l'Afrique.
Speaker 2: Et est-ce que cette diversité culturelle, historique et politique aussi, est-ce que ça se reflète dans ton travail?
Speaker 1: Le côté historique beaucoup parce que je parle beaucoup de tout ce qui concerne l'esclavage, des mémoires. Mon travail est plus axé sur l'humain et ses conséquences de l'esclavage et comment les réparer aujourd'hui. Donc il y a forcément ce contexte historique. Politique, c'est pas visible au premier... à première vue mais faisant des actes de réparation symboliques, je suis dans un acte politique car je pense faire des actes de réparation c'est tellement important après des passés qui ont ravagé autant d'êtres humains. C'est important de savoir réparer les choses. Donc en même temps c'est un acte politique mais ça se voit pas de suite. Ça va être plus un acte symbolique de réparation, de guérison, un nouveau départ. Comment est-ce qu'on peut puiser la force dans ces blessures en se guérissant et en avançant? C'est vraiment toute la base de mon travail et donc ça vient donc cette conséquence de la colonisation et de l'esclavage. Donc c'est vraiment le départ un petit peu de mon travail. Mais très axé sur l'humain plus que sur le marché, sur le côté plus économique ou d'échanges. C'est plus l'humain qui m'intéresse, les conséquences sur les ancêtres et donc les conséquences sur ceux qui vivent aujourd'hui car je crois à la transmission transgénérationnelle. Et je pense qu'aujourd'hui pour guérir de nos blessures et nos bobos, on doit soigner le passé, on doit soigner ses ancêtres, on doit soigner l'histoire et en même temps on se soigne aujourd'hui dans le présent. C'est pour ça que la temporalité dans la thématique du cluster m'a intéressée car pour moi la temporalité dans le rituel et dans la transgénération c'est très important et en même temps on peut l'effacer. On peut l'effacer par la symbolique du rituel et en même temps c'est ce qui nous lie au passé, qui nous lie aux traumatismes, qui nous lie aux blessures aussi.
Speaker 2: Je crois ce que tu viens de dire c'est directement lié aussi au projet que tu avais proposé pour le cluster. Donc peut-être tu pourrais parler un peu plus sur la résidence qui va vers sa fin maintenant mais il y avait quand même un atelier, il y a encore une performance à la fin de cet atelier avec le pardon comme thématique donc dans ce contexte que tu viens de nous expliquer.
Speaker 1: Voilà donc en fait venir au cluster ça a été pour moi la possibilité de travailler sur le pardon. Le travail avec l'Afrique a commencé avec la porte que j'ai faite sur l'île de Gorée en 2012. Et j'ai fait une porte de retour pour le retour des ancêtres donc il était pour moi important de réparer ce départ et d'essayer même aujourd'hui en... c'était en 2012, même en 2012 comment est-ce que je peux réparer ce manque de rituels pour les défunts. Quand ces esclaves sont morts, ceux qui ont quitté Gorée en bateau et qui sont morts que ce soit aux États-Unis, au Brésil, je sais pas où ils sont arrivés, on n'a pas fait de rituels pour leur départ pour qu'ils puissent partir comme tous les êtres humains dans un état de paix et de grâce. Et donc pour moi cet acte a fait partie de comment guérir ce manque. Et dès que j'ai commencé à faire cette performance rituelle, mes premiers mots étaient sur le pardon. Donc voilà j'ai demandé pardon pour tout ce qui leur est arrivé, pour la mise en esclavage, pour les mauvaises conditions de traitement, pour ne pas avoir pu accéder aux rituels comme s'ils étaient au pays. Et pour moi donc ça a été quelque chose d'extrêmement important de commencer par ce pardon. Donc je suis repartie sur...
