In Conversation with Ananda Devi Part 3
- Title
- In Conversation with Ananda Devi Part 3
- Abstract
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In July 2022 the Cluster’s department of Internationalisation and Public Engagement organised a book reading with renowned author Ananda Devi. In this interview she talks with Prof. Dr. Ute Fendler, Deputy Spokesperson of the Cluster.
Born in 1957 in Mauritius, Ananda Devi began to be noticed at the age of 15 when she won a prize in an international short story. She published her first collection of short stories at the age of 19. Over the next nearly five decades, she has become one of the major literary voices of the Indian Ocean.
Published by the French publishers Gallimard and Grasset, she has won numerous literary prizes. Her writing is characterised by an inner violence and a harsh outlook on modern society, especially regard-ing the status of women. Her characters are trapped by the contrary forces of society, religion, human cruelty, and the seismic faults of history. Their only recourse, in their solitary quest, is their lucidity and humanity. Despite the harshness of her themes, Ananda Devi brings to her writing a poetry and sensuality that shines a light in the midst of the darkness she explores.
She has been translated in several languages and has received decorations from Mauritius, and from France, with the title of Officier des Arts et des Let-tres. In 2014 she received a major award from the Académie Française. The University of Silesia, Po-land, conferred upon her a Honoris Causa doctor-ate. - YouTube playlist
- A Conversation with ...
- Date
- April 27, 2023
- Language
- French
- Transcript
- oui bonjour un grand plaisir de vous recevoir ici à byrock après avoir lu laisser un roman réflexion bon ce genre va ou bien ce texte vraiment très hybride de marmite j'aimerais bien échanger un peu avec toi sur l'écriture et l'écriture pour dire la vie et la Élie bon moi j'ai l'impression donc le problème j'ai trois points donc le premier bien point serait tu utilises le mot vivre écrire donc tu inventes comme un nouveau mot pour décrire ta démarche ou bien tu as ta liaison aussi avec avec l'écriture ce que je trouvais très très intéressant et en même temps aussi une autre fois tu parlais par rapport à F de ses découvres tu parlais de ce fragment que tu reçois et là je me suis demandé entre cette vie récrire et ce moment de recevoir des mots ou des histoires est-ce que tu pourrais bon je sais pas peut-être il n'y a même pas un lien entre les deux mois j'y voyais je soupçonnais un lien donc si tu pouvais peut-être nous parler un peu plus sur ce cette idée cette notion de vivre écrire oui absolument je crois que c'est c'est un lien très fort alors déjà le mot vivre c'est parce que au fil des années je me suis rendu compte que quelque part ma vraie vie était dans l'écriture bien sûr j'ai une vie extérieure etc mais mais si je pendant très longtemps j'avais peur de ne pas pouvoir ne plus pouvoir écrire et petit à petit je me suis dit mais si je n'écrivais plus je n'aurai plus de raison de vivre en fait c'est aussi je plaisante pas c'est vraiment aussi que ça et donc de me dire que ce qui m'a soutenu toute ma vie à travers les difficultés à travers tout avec toutes ces décennies de vie bien sûr il y a beaucoup de choses qui se passent de difficile et dur mais l'écriture était mon espèce de tuteur je dirais le pilier sur lequel je me suis appuyée pour résister aussi et effectivement je crois que comme j'ai commencé à écrire dès l'enfance j'étais un enfant extrêmement timide donc silencieux peut-être qu'aujourd'hui on aurait dû trouver un autre mot mais bon à l'époque on disait que j'étais timide je n'ouvrais jamais la bouche en place à part avec ma famille proche mais pas un message je parlais très très peu ou presque jamais donc l'écriture est devenue mon moyen d'expression et j'avais des histoires en tête donc je les ai lu très tôt donc j'ai écrit très tôt aussi et un moment donné quand je me suis rendu compte que ce n'était pas quelque chose que tout le monde faisait naturellement les professeurs ont commencé à me dire que bon j'écrivais bien mes rédaction que j'étais tout le temps en train d'écrire dans un cahier je me suis dit quelque part c'était un cadeau et que ce cadeau là ne m'appartenait pas vraiment mais m'avait été justement donné qu'il fallait le quelque part le préserver je n'en tire pas un orgueil en fait je tiens au contraire de l'humilité parce que je me