Speaker 1: Cette première phrase que j'ai prononcée lors de ce rituel pour pouvoir continuer sur le même axe et demander pardon pour que l'âme de ces ancêtres puisse être un peu plus en paix aujourd'hui voilà. Et donc j'ai choisi donc de travailler sur ce pardon toujours tourné vers le continent africain pour moi et les conséquences donc de la colonisation et de l'esclavage. Et comment est-ce qu'en travaillant sur ce rituel je peux amener d'autres personnes à aller vers le pardon ? On ne va pas vers le pardon sur la colonisation et l'esclavage de façon directe et spontanée donc comment est-ce que je peux aussi emmener chacun qui a suivi ce workshop avec moi qui était un workshop de céramique c'était pas que de la discussion autour du pardon mais on en a parlé c'est comment est-ce que chacun fait face au pardon c'est-à-dire quand je pose la question toute innocente c'est quoi le pardon pour toi qu'est-ce que ça t'évoque quelles sont les mots qui arrivent eh ben on commence un chemin un chemin qui va commencer par soi le pardon pour soi le pardon envers ses proches donc on va avoir un rayon qui va être très centré autour de soi et on a besoin de passer par ces premiers pardons-là avant d'aller vers des pardons un peu plus grands. Et donc pendant ce workshop céramique on a travaillé sur un objet qui pourrait nous permettre d'acter le pardon qui est important pour nous d'acter le jour de la performance qui sera le vingt-et-un. Et moi j'ai dit à tout le monde moi le pardon que je porte mais vous vous devez porter le pardon qui pour vous est important au moment où on va le faire. Est-ce que vous êtes prêts à porter un pardon quel pardon quel pas est-ce que vous allez faire et comment est-ce que vous allez avancer dans cette démarche je pense une fois qu'on a fait une démarche et un pas vers ce pardon même déjà pour soi on peut continuer à le faire beaucoup plus facilement parce qu'on a commencé ce chemin. Et pour moi c'est comment est-ce que je peux amener les gens vers cet état-là où déjà se pardonner pardonner à son entourage de faire le pas de se sentir prêt et d'aller vers cette réflexion comment est-ce qu'on peut faire un acte symbolique qui va guérir en fait cette relation. Et là chacun va acter pour un pardon qui leur appartient qui est des fois personnel mais qui nous amène sur le même chemin et on sera tous sur ce chemin du pardon en même temps et on portera le pardon qu'on a envie de porter et comment est-ce qu'on envisage de le faire et j'espère que cela permettra à chacun de réfléchir sur cette démarche qui est pour moi une démarche extrêmement importante de bien-être déjà pour soi et en même temps pour l'autre. Et j'espère qu'on comprendra qu'à travers des actes symboliques chacun peut le faire cet acte symbolique c'est pas de la magie c'est pas un rituel avec mais c'est vraiment des actes symboliques qui nous permettent d'acter quelque chose de façon consciente et pouvoir accéder à un mieux-être après pour soi et pour les autres voilà je sais pas si...
Speaker 2: Non très bien mais peut-être pour revenir un peu plus sur ton propre travail parce que tu as dit là c'était un atelier de céramique et au début tu avais mentionné aussi que tu travailles avec différents matériaux mais aussi installations et performances donc ça serait bien si tu pouvais nous parler encore un peu de ton travail donc pas seulement dans l'atelier mais toi comme artiste.
Speaker 1: Alors comme artiste mon travail bon donc j'ai commencé vraiment avec l'apport de Gorée on va dire à vraiment avoir un travail qui s'est construit. En même temps que j'ai fait ce travail-là j'étais sur un travail de départ qui était aussi très important pour moi j'ai travaillé sur les violences faites aux femmes car à l'île de La Réunion il y a beaucoup beaucoup de problèmes avec les violences intra-conjugales. Et donc j'ai fait tout un travail autour de la femme et de l'image de la femme dans la société par rapport à ce que moi j'ai vécu à l'île de La Réunion et par rapport à tout ce que j'ai vécu ou j'ai vu comment les femmes étaient traitées et ça a été extrêmement important de démarrer avec ce travail-là et en même temps j'ai enchaîné sur Gorée. Après ça j'ai continué un petit peu ma démarche autour des engagements tournés vers on va dire...
Speaker 1: la mémoire qui se situe sur la mémoire insulaire de mon île travailler autour de ce territoire de façon végétale en faisant de la céramique qui va qui va être des céramiques utilitaires l'art de la table où je vais utiliser des choses qui pour moi ont du sens en tant que réunionnaise c'est à dire que je vais utiliser les fruits que je trouve dans les îles ou alors une ancienne boîte de conserve qui était unité de mesure à La Réunion pour pouvoir en faire des objets du quotidien qu'on puisse utiliser et toujours dans cet idéal de d'égailler le moment présent c'est à dire que ça va être des objets que moi je suppose amener un peu de beauté dans les gestes ordinaires prendre un café dans une feuille de banane en porcelaine pouvoir voilà pouvoir comment à travers les objets mettre en valeur en même temps la nature réunionnaise le territoire et ce qui nous entoure voilà je pense que c'est très important d'être ancré quand on est artiste et qu'on travaille à un endroit fixe et moi La Réunion c'est vraiment le