dis un cadeau qui est donné peut aussi être pris et donc il faut être un peu au service de ce cadeau et de ne jamais le trahir de ne jamais se contenter de quelque chose de facile et par exemple au cours de ma vie j'aime beaucoup de manuscrits que j'ai écrit et puis que je n'ai jamais publié parce que je l'ai trouvé pas assez bon pour le ça l'hiver par exemple il y a eu trois versions dont deux je que je n'ai jamais je n'ai pas enfin voulu publier parce que vous allez pas aussi loin et pour chaque roman que j'ai écrit j'essaie de pousser le plus loin possible dans une espèce d'exploration et de quête de mais aussi que moi même finalement c'est aussi une exploration de moi-même et c'est vrai que dans l'acte d'écrire même quand on écrit un roman soit vers le début quand même c'est vraiment quelque chose arrive et on a l'impression d'avoir une espèce de petite fulgurance une sorte d'étincelle qui va pousser à écrire ce roman ou pendant l'écriture du roman pour moi quand un roman va vraiment vivre c'est quand il commence à me tirer vers des lieux que je ne soupçonnais pas donc je j'ai soudain je sais pas d'où il sort et puis il devient très important je pense au romance au pire que pas beaucoup de gens ont lu mais dedans cette partie d'une idée d'une histoire et puis après des personnages sont apparus et mon moi m'ont tirés dans différentes directions et là j'ai vraiment l'impression que le libre vivait et la poète poète assez bien plate non sur la un livre et qui m'a accompagné aussi toute ma vie elle parle de ses poèmes comme de bébé qui parfois sont morts nés et d'autres fois elle utilise le mot quick donc un bébé commence à vivre et donc pour moi c'est cette écriture aussi a besoin de cette étincelle de vie qui ne vient pas de moi qui vient presque de je sais pas quelque chose de peu plus grand que moi j'aime bien aussi c'est donc ce bébé est un sale parce que moi l'âme pratiquement qu'on transmet qui va grandir maintenant un peu indépendamment mais quand même dépendant en même temps bon on a parlé de cette idée de recevoir des idées ou bien à travers des rêves éventuellement aussi peut-être c'est lié aussi à la deuxième thématique que je voudrais aborder notamment cette idée de la mémoire de l'île parce que tu disais dans cet essai vivre est aussi lié à l'île à l'île d'origine ou volcanique et une c'est comme une lave on attend c'est ça qui m'a vraiment qui m'a beaucoup plu ou bien une image très forte cette émergence à n'importe quel moment ça peut exploser ou quelque chose de caché ou de silencieux éventuellement quelque chose à quoi on sent on ne s'attend pas du tout ça peut ça peut je ne suis pas ça peut apparaître mais éventuellement aussi d'une manière éventuellement violente n'est-ce pas donc cette image de cette île et éventuellement une image de pour décrire l'histoire et la mémoire que je trouvais très vraiment très intéressant donc peut-être que tu pourrais nous parler un peu de cette image de l'île une lave une attente sous les pieds oui alors il y a deux manières d'interpréter ça et qui sont de manière aussi distinctes par rapport à mon écriture c'est-à-dire quand je parlais de l'émergence tout à l'heure quand j'étais enfant mais que surtout adolescente je pense que l'adolescence c'est un temps de transition où le corps aussi est en transition on commence à devenir je commence à devenir femme et on est aussi quelque part dans un état où on n'est pas encore dans la logique int que tu as les rationnelle les adultes donc on est encore à l'écoute de toutes sortes de je dirais de dimensions ou de vibrations un peu quelque chose d'un peu mystique si tu veux mythique et donc au moment où à 15 ans 17 ans 19 ans j'écrivais les nouvelles elles étaient presque toutes directement inspiré quelque part souvent de Lille j'étais dans la voiture de mon père et je voyais des choses qui me m'inspiraient une nouvelle où je passe devant un cimetière ça m'inspire une nouvelle et donc des lil était vraiment quelque chose comme une espèce de de magma d'inspiration mais en même temps parce que j'étais conscient de ses origines volcaniques de ce rocher sur au milieu de l'océan parce qu'on est proche d'aucun continent en fait c'est pour ça que quelque part c'est un radeau mais c'est aussi une prison et non j'avais vraiment l'impression d'avoir une espèce de connexion pas vraiment très très intense et profond avec cette île et peut-être ce silence dans lequel j'étais était aussi lié à cette manière de l'écouter autre chose que juste le