point de départ aussi bien que ce soit le territoire donc à travers ces objets par exemple ou alors à travers la culture donc moi je suis en même temps catholique et en même temps hindouiste de religion c'est les deux religions que j'ai que j'ai accueillies par mes deux parents et à travers tout un travail de céramique j'utilise des codes du rituel de l'hindouisme pour mettre en avant l'invisible car je travaille beaucoup autour du visible et de l'invisible et donc ces codes m'ont permis justement de montrer les choses et donc il y a encore quelque chose qui vient de mon histoire qui vient de mon île sur lequel je travaille à travers lequel je fais mon travail artistique la performance est arrivée un peu plus tard de façon officielle elle était présente en deux mille douze mais de plus en plus elle se présente à moi déjà parce que je danse depuis que je marche et ça c'est quelque chose d'extrêmement naturel chez moi et tellement naturel que j'ai oublié de le faire rentrer dans ma vie artistique donc au bout d'un moment je me suis dit mais Mylène ta vie artistique c'est toi c'est ta réalité c'est là où je montre quelque chose d'intérieur de profond de vrai et il faut que je montre ma danse parce que ça fait partie de moi et pour moi l'artiste doit se révéler entièrement à travers son travail et donc c'est à ce moment-là que j'ai plus osé danser lors de mes performances et aller vers l'autre parce que ce sont des choses qui m'intéressent beaucoup et que je fais pas forcément directement à travers des objets comme des sculptures ou des installations c'est mon travail qui va rencontrer l'autre mais moi j'ai aussi envie de rencontrer l'autre et donc le départ c'est la performance que j'ai faite aux Comores avec les femmes du marché j'aime bien aller à la rencontre des femmes et je voulais les honorer et donc pour moi ce moment est un moment très particulier où je vais rentrer en contact avec les gens de façon très intime et très forte et très profonde par le regard et je pense que ça fait intimement partie de moi ce que j'aime rencontrer les gens j'aime connaître les gens j'aime aller dans quelque chose de profond pas la superficialité et donc ben tout ça ça fait tout un tout un travail qui tourne autour donc des sculptures des installations mais aussi de la performance et donc ici à Bayreuth j'ai travaillé sur des sculptures donc trois sculptures et des objets de rituels qui vont être utilisés justement lors de la performance et c'est très naturel pour moi de mettre des installations tout tout se combine en fait et cette performance en même temps c'est comme un lieu d'exposition où il y aura les sculptures où je vais utiliser les objets que j'ai créés et où on va œuvrer en tant que performance moi et les autres qui ont fait le workshop avec moi donc ça va être un espace de vie un espace d'exposition un espace j'espère chaleureux intime voilà j'aime accueillir les gens dans ces conditions-là et j'aimerais créer un petit peu cette ambiance pour la performance pour que ceux qui actent le pardon soient accompagnés par ceux qui observent
Speaker 1: et aussi inviter les gens à aussi œuvrer pour le pardon, voilà.
Speaker 2: Mhm. Merci beaucoup. Donc je crois que ce que tu viens de nous expliquer c'est vraiment donc une œuvre très complexe et très comment dire un Gesamtkunstwerk, donc en quelque sorte une œuvre d'art qui intègre pratiquement toutes les pratiques, donc de la céramique à la performance, à la danse, parfois, bon ce que tu n'as pas mentionné mais parfois il y a aussi le chant, la musique, donc toujours plusieurs moyens d'expression. Et comme tu l'avais dit, bon tu as beaucoup parlé de Gorée au Sénégal, donc ce lien entre une île dans l'Afrique de l'Ouest et La Réunion dans l'océan Indien, donc en quelque sorte ça traverse disons un axe qui lie pratiquement tout le continent aussi à l'océan Indien. Donc ça ouvre vraiment tout un univers et je crois ici pour Bayreuth ou bien aussi pour les gens qui nous écoutent, ils vont trouver sur un lien des photos peut-être de l'atelier, des très belles statues que tu as créées aussi pour ces performances à Bayreuth, éventuellement aussi des petits clips de la performance pour tous ceux qui ne peuvent pas être là mais qui pourraient éventuellement avoir envie de se joindre à cette expérience même plus tard et via internet. Donc merci beaucoup et je sais que tout le monde était... On nous demande maintenant de refaire ou bien de réorganiser d'autres ateliers, donc peut-être ça serait à une prochaine fois. Un très très grand merci Myline d'être venue à Bayreuth pour trois mois, ça fait quand même beaucoup, mais trop court en même temps.
Speaker 1: Merci pour l'invitation, merci pour ton accueil où te voilà, je voulais aussi te remercier pour ça. Je me suis sentie accueillie et accompagnée et voilà donc voilà merci.
Speaker 2: Merci beaucoup.
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Origins & context
- Title
- Artist Fellow Dr. Migline Paroumanou and Prof. Dr. Ute Fendler talk about art, ritual and healing after colonialism
- Language
- French
- Podcast series
-
Cluster Conversations
- Date
- January 28, 2026
Rights & access
- Extent
- 21 minutes, 35 seconds
Identifiers & sources
Further details
- Episode number
- 34
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