bruit du monde écouter l'île aussi c'est pour ça qu'elle a toujours été quelque part présente en moi mais c'est aussi une limite tu vois donc c'est peut-être pas sous le le réalisme de certains de mes histoires il y a aussi quelque part une île qui justement qui gronde qui est là et qui est aussi abreuver par l'histoire elle-même l'histoire violente de l'esclavage et puis du transport des laboureurs indiens et alors à partir de là adulte s'est greffé par dessus cette image de cette île profonde une société qui elle aussi est assez volcanique avec toutes ces divisions cette distension etc son histoire douloureuse et donc l'histoire sociale devient aussi un qui a on attend d'explosion donc finalement dans mes derniers romans qui se passent ceux qui se passe à l'île Maurice on a ces deux niveaux niveau l'île mythique et volcanique disons de d'une autre dimension et l'île réel social qui est aussi un volcan en attente donc les deux se fusionnent quelque part à travers cette idée de la mémoire et de la d'une mémoire qui ne se perd pas de cette mémoire de cette violence qui ne se perd pas donc tu as déjà fait allusion aussi à cet angle la mémoire de l'île liée à l'esclavage aussi les laboureurs et donc dans cette tu parles et je veux bien citer les côtes de l'Afrique proche et invisible séparés d'eux par une distance bien plus grande que la seule distance géographique le retour impossible vers un passé oblitéré par la haine et le mépris des autres et puis un peu plus loin aussi de la violence du passage quasi emprisonnement quasi une possibilité de retour et un peu plus encore sur la même page silence donc j'ai l'impression que tout cela ça donne vraiment comme un huis clos qui pourrait exploser dont on a parlé tout à l'heure avec cette image du volcan mais aussi le mépris et la haine donc qui oblige éventuellement aussi à son silence et aussi à ce cet oubli c'est ça que quand je crois qu'on retrouve dans ce texte mais si tu pourrais peut-être en parler un peu toi même en fait ça me fait cette idée de huis clos ça me fait penser que dans le saint River qui est pourtant une histoire de violence familiale c'est presque le même schéma on a une dominant haineux et méprisant et puis le silence des femmes autour et dans l'histoire de Maurice justement on a eu l'esclavage c'est un c'est le crime le plus je peux même pas trouver un mot le plus Athos le pire tant que l'humain et puis comme être contre lui-même mais qu'il n'est pas résolu et donc cette irrésolue dans l'histoire de Maurice pour moi c'est ce qui fait que avec tous ces non-dits et tous ces conflits intérieurs et l'attend il y a une faille terrible dans cette dans cette société à cause de ces non-dits parce que jusqu'à aujourd'hui jusqu'aujourd'hui les descendants des des colonisateurs sont toujours les possédants sont toujours les maîtres de l'île quelque part avec la complicité de politicien aussi qui sont plutôt descendants de des Indiens donc on est encore dans un dans une situation analogue mais où il n'y a pas eu de reconnaissance du mal qui a été fait et pour moi on parle beaucoup d'identité à Maurice parce que chacun est à une espèce d'identité de faire derrière laquelle il se réfugie mais pour les esclaves le premier geste était d'abolir leur identité d'abolir leur passé ils étaient transportés on les divisé pour qu'ils ne puisse pas parler leur langue donc les tribus les clans n'étaient jamais mis sur la même plantation ni même les familles une fois que les enfants naissaient ont les prenait on les mettait ailleurs donc il y a pas eu de transmission pas de transmission de la mémoire de l'histoire de la langue de la culture et après c'était le silence aussi donc c'est c'est un silence qui est tellement douloureux qui est tellement violent et une abolition de l'identité dans une île qui est peuplé obsédée d'identité qui fait que cette blessure et cette faille pour moi tant qu'elle sera pas résolue dite ouvertement que aujourd'hui les descendants des anciens colonisateurs possèdent 30% de de l'île des terres de l'île ils sont les plus riches ils sont les donc une il n'y a jamais eu de restitution de quoi que ce soit donc je ne et souvent les gens du monde on peut pas toujours ça c'est le passé mais si un passé irrésolu un crime et irrésolu ben il n'y aura pas de de possibilités de de vivre ensemble qu'on appelle en harmonie etc pour moi c'est inadmissible mais on devrait peut-être parler d'un trou noir des traumas multiples ah ben oui oui c'est ce qui déclenche justement si c'est ses écritures oui je pense que c'est vrai que dans beaucoup de décrivent dans des îles souvent il mais je pense parce que ce sont des histoires violentes et que on peut c'est pas anodin écrire n'est pas anodin non plus on peut pas disons se dire bon bah tout va bien mais par exemple je connais jean-lucs qui est malgache et dans l'écriture est aussi hantée par cette histoire là donc et puis sont des écritures plus jeunes dans un sens comparativement à l'aide la Chine l'Occident donc on est encore à explorer ces sujets qui sont des sujets terriblement douloureux et difficiles à aborder donc on a parlé maintenant des traumatismes ou de l'île qui hante l'histoire l'écriture le présent la question d'identité et dans les 7 du mentionne une fois aussi bon dimension plusieurs fois ta mère mais une fois tu parles de la douleur qu'elle t'a légué qu'elle implantait ça en toi et là j'avais l'impression comme si c'était aussi peut-être un douleur au moins mais peut-être même un trauma personnel donc je ne sais pas si tu peux dire un peu plus oui finalement ce sont de choses qui sont proches en fait c'est vrai c'est trop mal l'histoire pour pour la société pour l'île et les histoires familiales elles ont toutes des douleurs qui se transmettent mais dans dans mon cas je pense comme j'étais un peu comme une sorte d'éponge que j'absorbais un peu par osmose tout ce qui se passait autour de moi et en particulier pour pour ma mère quand elle m'a raconté enfant une histoire familiale bon à propos d'une femme de la famille et je me souviendrai toujours de cette image elle m'a parlé de cette femme dont le mari était violent la femme la jeune femme venait d'accoucher et elle s'est levée pour préparer le repas et elle a elle a trop cuit le riz donc il est devenu gluant il était sur le feu lorsque son mari est rentré du travail il a vu ce régluant il a pris la marmite et la renverser le riz sur la tête de sa femme et ma mère me l'a raconté comme ça j'avais peut-être une dizaine d'années et j'avais cette image de cette femme avec le riz bouillant et gluant qui qui dégouline sur elle était comme une statue et cette image est tellement restée dans ma tête et ma mère termine l'histoire en disant elle est retournée dans son lit elle ne sait plus jamais levée elle est morte on ne sait pas si elle est morte du riz de la violence ou de l'accouchement puisque c'est aussi à l'époque où on fait souvent mais peu importe pour elle c'était complètement quelque chose qui était complètement lié et je me suis rendu compte après quand j'ai commencé à écrire des romans etc que c'était cette histoire là qu'il me fallait raconter elle me hanter je me disais il faut que je l'écrive il faut que je l'écrive et c'est pour ça que je l'ai essayé trois fois et finalement c'est devenu le salaire mais que parfois je me dis que c'est peut-être ça qui a déclenché la force de cet oubli d'écrire en moi c'était un déclic mais aussi quelque part un traumatisme puisque je m'en souviens encore avec une telle clarté de ce moment et de ce de cette image et je crois que oui finalement ce lien entre ma mère et moi c'était c'était une femme assez triste en fait bon elle avait aussi des moments heureux mais elle avait une hérité d'une tristesse dont j'ai un peu que donc j'ai aussi hérité finalement le regard triste de ma mère on m'a souvent dit ça que je regarde triste de ma mère et puis bon elle est morte jeune elle avait maintenant elle avait 62 ans quand elle est mort donc il y a aussi cette irrésolu c'est à dire qu'on a finalement pas parlé de ça par reparler de ça et il y a quelque chose de qui n'a pas été complété entre elles et moi et peut-être mes sœurs aussi en fait je pense voilà tristesse serait peut-être aussi partie justement de cette ils ont de la transmission éventuellement de ces de ces mémoires et de ce romantisme au niveau personnel mais aussi au niveau vraiment je sais pas si je dis maintenant national ils ont surtout le peuple une tristesse profonde dans cette ville oui et puis je crois aussi que le fait que j'écrivais peut-être j'étais à première génération à s'exprimer avoir une parole publique aussi j'avais un peu l'impression de voir toutes ces femmes silencieuses derrière moi qui attendait que je parle d'elle aussi donc c'était aussi une responsabilité c'est de la part de des femmes qui avaient traversé l'océan et puis de mes grands-mères de mes mères qui ont de ma mère mes grands-mères ont disparu des zones de cette façon dont l'oubli les mémoires donc c'est aussi un peu cette idée de transmission qui m'anime et ma aussi ce qui est vraiment très frappant que dans tes écritures on en a parlé aussi dans la critique les monstres qui réapparaissent ou qui apparaissent dans ton oeuvre mais toi-même tu le dis aussi dans l'essai tu parles des monstres qui qui oui peut-être qu'ils font partie de justement de cette hantise aussi en quelque part en quelque sorte mais éventuellement ça peut se lier aussi bien c'est ce que je me suis demandé parce que tu travailles aussi en comporte pour revenir au début de notre conversation l'écriture le travail de l'écrivain de trouver de devenir l'autre même et comme malheureusement on a très souvent tendance à construire l'autre en le plutôt en le voyant comme un monstre bien l'autre dans le sens négatif parce que donc je me suis demandé s'il n'y a pas aussi un lien entre le monstre l'écriture et cette idée de devenir l'autre oui je pense que c'est c'est lié étroitement lié probablement vers les débuts c'était peut-être lié à ma passion pour les les comptes et les mythes j'étais enfin enfant je lisais mes relisez tout le temps les mille et une nuits les contes de Grimm originaux qui sont les plus cruels aussi les milieux nuits sont des contes cruels ma mère me racontait les limites les mythologies indiennes qui sont aussi des contes cruels donc et où on a des personnages hors norme donc soit des dieux soit des monstres etc donc ça a quand même beaucoup peuplé ce que j'ai écrit après c'est à dire que je pouvais raconter une histoire qui est qui est assez anecdotique ou réalistes mais mes personnages finissent toujours par devenir des archétypes un peu parvenir plus grand que quelque part soit dans la monstruosité soit dans le dans leur grandeur intimes mais ensuite s'est formé l'idée que cette idée de l'autre comme monstre comme dans la vie de Josépha le fou ou le personnage principal est considéré comme déjà un fou mais un marginal est presque à Mons puisque il est comme un homme poisson il passe entre l'eau et la terre etc donc mon interdite parce qu'elle a un bec de lièvre elle est enfermée dans un four à chaud donc elle est leur semble aussi monstrueuse mais à ce moment là j'inverse cette idée du monstre qui est l'autre et que en fait c'est celui qui qui rejette l'autre de par sa différence comme dans mon gel l'autre c'est celui qui rejette qui devient le monstre et d'en manger l'autre c'est jeune qui qui regardent cette jeune fille et qu'il a film qui la mette sur les réseaux sociaux et qu'il a honte mais là ce sont eux les monstres en fait pas elle donc finalement oui je j'inverse cette idée que le mont c'est l'autre parce que le monde c'est nous qui qui créons cette autre de par leurs différences et de par leur silence aussi parce que c'est aussi cette idée de soit ils sont invisibles ou trop visibles ou alors ils ne disent parce que personne ne leur donne une voix au chapitre on les entend pas dans la poudrière la jeune prostituée créole même personne ne s'en préoccupe donc par contre dans le salivaire le vrai Mons c'est quand même l'homme qui raconte mais lui il prend il prend à partie le lecteur en disant mais qui appelez-vous monstre donc il a une longue diatribe en disant oui vous vous considérez que je suis bon parce que parce que j'ai cette parole envers les femmes etc mais vous qui lisez l'effet divers qui regardait la télé qui regard les crimes qui etc est-ce que vous n'êtes pas complice aussi de la monstruosité et à l'époque où j'écrivais le salivaire il y avait un fait divers justement ou un homme autrichien il s'appelle Joseph Fritz avait enfermé dans sa cave sa fille sa fille est née et il avait fait et il avait fait trois enfants 34 enfants qui étaient nés dans cette gare qui n'avait jamais vu le soleil et il vivait avec sa femme une vie normale à la surface et sous la table et puis un jour la fille a réussi à s'échapper et c'était devenu un scandale et je regardais l'image de cet homme et ça me qui m'a aussi un peu inspiré pour le saint Hubert et je me disais il regarde en disant mais qui appelez-vous monstres vous êtes je suis en train de dire ce fait divers avec un intérêt pour savoir ce qui se passe et voilà donc c'est vrai que il y a de vrais monstres et il y a les monstres concrets par notre peur de l'autre et de la différence et ça c'est le plus où elle plus dangereux et que je sais un peu de mettre le doigt dessus sur cette idée de la différence merci beaucoup non merci
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